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La générosité d’un artiste profite aux victimes d’arthrite

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Culture

La générosité d’un artiste profite aux victimes d’arthrite

HÉRITAGE. À l’aube de ses 83 ans, l’artiste lavallois George E. Russell a légué l’entièreté de ses 600 œuvres à la Société de l’arthrite qui a récolté plus de 40 000 $ à ce jour grâce à ce don hors du commun.

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«Ça va vite, de s’exclamer Bjillian MacKinnon, qui s’occupe plus particulièrement de l’arthrite juvénile. Nous avons déjà écoulé la moitié de ce que M. Russell nous a donnés. C’est un geste incroyablement touchant qui profite déjà à de nombreux enfants atteints d’arthrite. Nous avions proposé à M. Russell de lui laisser un pourcentage des ventes, mais il a refusé!»

Les gens désirant possiblement acquérir l’une des œuvres de M. Russell peuvent se rendre sur le site www.georgerussell.ca/ pour en avoir un bon aperçu.

«J’aime beaucoup son art, d’ajouter Mme MacKinnon. On y voit tout l’effort exigé et un peu de son esprit mathématique, logique et ludique à la fois.»

Rencontre déterminante

George E. Russell aura 83 ans le 23 janvier. La grande maison de Vimont est en vente. L’artiste au regard pétillant d’intelligence déménagera dans un petit appartement d’un complexe pour aînés, boulevard Saint-Martin, dans Chomedey, en juillet.

«En plus de servir une bonne cause, je ne voulais pas laisser le fardeau de disposer de mes œuvres à mes enfants, mentionne-t-il. C’est pourquoi, il y a deux ans, j’ai proposé à Elizabeth Kennell de non pas accepter une, mais plutôt toutes mes œuvres au profit de la Société de l’arthrite.»

La bénévole, qui avait longtemps travaillé avec le Musée des Beaux-Arts de Montréal, s’est rendue chez George E. Russell dont la belle-sœur, Betty, est atteinte d’arthrite depuis plusieurs années.

Elizabeth Kennell a été immédiatement séduite par les imposantes formes géométriques du projet Kaléidoscope A-Z, dont les adeptes de la Maison des arts de Laval ont pu admirer le résultat à l’automne 2010. À l’époque, l’artiste achevait aussi un travail titanesque de 26 aquarelles qui lui a pris pas moins de 4 ans. L’affaire était conclue.

Passion encore vivante

C’est dans sa Saskatchewan natale que George E. Russell a découvert son don pour la peinture et l’art en général. D’une famille pauvre, sa mère prenait parfois des pensionnaires. L’un d’eux a remarqué son talent et organise une collecte de fonds dans son village de Leroy pour envoyer le jeune homme de 16 ans au Centre d’art d’Emma Lake. Il apprendra les rudiments de l’art visuel auprès de sommités des Prairies telles Clement Greenberg et Eli Bornstein.

«Autant l’un était cérébral, autant l’autre ne jurait que par l’expressivité, raconte celui qui enseigné les arts durant plus de 15 ans dans une école secondaire anglophone de Laval, après des études de maîtrise à l’Université Concordia. J’ai continué de marier ces deux univers ensemble jusqu’à aujourd’hui.»

Après un séjour de deux ans sur une base de l’armée canadienne en Allemagne et une retraite du milieu de l’éducation, George E. Russell s’est beaucoup impliqué dans divers organismes que ce soit la Galerie Verticale, l’Association Lavalloise des Arts Plastiques et l’Atelier d’Aquarelle Le Partage.

Maintenant, l’artiste s’intéresse aux personnages du troisième âge qu’il croise dans ses parties de bridge, quand il ne joue pas au badminton.

«J’ai envie de me remettre au portrait pour exprimer les préoccupations des aînés, ces gens qui voient l’avenir et la fin de leur vie.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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