Mis à jour le 29 octobre 2026 à 08h00
Le spectacle «Mes blues passent pu dans’ porte» de Breen LeBoeuf sera présenté à la Salle André-Mathieu, dans Laval-des-Rapides, le 3 novembre à 19h30.
Cet événement, entièrement consacré à l’œuvre d’Offenbach, plongera le public au cœur du répertoire de ce groupe, dont les grands classiques seront interprétés par Breen LeBoeuf.
Figure incontournable du rock québécois, l’artiste sera accompagné sur scène par Réjean Lachance à la guitare, Pierre Beauregard aux claviers et saxophone et Marc Brodeur à la batterie.
«Les gens attendaient ce spectacle depuis longtemps, explique-t-il. Depuis 35 ans, j’hésitais à interpréter ces chansons qui ont été popularisées par Gerry Boulet, le chanteur principal d’Offenbach. À chaque fois que j’essayais de les chanter, je l’entendais dans mon oreille!»
À l’époque, Breen LeBoeuf était bassiste et deuxième chanteur. «Ce groupe a été formé en 1970, à la fin des groupes yé-yé. On a partagé des moments mémorables.»
«Ce qui est le fun avec ce répertoire, c’est qu’il a été créé par des gens qui comprennent que le français du Québec marche très bien avec le rock de style nord-américain, car les phrases sont très courtes, avec beaucoup de contractions», précise l’artiste originaire de North Bay, en Ontario.
Depuis deux ans, Breen LeBoeuf est en tournée à travers le Québec.
«Gerry Boulet, qui est décédé, est encore adoré par le public et est toujours dans le cœur des Québécois, confie-t-il. On a fait tellement de spectacles ensemble! On a eu nos années de gloire avec ce répertoire et on a rempli quatre fois le Forum de Montréal. Je l’ai accompagné jusqu’à la fin de sa vie.»
L’aventure d’Offenbach s’est terminée en 1985. Gerry Boulet a décidé de faire une carrière solo, précise Breen LeBoeuf, qui a toutefois retravaillé avec lui sur différents projets et avec d’autres artistes comme Céline Dion.
M. LeBoeuf a toujours baigné dans la musique. «Quand j’étais jeune, mes parents avaient une grande collection de 78 tours, dit-il. J’ai toujours voulu être chanteur dans un groupe. J’ai pris des cours de piano, de chant, et j’ai participé à beaucoup de chorales.»
Ses premiers pas professionnels le conduisent à Toronto, où il passe près de dix ans à saisir les occasions qui se présentent à lui.
Puis, en 1978, il prend la direction du Québec. Une audition lui ouvre alors les portes d’Offenbach, une étape déterminante dans sa carrière.
«Je n’ai pas de chanson préférée, car j’aime toutes les chansons sans exception quand je les chante. Je vis le moment présent.»
L’artiste estime qu’il est un homme très chanceux d’avoir été capable de vivre de sa passion toutes ces années.
«Les gens m’ont donné énormément d’amour, malgré plusieurs années difficiles. Le public québécois est le meilleur public au monde», conclut-il.
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