Mis à jour le 21 janvier 2026 à 09h30
Entièrement gratuite, la 8e Nuit de la lecture se tiendra ce samedi 24 janvier, de 18h à 23h, à Laval comme partout au Québec.
Cette grande célébration littéraire prendra forme en ligne, mais aussi dans les librairies et les bibliothèques, où lectrices et lecteurs pourront vivre des moments privilégiés en compagnie d’écrivaines et d’écrivains d’ici, réunis autour d’un même plaisir: celui de lire.
Les activités sont entièrement gratuites, sans inscription obligatoire pour les événements en personne.
À Laval, la Société littéraire de Laval, ainsi que les bibliothèques Émile-Nelligan (Laval-des-Rapides), Marius-Barbeau (Saint-François) et Sylvain-Garneau (Sainte-Rose) prennent part à l’événement.
Pour les lectures en ligne, l’inscription se fait sur www.nuitlecture.ca, où il est possible de consulter la programmation complète et de réserver sa place.
Ralentir et partager
Alors que le froid polaire et ses longues nuits de janvier s’installent, une seule envie s’impose naturellement: ralentir, se réfugier au chaud et ouvrir un livre.
Heureusement, la Nuit de la lecture arrive à point nommé pour transformer ce désir intime en une expérience collective.
Pour cette 8e édition québécoise, coordonnée par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et la Fondation Lire pour réussir, la littérature sort de l’ombre pour illuminer une soirée entière, à travers une programmation riche, inclusive et résolument conviviale.
Cette année, l’événement peut compter sur deux porte-paroles de renom: Patrick Senécal et Marie-Andrée Gill, deux voix marquantes de la littérature québécoise contemporaine. À leurs côtés, des dizaines d’autrices et d’auteurs, dont Alex Viens, Maude Jarry, Hector Ruiz, Magalie Lefebvre-Jean, Philippe Yong, Elizabeth Lemay, Jean-François Senéchal et Myriam Vincent, donneront vie aux mots, que ce soit sur Zoom ou dans des lieux culturels répartis aux quatre coins de la province.
Honneur partagé
Résident de Rosemont, Patrick Senécal ne cache pas sa reconnaissance face à l’invitation reçue.
«C’est très difficile de dire non à une offre comme celle-là, confie-t-il. C’est extrêmement flatteur comme écrivain. Être perçu comme un ambassadeur de la lecture, c’est un immense vote de confiance.»
Pour l’auteur, cette nomination dépasse le cadre personnel. Elle témoigne aussi d’une ouverture accrue du milieu littéraire envers les littératures de genre, longtemps reléguées à la marge.
«Moi, j’écris de la littérature de l’imaginaire, du roman policier, de la science-fiction, souligne-t-il. Le fait qu’on nous choisisse, Marie-Andrée Gill et moi, montre que le milieu s’ouvre davantage à ces genres populaires. C’est une preuve de conscience et d’ouverture.»
Lire, résister
À l’ère de la vitesse et surconsommation numérique, Patrick Senécal voit dans la lecture un véritable acte de résistance.
«En 2026, lire, c’est résister. Toute notre vie moderne, toute la technologie, peut facilement repousser le livre. Lire, c’est prendre le temps. C’est contemplatif. C’est une pause face à la rapidité et à l’analyse instantanée.»
La Nuit de la lecture propose justement ce ralentissement assumé: écouter un auteur lire chez soi, confortablement installé, ou vivre la même expérience dans une bibliothèque ou une librairie.
«On peut relaxer, être chez soi, ou aller à la rencontre des écrivains. Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, il suffit de s’inscrire en ligne et de se laisser porter par la voix des auteurs.»
Diversité assumée
Lors de sa lecture en ligne, Patrick Senécal partagera la scène virtuelle avec Alexandra Gilbert, une autrice qu’il a lui-même souhaité inviter.
«Je voulais montrer qu’il n’y a pas que moi. Les gens qui aiment Alexandra vont peut-être me découvrir, et l’inverse aussi. Ça illustre parfaitement la diversité de la lecture.»
Avec 20 duos répartis entre 18h et 23h, le public est invité à composer sa soirée à la carte. «C’est un véritable catalogue vivant. On choisit ce qui nous intrigue, ce qui nous parle, et on se laisse surprendre.»
L’instant présent
L’une des particularités fortes de cette édition réside dans l’absence totale de captation ou de rediffusion.
«La lecture, c’est une expérience unique, explique l’écrivain montréalais. Si on veut la vivre, il faut être là, en direct. C’est maintenant ou jamais. Cette dimension rend l’événement encore plus précieux .»
Cette unicité transforme la Nuit de la lecture en un rendez-vous éphémère, mais profondément marquant, partagé simultanément par des milliers de personnes à travers le Québec.
Lecture intime
Pour Patrick Senécal, la lecture demeure l’expérience culturelle la plus intime qui soit.
«Contrairement au cinéma, au théâtre ou au musée, la lecture se vit seul. On est seul avec son livre. C’est une relation personnelle, profonde. Et quand on découvre ce plaisir-là, c’est souvent pour la vie.»
Selon lui, cultiver ce lien dès le plus jeune âge permet de créer un refuge durable, auquel on peut toujours revenir, même après de longues pauses imposées par le rythme de la vie adulte.
Invitation ouverte
À celles et ceux qui disent avoir perdu le goût de lire, Patrick Senécal lance une invitation sans pression.
«Ils n’ont rien à perdre. Ils peuvent rester chez eux, en pyjama, s’inscrire, écouter quinze minutes. S’ils n’aiment pas, ils arrêtent. Mais bien souvent, ils découvrent qu’ils aiment ça. Et c’est gratuit.»
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