Mis à jour le 18 janvier 2026 à 09h47
Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de Laval (STTLVL), Lucas Maltais, s’est invité dans le débat entourant l’avenir de la fermette du Centre de la nature.
À l’assemblée du conseil municipal du 13 janvier, il n’a pas été tendre à l’endroit du maire Stéphane Boyer, qualifiant d’«irréfléchie» la décision annoncée le 19 décembre de fermer cette attraction qui attire «des milliers d’enfants chaque année».
«C’est la promesse d’une ville familiale qui disparaît avec votre administration», a lancé le leader syndical qui représente 1200 travailleurs dont les deux tiers sont à l’œuvre durant la belle saison.

Projetée en juin prochain, cette fermeture avait soulevé, rappelons-le, un tollé de protestation, forçant le maire à sortir sur les réseaux sociaux trois jours plus tard pour dire aux Lavallois qu’il les avait entendus.
Sans revenir sur sa décision, mais considérant l’importance du rôle éducatif que joue la fermette aux yeux des milliers de pétitionnaires qui réclamaient son maintien, le maire Boyer disait alors avoir mandaté la Direction générale de trouver «une alternative», qui pourrait prendre forme à travers «un partenariat avec une ferme lavalloise», donnait-il en exemple dans sa publication du 22 décembre.
Pour Lucas Maltais, «le Centre de la nature, c’est la ferme; sans ce bâtiment, le Centre, c’est juste un parc», a-t-il fait valoir lors de son intervention à la période de questions citoyennes. Étonnamment, il fut le seul à se présenter au micro pour dénoncer la fermeture de la fermette, alors que la pétition en ligne qui s’y objecte avait récolté plus de 18 750 signatures en date du 17 janvier.
Réaction des élus
Conseillère municipale de Parti Laval, Louise Lortie s’est aussi opposée à une éventuelle délocalisation de la fermette, affirmant que les Lavallois tiennent à cette étable fondée il y a 55 ans. «C’est précisément un de ces lieux qui font la fierté des Lavallois et des Lavalloises depuis des décennies; un espace gratuit, accessible, éducatif, profondément enraciné dans notre identité lavalloise.»
Son collègue d’Action Laval, David De Cotis, a insisté sur les quelque 20 000 signataires de la pétition, soutenant du même souffle que jamais autant de personnes ne se seraient levées pour contester l’annulation du projet de Grande bibliothèque mis en chantier en 2024 au coût de 180 M$.
À l’instar de M. Maltais, qui dénonçait d’entrée de jeu des «dépenses irresponsables» des dernières années dans de grands projets à Laval, M. De Cotis et Mme Lortie ont laissé entendre que le sort réservé aujourd’hui à la fermette en était le prix à payer.
Le maire Boyer a défendu ses choix du dernier mandat, notamment par un «contexte qui était tout autre», et que compte tenu de l’inflation et du désengagement du gouvernement provincial envers les Municipalités, son administration a dû «faire des choix difficiles» afin de «se concentrer sur l’essentiel».
Cela étant, il s’est dit «totalement ouvert» à regarder «les alternatives» possibles dans un contexte mieux adapté au bien-être animal et plus soutenable financièrement, tel qu’il s’y est engagé le 22 décembre dernier.
À la Ville, on rappelle la vétusté de la fermette qui est arrivée à la fin de sa vie utile. «La reconstruction d’une ferme conforme aux normes actuelles est estimée à environ 15 M$», a mentionné par courriel le conseiller aux Affaires publiques, Jonathan Lévesque, pour justifier «cette décision difficile» prise «dans une perspective de gestion responsable des fonds publics».
Rendez-vous le 3 février
Enfin, vers la fin de le dernière assemblée municipale, la conseillère d’Action Laval, Isabelle Piché, a déposé un avis de proposition qui sera débattu à la séance ordinaire du mardi 3 février.
Cet avis est à l’effet de tenir une consultation publique portant sur l’avenir de la fermette du Centre de la nature, incluant les options de maintien, de rénovation, de relocalisation ou de partenariat, avant toute décision définitive concernant sa fermeture ou sa transformation, et que les résultats de cette consultation soient rendus publics et présentés au conseil municipal».
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