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Véhicule électrique: la subvention ne fait pas l’unanimité

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Véhicule électrique: la subvention ne fait pas l’unanimité

Le renouvellement du programme de financement pour les véhicules électriques a soulevé un débat au dernier conseil municipal avant d’être adopté à la majorité, 14 voix contre 7.

L’aide financière de 2000 $ accordée à tout citoyen lavallois faisant l’achat d’une voiture électrique est ainsi prolongée jusqu’au 31 mars prochain ou jusqu’à l’épuisement de l’enveloppe de 800 000 $ budgétée à cette fin par la Ville en 2018.

S’ajoutant à la subvention de 8000 $ offerte par le gouvernement du Québec dans le cadre de son programme Roulez électrique, l’initiative de l’administration Demers ne s’applique toutefois qu’aux voitures dont le prix de vente suggéré par le détaillant est de 60 000 $ ou moins.

«C’est une injustice économique pour nos citoyens», a dénoncé le conseiller de l’opposition officielle, Claude Larochelle, après s’être dit «en faveur de la transition vers un transport plus électrifié, mais tout à fait contre les subventions aux voitures électriques».

Tout comme l’avait fait avant lui le conseiller Michel Poissant, M. Larochelle a fait valoir que les fonds publics ne devaient pas servir «à privilégier des gens qui peuvent s’acheter une voiture dont le prix moyen est de 43 000 $ […] Ce n’est pas pour rien qu’il n’y a pas d’autres Villes qui ont embarqué dans ce projet-là.»

Évoquant des statistiques publiées par l’Association des véhicules électriques du Québec, il a de plus ajouté que le programme de subvention de la Ville – qui court depuis avril 2018 – n’avait «aucun impact» sur les ventes de ces véhicules, Laval se classant sous la moyenne québécoise en termes de croissance des ventes pour la période d’avril à septembre 2018.

Quant à la conseillère de la deuxième opposition, Aglaia Revelakis, première à s‘exprimer sur le sujet, elle s’est aussi opposée à l’idée de subventionner «un produit de luxe».

Réaction

En réplique, le vice-président du comité exécutif, Stéphane Boyer, a d’abord rappelé que l’argent versé en subventions était puisé à même un fonds financé par les promoteurs immobiliers à qui la Ville impose une tarification spécifique lors d’une demande de permis de raccordement.

Mis en place en 2011, ce Programme de compensation des gaz à effet de serre (GES) associés au développement du territoire permet de financer des projets générant des réductions des émissions de GES à Laval.

«Le but de la subvention est de rendre [le véhicule électrique] le plus abordable possible, a-t-il dit, ajoutant du même souffle qu’il est faux de prétendre que la Ville finance l’achat de voitures de luxe. La très grande majorité des subventions qui a été octroyée, c’est pour des véhicules électriques à prix raisonnable et d’entrée de gamme.»

Sa collègue Virginie Dufour a renchéri, mentionnant qu’un véhicule électrique au coût de 40 000 $ revenait à terme moins cher qu’une voiture à essence de 20 000 $ compte tenu du prix du carburant.

Concédant que Laval accusait dans le passé un retard par rapport aux autres régions de la province, Mme Dufour affirme que «si aujourd’hui la demande a augmenté, c’est grâce en partie à la subvention».

En 2018, 300 Lavallois ont bénéficié de ce programme.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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