Mis à jour le 23 juin 2026 à 17h04
La Société apicole du Québec (SAPIQ), établie à Saint-François, a profité du Mois de l’abeille en mai pour sensibiliser les Lavallois à la diminution des populations de pollinisateurs.
Parmi les solutions de l’organisme figure le parrainage de ruches.
La SAPIQ multiplie les initiatives de sensibilisation auprès du grand public et des entreprises afin de promouvoir la protection des abeilles et des pollinisateurs.
Activités éducatives, campagnes d’information et programmes de parrainage font notamment partie de leurs actions.
Pour Mélodie Boivin, présidente de la SAPIQ et issue d’une famille d’agriculteurs, la mission de l’organisme est avant tout de mieux faire comprendre les enjeux liés à la disparition progressive des pollinisateurs.
Si l’apiculture urbaine gagne en popularité auprès des entreprises souhaitant installer des ruches sur leur propriété, cette pratique n’est toutefois pas adaptée à tous les milieux.
«L’apiculture urbaine, dans les grands centres comme Laval, n’aide pas les pollinisateurs, affirme Mme Boivin. Au contraire, elle peut leur nuire. Le déclin des pollinisateurs est notamment attribuable à la raréfaction de leurs sources de nourriture.»
Les pissenlits sont cruciaux pour les abeilles au printemps, rappelle Jean-François Boivin, vice-président de la SAPIQ. «Ce sont les premières fleurs disponibles après la saison hivernale.»
M. Boivin souligne que les meilleures ressources alimentaires pour les abeilles demeurent les fleurs sauvages, particulièrement présentes dans l’est et l’extrême est de Laval. «Ces insectes recherchent avant tout du pollen et nectar.»
Dans un environnement où les ressources sont déjà limitées, l’ajout de colonies domestiques en ville peut accentuer la compétition avec les espèces indigènes.
«Quand on introduit des abeilles domestiques dans un milieu pauvre en nourriture, la compétition pour les ressources alimentaires augmente, explique Mme Boivin. Des études démontrent que l’implantation de ruches en milieu urbain peut faire fuir les pollinisateurs indigènes, soit exactement l’inverse de l’objectif recherché.»
Pari du parrainage
Traditionnellement, le service d’apiculture en entreprise offert par la SAPIQ consiste à installer des ruches directement sur le terrain des organisations.
Les apiculteurs de l’organisme en assurent ensuite la gestion complète: entretien des colonies, suivi sanitaire, prévention des risques et récolte du miel.
Toutefois, certaines entreprises ne disposent pas de l’espace nécessaire ou évoluent dans des secteurs déjà fortement occupés par les abeilles domestiques.
Dans ces contextes, l’ajout de nouvelles colonies n’est pas recommandé puisqu’elles pourraient accentuer la pression sur les pollinisateurs sauvages, rapporte Mme Boivin.
La SAPIQ propose alors une formule différente: le parrainage de ruches. Concrètement, les colonies sont installées en milieu rural, dans des secteurs où les ressources florales sont plus abondantes.

«Nous nous filmons pendant nos interventions dans les ruches de nos clients et, dans ces vidéos, nous expliquons ce que nous faisons», souligne Mélodie Boivin.
L’expérience ne s’arrête pas là. À la fin de la saison, l’équipe de la SAPIQ se rend chez les entreprises participantes afin de présenter un bilan du projet et d’inviter les employés à prendre part à l’extraction de leur propre miel.
«Nous avons une vingtaine de ruches installées chez un producteur de fraises à Saint-François, illustre la présidente. Le producteur profite d’un service de pollinisation gratuit et, de notre côté, cela nous offre un emplacement pour installer les ruches de nos clients.»
Le parrainage de ruches permet ainsi aux entreprises de poser un geste concret en faveur de la biodiversité. Une initiative qui s’inscrit également dans une démarche de développement durable et de responsabilité environnementale.
Téléchargez notre application
C’est simple et gratuit.
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



