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    Home - Actualités - Sainte-Rose revisitée «d’un Ouimet à l’autre»

    Sainte-Rose revisitée «d’un Ouimet à l’autre»

    Stéphane St-Amour | Initiative de journalisme localPar Stéphane St-Amour | Initiative de journalisme local29 juillet 2017
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    Fleurette Lamoureux, truculent personnage qui n'en a que pour le très affable «Ti-Charles» Ouimet, nous ramène à l'époque de la centrale téléphonique du village en 1937.
    Fleurette Lamoureux, truculent personnage qui n'en a que pour le très affable «Ti-Charles» Ouimet, nous ramène à l'époque de la centrale téléphonique du village en 1937. ©Photo - Photo TC Media – Mario Beauregard
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    Mis à jour le 29 juillet 2017 à 15h10

    Ils sont d’ailleurs au cœur de la visite guidée historique et théâtrale du Vieux-Sainte-Rose que propose le Réseau ArtHist cet été.

    Une virée patrimoniale notamment animée par trois personnages ressucités, dont Alexina Cadieux-Ouimet et Marie Ouimet (Bautron) qui nous font voyager dans le temps.

    Les années folles

    La première, tout droit sortie des années folles (1924), est la seconde épouse de Joseph Ouimet, commissaire d’école et entrepreneur dans l’âme comme en témoignent ses entreprises de coupe de glace, de transport de lait et de cueillette de déchets domestiques.

    Celle dont l’époux deviendra maire de Sainte-Rose (1936-1950) nous fait revivre le développement économique de l’époque et l’ouverture sur le monde, dont l’incontournable avènement du charleston.

    Des Patriotes

    La seconde nous ramène encore plus loin, soit un an après la rébellion 1837-1838.

    Mère de 26 enfants, Marie Ouimet que l’on croise sur le terrain de l’Auberge Tassé où se rassemblaient les Patriotes, sur la rue du même nom, coupe court à son tricot pour nous jaser avec tendresse de quelques-uns de ses fils, dont André et Benjamin impliqués dans les troupes rebelles alors dirigées par leur cousin Louis-Joseph Papineau.

    On apprend qu’André, leader patriote et président des Fils de la Liberté, a été emprisonné à l’automne 1937 et que Benjamin a dû s’exiler aux États-Unis pour échapper à la prison.

    Quant à son dernier enfant prénommé Gédéon, il fut de loin le plus illustre d’entre tous, lui qui devint le second premier ministre du Québec en 1873.

    À ce titre, il appuiera la mission du curé Antoine Labelle, également natif de Sainte-Rose, en favorisant la construction des chemins de fer pour coloniser les Laurentides et ainsi éviter l’émigration des Canadiens-français vers les États-Unis.

    L’entre-deux-guerres

    Tout aussi truculent qu’Alexina et Marie Ouimet, le personnage de Fleurette Lamoureux, fictif celui-là, est le premier à apparaître durant ce tour guidé de 90 minutes. On est alors transportés à la période de l’entre-deux-guerres.

    Téléphoniste en 1937 à la Centrale téléphonique du village, dont l’immeuble est aujourd’hui occupé par le Centre d’art de Sainte-Rose, Fleurette n’en a que pour le très affable «Ti-Charles» Ouimet, qui occupera les postes de chef des pompiers, chef de police et surintendant de travaux publics.

    1740 à aujourd’hui

    Accompagnés par la guide-historienne Josianne Lafontaine, les participants à cette virée patrimoniale déambulent dans les rues du village pour mieux remonter l’histoire jusqu’à 1740, année de la fondation de la paroisse.

    On revit, entre autres, la construction des trois églises, dont la dernière et actuelle reconnue «bien culturel» en 1974 par le ministère des Affaires culturelles, le conflit entre les paroissiens et l’évêque Mgr Briand qui y suspend le culte entre 1768 et 1780, la fondation du St-Rose Boating Club en 1889, les régates sur la rivière des Mille Îles, les plages publiques et le Sainte-Rose haut lieu de villégiature jusqu’à ce qu’on y interdise la baignade en 1950 pour les raisons que l’on sait.

    La prochaine virée aura lieu le 13 août.

    Réservation: www.reseauarthist.com ou 450 681-1611.

    Ils sont d’ailleurs au cœur de la visite guidée historique et théâtrale du Vieux-Sainte-Rose que propose le Réseau ArtHist cet été.

    Le parcours guidé et théâtral débute sur le parvis de lLe parcours guidé et théâtral débute sur le parvis de l’église Sainte-Rose-de-Lima.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

    Une virée patrimoniale notamment animée par trois personnages ressucités, dont Alexina Cadieux-Ouimet et Marie Ouimet (Bautron) qui nous font voyager dans le temps.

    Les années folles

    La première, tout droit sortie des années folles (1924), est la seconde épouse de Joseph Ouimet, commissaire d’école et entrepreneur dans l’âme comme en témoignent ses entreprises de coupe de glace, de transport de lait et de cueillette de déchets domestiques.

    Seconde épouse de Joseph Ouimet, Alexina Cadieux-Ouimet tout droit sortie des années folles.Seconde épouse de Joseph Ouimet, Alexina Cadieux-Ouimet tout droit sortie des années folles.  ©Photo – Photo A. Poirier

    Celle dont l’époux deviendra maire de Sainte-Rose (1936-1950) nous fait revivre le développement économique de l’époque et l’ouverture sur le monde, dont l’incontournable avènement du charleston.

    Des Patriotes

    La seconde nous ramène encore plus loin, soit un an après la rébellion 1837-1838.

    Mère de 26 enfants, Marie Ouimet que l’on croise sur le terrain de l’Auberge Tassé où se rassemblaient les Patriotes, sur la rue du même nom, coupe court à son tricot pour nous jaser avec tendresse de quelques-uns de ses fils, dont André et Benjamin impliqués dans les troupes rebelles alors dirigées par leur cousin Louis-Joseph Papineau.

    On apprend qu’André, leader patriote et président des Fils de la Liberté, a été emprisonné à l’automne 1937 et que Benjamin a dû s’exiler aux États-Unis pour échapper à la prison.

    Quant à son dernier enfant prénommé Gédéon, il fut de loin le plus illustre d’entre tous, lui qui devint le second premier ministre du Québec en 1873.

    À ce titre, il appuiera la mission du curé Antoine Labelle, également natif de Sainte-Rose, en favorisant la construction des chemins de fer pour coloniser les Laurentides et ainsi éviter l’émigration des Canadiens-français vers les États-Unis.

    L’entre-deux-guerres

    Tout aussi truculent qu’Alexina et Marie Ouimet, le personnage de Fleurette Lamoureux, fictif celui-là, est le premier à apparaître durant ce tour guidé de 90 minutes. On est alors transportés à la période de l’entre-deux-guerres.

    Téléphoniste en 1937 à la Centrale téléphonique du village, dont l’immeuble est aujourd’hui occupé par le Centre d’art de Sainte-Rose, Fleurette n’en a que pour le très affable «Ti-Charles» Ouimet, qui occupera les postes de chef des pompiers, chef de police et surintendant de travaux publics.

    1740 à aujourd’hui

    Accompagnés par la guide-historienne Josianne Lafontaine, les participants à cette virée patrimoniale déambulent dans les rues du village pour mieux remonter l’histoire jusqu’à 1740, année de la fondation de la paroisse.

    On revit, entre autres, la construction des trois églises, dont la dernière et actuelle reconnue «bien culturel» en 1974 par le ministère des Affaires culturelles, le conflit entre les paroissiens et l’évêque Mgr Briand qui y suspend le culte entre 1768 et 1780, la fondation du St-Rose Boating Club en 1889, les régates sur la rivière des Mille Îles, les plages publiques et le Sainte-Rose haut lieu de villégiature jusqu’à ce qu’on y interdise la baignade en 1950 pour les raisons que l’on sait.

    La prochaine virée aura lieu le 13 août.

    Réservation: www.reseauarthist.com ou 450 681-1611.

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