Connectez-vous à nous
lidl opening times today

Actualités

De nouveaux appuis se manifestent

L’organisme provincial Action patrimoine et la Société nationale du Québec à Laval joignent leur voix à celle de l’administration Demers qui, plus tôt cet automne, profitait de la campagne fédérale pour remettre à l’ordre du jour le Vieux Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, laissé à l’abandon depuis 30 ans.

Ces deux organisations s’ajoutent à​ Héritage Montréal et au Collège Laval qui, le 24 septembre, accompagnaient le maire Marc Demers lors d’un point de presse à l’ombre d’un des miradors de ce centre de détention désaffecté jouxtant la maison d’enseignement secondaire privée.

Dans une lettre datée du 25 novembre, la directrice générale d’Action patrimoine, Renée Genest, interpelle le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, également responsable de l’Agence Parcs Canada, Jonathan Wilkinson, à propos de l’avenir du Vieux-Pen.

D’entrée de jeu, elle rappelle qu’il s’agit d’un bâtiment patrimonial vieux de près de 150 ans, deuxième pénitencier fédéral au pays et désigné lieu historique national en 1990.

«Malgré son grand potentiel, le bâtiment sert aujourd’hui de lieu d’entreposage», se désole Mme Genest qui, du coup, en appelle à des interventions nécessaires afin de stopper sa dégradation, faute d’entretien.

Renée Genest, directrice générale d’Action patrimoine. (Photo gracieuseté)


L’exemple de Kingston

Quant à la réflexion portant sur un éventuel projet de développement à l’intérieur de ses murs, elle cite en exemple l’ancien pénitencier de Kingston, en Ontario, comme «source d’inspiration».

«Aujourd’hui reconverti en lieu d’interprétation, il attire une multitude de touristes et contribue au rayonnement de la ville», mentionne la directrice d’Action patrimoine, un organisme voué depuis 1975 à la protection et mise en valeur du patrimoine bâti et des paysages culturels du Québec.

«En plus de favoriser la préservation d’un riche patrimoine historique, la réhabilitation de l’ancien pénitencier Saint-Vincent-de-Paul aurait également un effet bénéfique sur l’ensemble de ce secteur», termine Mme Genest, convaincue que «la présence du patrimoine bâti au sein de nos villes contribue fortement à renforcer leur identité propre et leur attractivité».

Pas le bon interlocuteur

Au cabinet du ministre Wilkinson, on nous dirige vers l’Agence Parcs Canada que l’on désigne comme porteur de dossier.

«Le pénitencier Saint-Vincent-de-Paul n’est pas la propriété de l’Agence Parcs Canada, mais plutôt celle du Service correctionnel du Canada (SCC)» nous informe l’agence fédérale qui administre d’un océan à l’autre 171 lieux historiques nationaux dont le Vieux-Pen.

Quant à savoir s’il y a une ouverture, voire une volonté au SCC d’insuffler à moyen ou long terme une seconde vie au Vieux-Pen, les autorités concernées nous répondent que «le SCC collabore étroitement avec la Société immobilière du Canada (SIC) afin de lui céder le Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul d’ici 2020-2021».

À cet égard, la porte-parole de l’agence responsable de l’incarcération et de la réhabilitation de criminels condamnés à deux ans et plus au pays, Esther Mailhot, précise que «les parties intéressées ont été informées que le SCC s’apprête à transférer la propriété à la SIC.»

Société nationale du Québec

Par ailleurs, le 6 décembre dernier, la Société nationale du Québec à Laval (SNQL) appuyait publiquement Marc Demers dans sa quête d’un projet à caractère éducatif, culturel et/ou touristique pour ce lieu historique.

«Un partenariat doit être mis sur pied entre la ville de Laval, le Service correctionnel du Canada et la Société Immobilière du Canada», écrit l’ex-député bloquiste d’Alfred-Pellan, administrateur et responsable du dossier patrimoine au conseil de la SNQL, Robert Carrier.

Entre 2004 et 2011, alors qu’il siégeait aux Communes, M. Carrier plaidait, entre autres, pour le redéveloppement du Vieux-Pen dont il rêvait d’y intégrer une part de logements sociaux.

Si à l’époque un tel projet ne suscitait pas un grand engouement à l’Hôtel de Ville, il se réjouit de l’intérêt qu’on y porte aujourd’hui. «Il faut faire quelque chose avant que tout ne tombe en ruine», insiste-t-il en souhaitant que la population du quartier St-Vincent-de-Paul puisse «enfin redécouvrir la richesse de son histoire et de son patrimoine».

Commentaires

Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

555
Publicité

Populaires

Nous suivre sur Facebook

Publicité
342
Haut de page