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Les événements remontent à l'automne 2019. (Photo 2M.Media - Archives)

Santé

Le syndicat appuie ses membres dans l’enquête pour mort suspecte

À la suite d’une publication dans La Presse au sujet d’une enquête policière liée à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, les représentants syndicaux de la région ont réitéré leur appui et solidarité aux travailleuses qui doivent composer avec cette situation difficile.

«Nous avons accompagné nos travailleuses dès le début de cette affaire et nous continuerons de les soutenir dans cette dure situation, a assuré Isabelle Dumaine, présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval, par voie de communiqué. Puisqu’une enquête est présentement en cours, nous ne commenterons pas davantage le présent dossier, mais nous souhaitons réitérer toute notre confiance et soutien aux travailleuses que nous représentons et qui sont impliquées dans cet évènement», a-t-elle poursuivi.

Ce message a d’ailleurs été soutenu par Claire Montour, présidente de la Fédération de la Santé du Québec.

«Les infirmières ont fait ce qu’elles avaient à faire en rapportant rapidement la situation et collaborant adéquatement avec les différents intervenants, note-t-elle. Elles ont fait preuve de beaucoup de courage face à une situation très difficile à vivre sur le plan humain.»

«Nous sommes convaincus que toutes les personnes impliquées agiront avec transparence et bonne foi pour assurer le bon déroulement de l’enquête, et nous sommes confiants que les autorités compétentes sauront faire la lumière sur les évènements le plus rapidement possible», a ensuite complété Anne Dionne, deuxième vice-présidente de la CSQ.

Mort suspecte

L’article publié à la fin du mois de juillet rapportait que la police enquêtait sur la mort suspecte d’un homme de 84 ans, survenue en 2019, dans un bloc opératoire de l’établissement de santé lavallois. Depuis, le dossier est rendu entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Notons que l’homme décédé avait consenti à un niveau de soins «Objectif B», ce qui signifie qu’il n’y aurait pas de réanimation cardiorespiratoire s’il se passait un pépin durant l’opération prévue le 1er novembre.

Des trouvailles problématiques sur son intestin grêle lors de celle-ci ont incité le chirurgien à contacter le contact d’urgence du patient pour décider s’il poursuivait l’opération. Le contact aurait dit de la conclure et d’offrir un traitement palliatif.

Toujours selon La Presse, le chirurgien aurait refermé la paroi abdominale du patient à son retour en salle d’opération, affirmant qu’il n’y avait pas de survie attendue du patient. «C’est alors qu’un débat survient entre l’anesthésiste et des infirmières», pouvait-on lire dans l’article. L’anesthésiste tendait vers un débranchement, tandis qu’une infirmière mentionnait qu’il devait être retourné à l’étage pour «mourir dans la dignité».

La décision finale fut de faire une injection au patient et de le débrancher du respirateur.

La Presse mentionne finalement que les infirmières présentes ont transmis le lendemain un rapport écrit au Dr Alain Turcotte, directeur des soins professionnels de l’hôpital, pour décrier la situation. Ce même rapport a ensuite été envoyé au Dr Martin Chénier, président du conseil des médecins de l’hôpital. Ce dernier a procédé au «retrait d’urgence» des privilèges de l’anesthésiste avant d’informer la police.

Depuis, le médecin anesthésiste impliqué au dossier a démissionné. (N.P.)

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