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Des nouvelles de Charles le renard

L’histoire de ce petit renard surpris à errer le long d’une voie rapide dans l’ouest de l’île avait suscité, cet automne, moult réactions sur la page Facebook du Courrier Laval.

Figure emblématique du corridor boisé bordant l’avenue des Bois dans Sainte-Dorothée, ce renardeau se porte bien.

Depuis le 6 décembre, il est traité aux petits soins au Centre-refuge Nymous, un sanctuaire d’animaux sauvages de la petite municipalité de Sainte-Béatrix, située près de Saint-Jean-de-Matha dans Lanaudière.

Capturé dans Laval-Ouest

Charles, baptisé ainsi par les habitués du Parc sentiers des Bois, y a été amené par Mario Blais, spécialiste dans la capture et la relocalisation de ces animaux qui se retrouvent en milieu urbain.

Celui-ci l’a capturé sur la rue Riviera, dans Laval-Ouest, vers 16h le dimanche 6 décembre après une traque de trois jours.  Il avait reçu l’appel d’une citoyenne lui signalant la présence d’un renard malade.

«Je l’ai attiré avec des petits bouts de saucisses hot-dog, explique M. Blais qui a fini par attraper l’animal, cerné entre deux résidences, à l’aide d’une puise à pêche. La maladie l’avait beaucoup ralenti.».

Jonathan Tremblay, ce résident de Jolibourg qui avait photographié Charles en octobre dernier, se réjouit de la tournure des événements.

«Avec les travaux en cours dans le secteur, ça perturbe beaucoup les animaux qui vont se réfugier ailleurs», dit celui qui s’est rapidement enquis de la santé du renardeau auprès du refuge.

C’est à l’aide d’une puise à pêche que Mario Blais a capturé le renardeau sur la rue Riviera, dans Laval-Ouest. (Photo gracieuseté)

Il reprend des forces

Présidente fondatrice du Centre-refuge Nymous, Rachel Garenne assure que Charles prend du mieux.

«Il est atteint de la gale sarcoptique, dit-elle, mais c’est une maladie qui se soigne très, très bien. On le nourrit et lui donne sa médication à la main. Il ne grogne pas et n’essaie pas de nous mordre; il n’est absolument pas sauvage».

Isolé en raison de la gale, l’animal, qu’elle dit avoir accueilli comme «un petit cadeau», loge dans une grande cage munie d’un bloc chauffant. Et il a bon appétit. Sa diète protéinée se compose de viande crue et de fromage. «Il adore ça», précise sa nounou.

Dans sa cage, celle-ci y a déposé un coussin qu’il a tôt fait d’adopter.  «Ce n’est vraiment pas l’attitude d’un renard sauvage. Il a le comportement d’un petit chien.»

Une vedette

Cette amoureuse de la faune, qui héberge une cinquantaine d’animaux sauvages dont plusieurs sont handicapés, a été surprise par l’engouement du public pour son dernier pensionnaire.

«C’est la première fois que je reçois autant de messages et de dons pour un animal», confie la propriétaire de cet organisme de bienfaisance, alors que la nouvelle s’est rapidement propagée sur les médias sociaux.

Par ailleurs, Rachel Garenne craint que le renardeau, qui a toujours les yeux fermés, ne soit aveugle ou du moins semi-voyant.

«On a des doutes, mais on va se le faire confirmer par notre vétérinaire», termine-t-elle en précisant que dans le meilleur des mondes, Charles pourrait être remis en liberté au printemps prochain.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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