Mis à jour le 28 janvier 2026 à 16h50
L’humoriste et comédien lavallois Rachid Badouri propose pour la première fois un spectacle en anglais, intitulé The Tale of the Syrian Dragon («Le conte du dragon syrien»). La représentation lavalloise aura lieu le vendredi 20 février au Théâtre des Muses de la Maison des arts de Laval.
Au début de sa carrière, en 2015, l’humoriste avait commencé à travailler sur des projets en anglais.
«J’ai été coupé sec dans cette aventure-là, parce que je suis parti en France, raconte l’artiste qui a grandi dans Chomedey. Je me suis concentré sur l’Europe et l’Afrique du Nord. Quand je suis revenu [au Québec] un peu après la Covid, je me suis dit que, cette fois, je n’allais pas couper cette aventure [faire des spectacles en anglais]. Je vais aller jusqu’au bout.»
Pour commencer à s’entraîner à performer en anglais et essayer de monter son spectacle, l’humoriste a «pas mal traduit de choses que j’avais du dernier spectacle [en français] Les fleurs du tapis. J’étais même allé chercher des trucs que j’avais faits dans d’autres spectacles. Mais je n’aimais pas ce feeling d’avoir un show traduit. Je voulais écrire du nouveau matériel. »
Pour la première fois, Rachid Badouri raconte une histoire qui s’est déroulée il y a 16 ans, peu avant son mariage.
«Je raconte que j’ai été endoctriné dans une secte et pas ma femme [qui est Québécoise d’origine syrienne], juste moi, [la secte] voulait se débarrasser de ma femme, explique Rachid Badouri. Pas physiquement, mais [les gens de la secte] voulaient l’enlever de ma vie parce qu’ils n’arrivaient pas à me contrôler à 100%. Alors, ils ont demandé qu’on annule le mariage, celui qu’on avait prévu avec ma femme en 2010. Ils m’ont dit que ce n’était pas une bonne personne pour moi pour des raisons que je raconte dans le spectacle. J’en garde pour le show mais je raconte comment ça s’est passé. Évidemment, la finale, on la connaît, ma femme est encore là. On s’est mariés mais ç’a quand même été une période assez [sombre] dans ma vie. J’ai toujours hésité à en parler, parce que j’avais peur du jugement. Mais là, j’en parle et c’est tellement bien reçu.»
L’histoire occupe 27 minutes du spectacle et elle est à l’origine du titre de celui-ci: <The Tale of the Syrian Dragon.
Rachid Badouri souhaite tout de même laisser un peu de mystère, pour découvrir pourquoi le titre mentionne un dragon.
Il faudra aller voir son spectacle pour tout savoir.
Bien que ce soit la première fois que l’humoriste écrit un spectacle en anglais, son parcours lui a permis de réaliser la tâche sans trop de difficulté.
«J’étais dans une école secondaire [Saint-Maxime] où les jeunes parlaient que l’anglais. Pour être cool, il fallait que je parle l’anglais. Donc j’ai appris sur le tas comme on dit en québécois. Je réfléchis beaucoup en anglais. Je ne sais pas pourquoi c’est comme ça, je rêve en français, je parle français, mais je réfléchis en anglais. Donc ç’a été facile de mettre mes idées en place.»
Le comédien n’a tout de même pas hésité à demander de l’aide à son entourage. Il a notamment fait appel aux humoristes Mike Ward et Sylvain Larocque.
«J’ai jamais eu la honte ou la peur de demander à du monde de m’aider», affirme le Lavallois d’origine.
Pour le comédien, faire un spectacle à Laval, sa ville natale, c’est une expérience plus intime que les autres spectacles qu’il peut faire ailleurs au Québec ou à travers le monde.
«Quand on joue dans sa ville natale, on s’attend à ce que ce soit plus qu’une soirée. Je ne sais pas comment l’expliquer. C’est comme si j’invitais 300 personnes dans mon salon et que j’avais dit: on va faire du fun.»
La représentation du spectacle anglophone de Rachid Badouri aura lieu le vendredi 20 février au Théâtre des Muses de la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest, dans Laval-des-Rapides).
La salle est presque comble, mais quelques places sont encore disponibles sur le site de co-motion.ca ou par téléphone au 450 667 2040.
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