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Julie Perron [co]motion

Culture

Julie Perron quitte [co]motion après 20 ans

Après deux décennies à agiter la culture en sol lavallois, Julie Perron quitte la direction générale de [co]motion, anciennement la Corporation de la salle André-Mathieu, pour devenir la nouvelle directrice Culture, sports, loisirs et développement social à l’arrondissement de Lachine, à Montréal.

Depuis 10 ans, Julie Perron occupait la direction générale du principal diffuseur de spectacles sur l’île Jésus, en relève à Marcel Alexander qui l’avait embauchée afin de «que la salle André-Mathieu devienne un incontournable parmi les salles les plus importantes du Grand Montréal.»

En provenance de la salle Jean-Grimaldi, à Ville Lasalle, Julie Perron aura rempli ce mandat haut la main et bien d’autres par la suite.

En témoigne notamment les multiples nominations et six Félix remportés au fils des ans lors des galas de l’ADISQ, et surtout, la nouvelle image de marque concrétisée en octobre 2016, quand la Corporation de la salle André-Mathieu deviendra officiellement «[co]motion, agitateur de culture», en synchronicité avec la réouverture du lieu de diffusion, à la suite de travaux de réaménagement majeur.

«Le spectacle avait été à la hauteur de tout ce que j’avais envisagé pour cette salle renouvelée, de relater Julie Perron. Cette soirée avec Louis-Jean Cormier, Ariane Moffatt et Marie-Pierre Arthur avait été un moment à la fois chaleureux, intime, convivial et festif, qui donnait le ton pour la suite.»

«J’ai toujours désiré éclater la programmation aux différents publics présents à Laval. Ce job est le beau au monde, à mobiliser et rassembler du monde avec beaucoup de latitude et créativité pour créer des projets.»

 – Julie Perron, ex-directrice générale de [co]motion

Principaux mandats

À son arrivée au tournant de l’an 2000, Julie Perron apprendra vite à renouveler l’offre culturelle sur l’île Jésus. C’est à la Maison des arts de Laval que de nombreux adeptes d’humour découvriront pour la première fois les Martin Matte, Louis-José Houde et autres futures grandes vedettes du domaine lors de plusieurs semaines de rodage en période estivale.

«Il y avait plusieurs autres salles qui se disputaient ce créneau et nous étions sur les rangs, confie une Julie Perron sereine. J’avais alors la jeune trentaine et dès la deuxième année du gala télévisuel des Olivier, il a été présenté à la salle André-Mathieu. À l’époque, j’avais vite exprimé à Marcel [Alexander] mon envie de donner plus de place à la relève et aux artistes émergents pour le public des jeunes adultes lavallois.»

Cette volonté se concrétisera principalement par la création de la Scène 1425, en 2008, menant à divers événements spéciaux dont MRCY et maintenant LVL UP, sous forme de laboratoire ou festival.

«Pour moi, [co]motion répond au rayonnement de tous les publics où Dweezil Zappa peut côtoyer Plants & Animals et Alain Morisod, souligne Julie Perron. Je suis autant fière que nous ayons présenté la seule prestation de Daniel Lanois au Québec (septembre 2014), le défi d’un spectacle de Patrick Watson à l’église Sainte-Rose, que la pièce Toutes les choses parfaites en formule intime théâtre 5 à 7 de Duceppe, en juillet.»

Mini révolution

L’autre grande initiative ayant ponctué la passage de Julie Perron à Laval aura été le rapatriement de la Fête nationale sous l’égide de la salle André.-Mathieu (SAM), après 10 ans du Mondial Choral puis Mondial de Laval.

«Nous avons approché la Ville de Laval et proposé un concept rassembleur, créatif et contemporain, question d’innover, se remémore l’ex-directrice. Ma priorité était de s’adresser à toutes les générations, les cultures de Laval, en intégrant la parole d’un texte patriotique. Par ce grand spectacle, il fallait que les Lavallois retrouvent leur Fête nationale.»

Dernier exploit à relever, et non le moindre, il faut savoir que bon an mal an, [co]motion programme quelque 325 spectacles en salles à la SAM, l’Annexe 3, la Maison des arts et au Théâtre Marcellin-Champagnat.

«Les gens l’ignorent, mais nous accomplissons la chose avec un budget de 4 à 8% d’argent public, le reste provient entièrement de revenus autonomes, que ce soit la vente de billets, l’obtention de commandites ou la gestion de ressources extérieures» de conclure Julie Perron.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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