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Hommage aux infirmières lavalloises

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COVID-19

Hommage aux infirmières lavalloises

Malgré la crise, le stress constant, la pression et le fait de se retrouver lui-même infecté, le personnel de la santé travaille d’arrache-pied en cette période de pandémie mondiale qui n’épargne pas l’île Jésus. Le Courrier Laval a voulu saluer les infirmières et leurs collègues qui, chaque jour, luttent contre les avancées du coronavirus.

Depuis le vendredi  27 mars, le personnel de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé s’était préparé pour accueillir les patients infectés par la COVID-19.

Ailleurs, dans les CHSLD et les résidences pour aînés, les infirmières continuent aussi à se rendre sur les lieux pour continuer à offrir des services avec «amour et dévouement».

Soins intensifs

«Je travaille depuis près de sept ans et demi à la Cité-de-la-Santé, confie Beverly-Naïta Méus, infirmière clinicienne pour les services d’hémodynamie. Je me suis proposée pour les soins intensifs. Je voulais faire ma part pour aider mes collègues de l’hôpital.»

Cette étudiante à la maîtrise en droit et politique de la santé travaille depuis cinq ans à l’unité coronarienne où chaque jour, elle réanime des patients avec des problèmes cardiaques.

Depuis le 6 avril, elle fait partie de l’équipe des soins intensifs pour les cas liés à la COVID-19 à l’hôpital lavallois.

«En général, je m’adapte bien et les soins intensifs sont encore sous contrôle, commente-t-elle. La façon dont les soins sont dispensés aux usagers est sous forme de dyade. Cette manière de travailler nous aide à avoir une meilleure prise en charge des patients.»

Elle avoue qu’à l’heure actuelle, il existe encore quelques défis comme le port des masques pendant de longues périodes. «Il faut porter les masques en tout temps dans l’unité de soins intensifs. Nous avons quand même trois petites pauses et une longue pour nous reposer, mais il y a déjà des filles qui ont des plaies au visage.»

«Ça peut être stressant, mais en général, on est habituée à toujours garder le contrôle, explique la jeune infirmière. Ce que je trouve difficile est que les patients ne peuvent pas avoir personne à leur chevet. Ce qui me touche beaucoup parce que je suis très proche de ma famille.»

Présidente du Comité de la relève infirmière à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, Beverly-Naïta s’est toujours intéressée à la place politique des infirmières dans le réseau de la santé.

«Ma mère est aussi infirmière, explique celle qui est originaire de Laval-des-Rapides. Dans notre famille, on a toujours aidé les autres de manière naturelle. Depuis le cégep, je m’implique pour épauler et soutenir mes collègues.»

 

20 ans de passion

Après avoir travaillé près de 20 ans dans le réseau lavallois de la santé, une infirmière d’expérience, qui désire garder l’anonymat, s’occupe aujourd’hui des patients testés positifs à la COVID-19.

«Quand j’ai commencé ma carrière, j’ai touché pas mal tous les domaines, raconte-t-elle. Comme je n’avais pas de poste et que j’ai travaillé au début avec des agences, j’ai eu la possibilité de travailler avec des gens de tous âge et avec différents problèmes de santé.»

Elle raconte qu’au début, elle a aussi pleuré comme tout le monde parce qu’elle avait peur d’attraper la maladie ou de la ramener à la maison. «Je sentais que j’étais sur la ligne de front comme si je partais à la guerre.»

Cependant, l’infirmière avoue qu’avec le temps, elle se sent de plus en plus à l’aise avec les procédures de sécurité. Elle s’habitue aux nouvelles pratiques.

«Il faut prendre ça une heure à la fois, raconte-t-elle. Il faut prendre le temps de réfléchir à chacune de nos actions pour éviter toute erreur. Juste d’aller voir un patient prend plus de temps qu’avant parce qu’il faut calculer chaque geste et manipulation qui seront faits.»

Cette infirmière lavalloise souhaite remercier tout le personnel de la santé. «On a besoin de l’appui des gens parce que même si j’adore mon travail, on commence à se sentir fatiguées. Il y a des nuits où je n’arrive pas à dormir. On doit garder le contrôle parce que les patients qu’on surveille de proche sont inquiets. C’est très encourageant de voir les gens, la police, les pompiers nous remercier pour le travail accompli.»

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