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Les parcs canins au cœur du débat politique

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Les parcs canins au cœur du débat politique

Pétition en ligne pour l’implantation d’un parc à Auteuil, grogne citoyenne suscitée par les nuisances autour du parc Falco à Laval-des-Rapides, enjeu électoral lors de la partielle dans Marc-Aurèle-Fortin, avis de proposition déposé au conseil municipal visant l’implantation de parcs au sein de tous les quartiers lavallois et plan directeur en préparation, les parcs canins ont été au cœur du débat politique ces dernières semaines.

À la fin du mois d’octobre, Andreea Belecciu, résidente de la rue Toupin dans le quartier Auteuil, lançait une pétition électronique afin de réclamer des autorités municipales l’établissement d’un parc canin au parc Horizon-Jeunesse. Elle relançait ainsi le mouvement citoyen initié trois ans plus tôt dans ce secteur situé au centre-nord de l’île Jésus.

Dans le libellé de la pétition qui avait recueilli 164 signatures en date du 9 décembre, on peut lire que le parc à chiens le plus près (parc de Lausanne à Vimont) se trouve à 5 kilomètres, ce qui équivaut à une marche de 2 heures aller-retour.

«Il existe des portions du parc ou terrains inutilisés qui pourraient aisément être transformés en parc à chiens sans encourir de grandes dépenses», écrit Mme Belecciu en parlant du parc Horizon-Jeunesse.

Plaintes

Au même moment que démarrait cette pétition, Dominique Vincent, Lisa Chambers et Goucem Kezadri dénonçaient au Courrier Laval les désagréments qui empoisonnent l’existence de résidents voisinant avec le parc canin Falco, dans Laval-des-Rapides.

Quelques jours plus tard, ils étaient une demi-douzaine à prendre la parole au conseil municipal du 5 novembre.

«On entend des aboiements de chiens tous les jours, a lancé au maire Marc Demers Mme Vincent qui, depuis 40 ans, habite sur l’avenue Sauriol, bordant le parc Falco implanté en 2009. C’est devenu insupportable: les batailles de chiens, les maîtres qui hurlent après eux. Je vous inviterais à venir passer un petit 5 à 7 chez moi; vous allez voir ce que l’on vit.»

Elle a aussitôt enchaîné: «Le matin, souvent, des chiens sans laisse courent après nous et nous mordent les mollets. Nous avons dû nous doter de répulsif au poivre de cayenne pour nous protéger en cas d’attaque. Ils nous font peur. Avez-vous une solution pour qu’on retrouve une vie de quartier paisible et sécuritaire?»

Pour sa part, Mme Kezadri a rappelé que les usagers du parc ne ramassaient pas les matières fécales de leur animal, alors que sa collègue Lisa Chambers déplorait que les quelque 50 citoyens signataires étaient toujours sans nouvelle de la Ville depuis le dépôt de leur pétition à l’automne 2018.

Surveillance

Le maire leur a signifié que la police exercerait une présence plus soutenue, n’écartant pas la possibilité d’installer des caméras de surveillance au besoin.

«On va vous revenir avec une stratégie, a-t-il mentionné aux citoyens non sans rappeler le règlement municipal à l’effet que les chiens doivent être en laisse jusqu’à ce qu’ils se trouvent à l’intérieur de l’aire d’exercice.

Quant à Sandra Desmeules, responsable du dossier de la gestion animalière au comité exécutif, elle assure qu’on est ici en présence d’un problème isolé. Il y a une quinzaine de jours, elle affirmait que «des agents de la brigade animalière sont présents sur les lieux à des heures variables», veillant au grain.

Dans tous les quartiers

Début novembre, le chef de l’opposition officielle, Michel Trottier, alors engagé dans une élection complémentaire qu’il allait remportée le 24 novembre, faisait des parcs canins un enjeu électoral. Parallèlement, son élu dans Fabreville, Claude Larochelle, déposait au conseil un avis de proposition visant à «mandater la direction générale de préparer et soumettre au conseil municipal un projet d’implantation de parcs canins au sein de tous les quartiers de Laval» et à «privilégier l’implantation de ces parcs canins au sein des parcs municipaux existants».

Plan directeur à venir

À l’assemblée du 3 décembre, à la demande de Mme Desmeules, M. Larochelle a accepté de reporter le débat autour de sa proposition, considérant que la direction générale était justement à plancher à un plan directeur des parcs et espaces verts à Laval.

Le directeur général, Jacques A. Ulysse, a d’ailleurs confirmé qu’un plan serait déposé au cours du prochain trimestre.

La semaine précédente, Sandra Desmeules avait confirmé la «volonté d’augmenter le nombre de parcs canins sur le territoire, précisant que «tous les districts» réclamaient leur propre installation de proximité.

Cela dit, elle a aussi mis en perspective le fait qu’elle recevait «autant de demandes pour des infrastructures sportives» et qu’en ce sens, «il faut aussi respecter la capacité de payer des citoyens».

Année de fondation des 6 parcs canins municipaux

2003

  • Aire d’exercice pour chiens au Parc de Lausanne situé au 425, rue de Lausanne à Vimont
  • Parc canin Binet situé au 927, rue Montgolfier à Chomedey.

2005

  • Parc canin des Rossignol situé au 5596, boulevard des Rossignols à Sainte-Rose
  • Aire d’exercice pour chiens au parc Laval-Ouest (site Saint-Antoine) situé au 3150, chemin Saint-Antoine.

2009

  • Parc canin Falco situé au 180, avenue Sauriol à Laval-des-Rapides.

2010

  • Parc canin Haut St-François situé au 3895, rang du Haut-Saint-François à Saint-Vincent-de-Paul.

Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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