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Les infirmières lavalloises demandent leur poste d’origine

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COVID-19

Les infirmières lavalloises demandent leur poste d’origine

Le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) demande le rapatriement de ses membres vers leur poste d’origine alors que les CHSLD de Laval n’enregistrent presque plus de cas de COVID-19.

Selon le syndicat, ce sont que quelques-uns des membres qui sont retournés à leur poste initial, mais il en reste encore plusieurs à rapatrier.

«Certains de nos membres nous ont interpellés en nous informant qu’ils sont en surplus dans différents sites, déclare Karine Miousse, administratrice aux relations du travail au SIIIAL-CSQ. Ils jouent aux cartes ou font du mandala, pendant que des collègues sont obligés de faire du temps supplémentaire obligatoire dans leur secteur d’activité respectif.»

C’est qu’une partie des infirmières est encore en CHSLD. «En ce moment, je suis pour la deuxième fois délestée et je ne comprends pas pourquoi je ne reviens pas à mon poste de travail habituel, commente une infirmière auxiliaire du CISSS de Laval qui veut garder l’anonymat. Je suis vraiment stressée et anxieuse parce que mon avenir est incertain et qu’on n’a aucune réponse de la part de notre employeur.»

Affichage spécial

Le Centré intégré de la santé et services sociaux (CISSS) de Laval affirme que certaines infirmières délestées travaillent toujours dans les centres d’hébergement afin d’assurer les soins et services aux usagers hébergés.

«On est en train de faire une analyse avec les ressources humaines pour le prochain rapatriement qui a lieu le 17 juillet», explique Judith Goudreau.

Par ailleurs, le CISSS de Laval a effectué un rehaussement de poste à temps complet ainsi qu’un affichage spécial afin d’avoir du personnel supplémentaire et permettre le retour de l’ensemble des infirmières.

Disparité

Le syndicat dénonce également une disparité entre les employés qui travaillent à temps plein et temps partiel.

«Nos membres à temps complet vont récupérer leur congé de nuit qui leur avait été enlevé début avril, commente Karine Miousse. En revanche, les gens à temps partiel et qui font du temps plein depuis le début de la pandémie, n’auront pas droit à ce congé.»

Même si les vacances de certaines infirmières ont été confirmées, d’autres attendent toujours celle-ci.

«Nos membres sont épuisés, au bout du rouleau et ne seront aucunement prêts à faire face à une 2e vague, explique Mme Miousse. Nous avons donc proposé à l’employeur de redonner quelques jours de congé à leurs employés pour que ces derniers puissent se reposer et faire le plein d’énergie avant l’automne.»

Revenir aux horaires habituels

Le syndicat précise que présentement à Laval, il n’y a presque plus de cas de COVID-19 et les employés demandent de ravoir leur horaire habituel, ainsi que leurs congés.

«On ne m’a jamais consulté ou demandé si j’étais d’accord avec mes horaires ou mes rapatriements, commente l’infirmière auxiliaire de 13 ans d’expérience. Pendant la crise, je n’ai rien dit parce qu’on avait besoin de nous. Maintenant, j’ai hâte de retrouver mon poste de jour. Notre ancienne patronne affirme n’avoir plus besoin de nous dans le département, mais moi et mes trois autres collègues espérons revenir au même département.»

Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Laval-CSN, qui représente majoritairement les préposés aux bénéficiaires, affirme que la grande majorité de ses membres ont été rapatriés.

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