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La CNESST conclut son enquête sur la mort d’un mécanicien

Après avoir investigué sur les événements entourant la mort d’un mécanicien de l’entreprise Machineries Trakto, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) conclut que la méthode de travail utilisée était dangereuse et la gestion des dangers déficiente.

Rappelons qu’un accident de travail avait coûté la vie d’un homme de 53 ans dans la matinée du lundi 23 mars, chez le concessionnaire de machineries commerciales et industrielles situé rue Lippmann, dans le quartier industriel Centre de Chomedey.

Alain Blanchet était à l’emploi de l’entreprise depuis un peu plus de deux ans. Des collègues de l’employé avaient vu le mécanicien subir ce funeste accident sous leurs yeux.

Il s’était retrouvé coincé sous un chargeur sur roues de type Bobcat. Transporté dans un état critique à l’Hôpital du Sacré-Cœur après avoir été dégagé par les pompiers, il y avait succombé à de graves blessures, notamment à la tête.

Chronologie

Dans les jours ayant précédé l’accident, M. Blanchet avait amorcé la réparation d’une chargeuse compacte.

Avant de procéder à ce travail, le mécanicien avait installé un arrêtoir pour retenir les bras de levage de la chargeuse en position élevée.

En l’absence de l’arrêtoir d’origine, il avait sélectionné un modèle usagé parmi un ensemble d’arrêtoirs disponibles à l’atelier.

Le jour de l’accident, M. Blanchet devait actionner la soupape de pression du système hydraulique de la chargeuse pour effectuer un test d’étanchéité.

Pour arriver à actionner les composantes mécaniques situées sous la cabine, tandis que la cabine et les bras de levage demeuraient soulevés, il a dû contourner le mécanisme de sécurité du système hydraulique. Puis, en poussant la pédale gauche avec sa main, il a actionné la descente des bras de levage.

La force appliquée a malheureusement fait éjecter l’arrêtoir. M. Blanchet, qui se trouvait dans la trajectoire de descente des bras de levage, a été écrasé entre le châssis de la chargeuse compacte et l’un des bras de levage.

Causes retenues

L’enquête a permis à la CNESST de retenir trois causes pour expliquer l’accident.

Dans un premier temps, le travailleur a été écrasé par la descente du bras de levage alors qu’il utilisait un arrêtoir de bras de levage non compatible avec une chargeuse compacte S70 de la marque Bobcat.

Également, la méthode de travail utilisée par le travailleur pour actionner la soupape de pression du système hydraulique était dangereuse.

Finalement, la gestion des dangers reliés à l’entretien de la chargeuse compacte était déficiente.

Intervention

Notons qu’après l’accident, la CNESST a interdit à l’employeur d’effectuer les travaux de réparation sur la machinerie lorsque les bras de levage sont soulevés et le moteur en marche.

La Commission a aussi demandé à l’employeur qu’il conçoive une méthode de travail sécuritaire pour l’utilisation des arrêtoirs.

D’autre part, on a exigé de l’employeur qu’il forme ses mécaniciens et qu’un moyen de contrôle soit mis en place pour s’assurer que la méthode est appliquée.

L’employeur s’étant conformé à ces demandes, les travaux de réparation sur la machinerie ont pu reprendre.

La suite

La CNESST a indiqué qu’elle transmettra les conclusions de son enquête au fabricant Bobcat ainsi qu’à toutes les associations sectorielles paritaires afin que leurs membres en soient informés.

Le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études «Conduite d’engins de chantier» afin de sensibiliser les futurs travailleurs.

Pour prévenir les accidents lors de l’entretien, la réparation ou du déblocage dans la zone dangereuse d’une machine, des solutions existent, dont une formation adéquate des employés et d’appliquer une méthode de contrôle des énergies avant d’entreprendre tout travail, conformément aux instructions du fabricant.

 

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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