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Gaston Forget a tout vu en 40 ans à la Police de Laval

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Gaston Forget a tout vu en 40 ans à la Police de Laval

CARRIÈRE. Le 10 juin 1977, quelques mois après son entrée officielle au Service de police de Laval (SPL), le lieutenant-détective Gaston Forget, alors simple patrouilleur, reçoit un premier appel, en compagnie de son partenaire Richard Boulard.

Commentaires

«Je me souviens encore de l’endroit! raconte-t-il. C’était un voleur à l’œuvre dans une résidence de la 5e Rue. Chomedey était déjà le coin le plus chaud de la ville. On venait de prendre la relève pour le quart de soir.»

L’adrénaline grimpe d’un coup. Le malfaiteur a quitté les lieux il y a à peine cinq minutes.

«Une fois sur place, on a réalisé que c’était non fondé, rigole encore l’officier qui compte 40 ans de services dans différentes divisions du SPL. C’était un locataire qui avait ouvert sa fenêtre pour récupérer les clefs qu’il avait oubliés.»

Dans les années 1980, la chose sera toute différente quand il se rend au domicile d’une petite famille de Sainte-Rose dont on est sans nouvelles.

«On a défoncé l’entrée, se souvient le père de 2 garçons, 35 et 26 ans. Il y avait du sang partout. Trois enfants, leur mère et père, tous morts. C’était horrible. On a beau être des policiers, on reste aussi des êtres humains. À la limite, des adultes, mais des enfants, l’innocence même. On ne sera jamais assez préparés pour cela. De retour à la maison, maudit que tu les aimes tes enfants!»

Pur hasard

Gaston Forget a grandi dans Pont-Viau. La famille est bien connue dans le petit monde du hockey et patinage artistique. À 22 ans, il arbitre dans la Ligue de hockey junior du Québec. Pendant le covoiturage entre arbitres, le jeune homme côtoie de nombreux policiers et jase du métier avec eux. Il sort de l’École nationale de police, à Nicolet, le 28 février 1977.

Pendant six ans, Gaston Forget sillonne les rues de l’ouest de la ville, avant de devenir analyste aux renseignements criminels durant deux ans et de gagner la section Moralité et Drogue pour un an et demi.

Au rythme d’une à deux par semaine, les visites sont fréquentes dans les piqueries de la  83e Avenue et du boulevard Samson où des prostituées se fournissent en drogue.

«On trouvait plein de filles complètement gelées, relate-t-il. Òn n’avait pas de groupe tactique d’intervention à l’époque. On pratiquait une entrée dynamique en défonçant les portes et risquant littéralement notre vie. Heureusement, tout a évolué pour le mieux.»

Le lieutenant-détective n’a jamais eu à se servir de son arme. «Je l’ai déjà pointée sur un suspect, mais sans aller plus loin. Tant mieux, on n’est pas là pour tirer sur du monde.»

Abus physiques

Après six ans aux Crimes généraux et un passage de trois années à la section Éthique (Affaires internes), il passera à la Division des crimes majeurs, secteur des enquêtes, en 2006, dirigeant bientôt une unité s’occupant des agressions sexuelles.

«Je ne veux pas monter plus haut, mentionne celui qui supervise 12 enquêteurs. J’aime rester près des opérations, Il y a de l’ouvrage à temps plein et même que ça déborde, c’est effrayant.»

L’une des plus belles réussites de son équipe demeure la capture d’un prédateur sévissant autour des abribus du secteur Fabreville, en 2010. À l’aide d’une agente d’infiltration et de filature, l’homme sera pris en flagrant délit, lui qui assaillait de jeunes femmes par-derrière pour les tripoter avant de s’enfuir.

«Nous sommes aussi très actifs sur le plan de la pornographique juvénile, en arrêtant beaucoup de possesseurs, prédateurs ou consommateurs», confie fièrement Gaston Forget, rappelant les 10 arrestations d’élèves dans une école anglophone de l’île Jésus, en 2014, dans une histoire complexe d’échanges et diffusion de photos explicites de type sexteen. L’affaire avait exigé de nombreuses perquisitions de téléphones cellulaires.

«Je me souviens encore de l’endroit! raconte-t-il. C’était un voleur à l’œuvre dans une résidence de la 5e Rue. Chomedey était déjà le coin le plus chaud de la ville. On venait de prendre la relève pour le quart de soir.»

L’adrénaline grimpe d’un coup. Le malfaiteur a quitté les lieux il y a à peine cinq minutes.

«Une fois sur place, on a réalisé que c’était non fondé, rigole encore l’officier qui compte 40 ans de services dans différentes divisions du SPL. C’était un locataire qui avait ouvert sa fenêtre pour récupérer les clefs qu’il avait oubliés.»

Dans les années 1980, la chose sera toute différente quand il se rend au domicile d’une petite famille de Sainte-Rose dont on est sans nouvelles.

«On a défoncé l’entrée, se souvient le père de 2 garçons, 35 et 26 ans. Il y avait du sang partout. Trois enfants, leur mère et père, tous morts. C’était horrible. On a beau être des policiers, on reste aussi des êtres humains. À la limite, des adultes, mais des enfants, l’innocence même. On ne sera jamais assez préparés pour cela. De retour à la maison, maudit que tu les aimes tes enfants!»

Pur hasard

Gaston Forget a grandi dans Pont-Viau. La famille est bien connue dans le petit monde du hockey et patinage artistique. À 22 ans, il arbitre dans la Ligue de hockey junior du Québec. Pendant le covoiturage entre arbitres, le jeune homme côtoie de nombreux policiers et jase du métier avec eux. Il sort de l’École nationale de police, à Nicolet, le 28 février 1977.

Pendant six ans, Gaston Forget sillonne les rues de l’ouest de la ville, avant de devenir analyste aux renseignements criminels durant deux ans et de gagner la section Moralité et Drogue pour un an et demi.

Au rythme d’une à deux par semaine, les visites sont fréquentes dans les piqueries de la  83e Avenue et du boulevard Samson où des prostituées se fournissent en drogue.

«On trouvait plein de filles complètement gelées, relate-t-il. Òn n’avait pas de groupe tactique d’intervention à l’époque. On pratiquait une entrée dynamique en défonçant les portes et risquant littéralement notre vie. Heureusement, tout a évolué pour le mieux.»

Le lieutenant-détective n’a jamais eu à se servir de son arme. «Je l’ai déjà pointée sur un suspect, mais sans aller plus loin. Tant mieux, on n’est pas là pour tirer sur du monde.»

Abus physiques

Après six ans aux Crimes généraux et un passage de trois années à la section Éthique (Affaires internes), il passera à la Division des crimes majeurs, secteur des enquêtes, en 2006, dirigeant bientôt une unité s’occupant des agressions sexuelles.

«Je ne veux pas monter plus haut, mentionne celui qui supervise 12 enquêteurs. J’aime rester près des opérations, Il y a de l’ouvrage à temps plein et même que ça déborde, c’est effrayant.»

L’une des plus belles réussites de son équipe demeure la capture d’un prédateur sévissant autour des abribus du secteur Fabreville, en 2010. À l’aide d’une agente d’infiltration et de filature, l’homme sera pris en flagrant délit, lui qui assaillait de jeunes femmes par-derrière pour les tripoter avant de s’enfuir.

«Nous sommes aussi très actifs sur le plan de la pornographique juvénile, en arrêtant beaucoup de possesseurs, prédateurs ou consommateurs», confie fièrement Gaston Forget, rappelant les 10 arrestations d’élèves dans une école anglophone de l’île Jésus, en 2014, dans une histoire complexe d’échanges et diffusion de photos explicites de type sexteen. L’affaire avait exigé de nombreuses perquisitions de téléphones cellulaires.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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