Mis à jour le 28 janvier 2026 à 13h49
L’administration Boyer investira cette année des centaines de milliers de dollars de manière à permettre le déploiement du drapeau du Québec en façade de six bibliothèques municipales.
Voilà ce qu’on apprenait à la dernière assemblée municipale.
La Ville est d’ailleurs en appel d’offres public pour l’implantation de mâts sur le parvis des bibliothèques Gabrielle-Roy (Fabreville), Philippe-Panneton (Laval-Ouest), Émile-Nelligan (Laval-des-Rapides), Sylvain-Garneau (Sainte-Rose), Germaine-Guèvremont (Duvernay) et la future bibliothèque Alain-Grandbois (Chomedey) dont l’ouverture est prévue en 2027. «Ça se fera par séquence», a indiqué le conseiller associé au comité exécutif Yannick Langlois lors de l’assemblée municipale de janvier tout en affirmant que les installations seront complétées en cours d’année.
M. Langlois répondait ainsi au citoyen Alain Labrecque, qui évoquait les obligations de la Ville envers la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec.
À cet égard, l’article 4 stipule que le drapeau du Québec doit notamment être déployé sur une bibliothèque municipale et en tout lieu où une municipalité déploie sa bannière. «Nous allons respecter la loi», a assuré Yannick Langlois.
Lors d’une assemblée précédente, le maire Stéphane Boyer avait toutefois apporté une nuance importante à propos de la bibliothèque Laure-Conan située au 4660, boulevard des Laurentides dans le quartier Auteuil. Puisque la Ville y est locataire, elle n’est pas tenue d’afficher le fleurdelysé en façade de l’immeuble, alors qu’il lui est permis de le déployer à l’intérieur de celui-ci.
Oubliez les casernes!
«Le drapeau du Québec n’est pas uniquement un bout de tissu, mais bien un signe de notre affirmation nationale», a rappelé M. Labrecque dans sa question lue par le responsable du protocole à la Ville, Jean-Pierre Dionne.
Il y déplorait notamment l’absence du fleurdelysé à la bibliothèque et à la caserne de Sainte-Rose, et ce, près de deux ans après que le conseil municipal a statué pour que Laval s’acquitte de ses obligations envers le drapeau du Québec sous l’impulsion de la conseillère de Parti Laval, Louise Lortie.
«Je n’augmenterai pas le compte des taxes des Lavallois pour mettre le drapeau du gouvernement du Québec devant nos [9] casernes de pompiers», a répondu le maire en laissant entendre qu’il pourrait en coûter plus d’un million de dollars. «Je préfère valoriser le français à travers les activités de la Ville, à travers les moyens de communications auprès des citoyens et à travers notre Fête nationale».
Pour respecter la loi, la Ville a donc fait le choix de retirer ses drapeaux à l’intérieur des casernes qui, par ailleurs, ne sont pas ouvertes au public.
Finalement, en matière d’engagements pour faire rayonner la langue française, la culture et la fierté québécoise, MM. Langlois et Boyer ont fait valoir que Laval est de loin la Ville qui contribue le plus généreusement à l’organisation de la Fête nationale et que le conseil municipal s’apprêtait ce soir-là – mardi 13 janvier – à déposer une demande d’aide financière de 720 000 $ à Québec pour promouvoir et valoriser le français à Laval.
Valorisation de la langue française: Laval demande 720 000 $ à Québec
Téléchargez notre application
C’est simple et gratuit.
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



