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COVID-19

Les pères subissent un impact plus important de la pandémie

Une étude menée par le Pôle d’expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes (PERSBEH) a permis de constater que 47 % des pères qualifient de difficile leur adaptation aux changements occasionnés par la pandémie.

70 % de ceux-ci rapportent également un impact négatif de la pandémie sur leur vie quotidienne, dont 17 % le considère très négatif.

Les données pour l’ensemble des hommes tendent à montrer que ceux sans enfant sont moins affectés, puisque 41 % sentent que l’adaptation aux changements est difficile et 13 % disent vivre des impacts très négatifs.

L’impact sur la vie sociale des pères semble particulièrement important, car 82 % d’entre eux rapportent un impact négatif à cet égard.

Par ailleurs, 32 % des pères en couple indiquent vivre davantage de tensions et de conflits dans leur couple depuis le début de la pandémie, tandis que cette proportion s’établit à 22 % pour l’ensemble des hommes.

Préoccupations

L’étude du PERSBEH démontre également que la majorité des pères interrogés se disent préoccupés pour leurs enfants, que ce soit en lien avec leur vie sociale (74 %), bien-être psychologique (70 %), risque de transmission de la COVID-19 (69 %), réussite scolaire (61 %) et le temps qu’ils passent sur internet ou les réseaux sociaux (61 %).

Notons que 16 % des pères qui ont répondu au sondage pourraient souffrir de détresse psychologique selon l’indice prévu à cet effet.

Si cette proportion est similaire à celle de l’ensemble des hommes (14 %), il existe tout de même une fracture générationnelle importante : 25 % des jeunes pères de 18 ans à 34 ans ont un indice de détresse psychologique élevé, comparativement à 12 % pour les pères de 35 ans et plus.

Au total, 47 % des pères rapportent que leur santé mentale s’est détériorée pendant la pandémie.

Selon Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la Valorisation de la Paternité et partenaire de l’étude, un constat important s’impose quant à la nécessité d’adapter les services aux réalités paternelles.

«Il est essentiel d’intégrer les réalités paternelles dans l’offre de services aux hommes et à la famille parce que la paternité peut constituer un facteur de vulnérabilité additionnel important, a-t-il commenté par voie de communiqué. La pandémie a accru cette vulnérabilité et les pères les plus jeunes sont les plus vulnérables.» (N.P.)

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