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Le vélo comme résilience pour Chantal Vanasse

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Le vélo comme résilience pour Chantal Vanasse

Ayant passé son enfance et adolescence dans Vimont qu’elle a quitté en 1998, la cycliste d’endurance Chantal Vanasse connaît bien le populaire triangle qu’affectionne les usagers de la route à vélo à la pointe est de l’île Jésus; une habitude qui a failli lui être fatale le 9 juin 2011.

Après quelques années passées à Saint-Calixte, dans Lanaudière, la Lavalloise d’origine habite désormais Rosemont. Elle part régulièrement de chez elle sur sa bécane pour rouler sur le bitume des boulevards Lévesque et des Mille-Îles reliés par la montée Masson.

Ce jour-là, elle se dirige vers le sud en solitaire comme elle aime s’entraîner. Chantal Vanasse est une habituée des courses telles le Défi 404 kilomètres Bonneville.

«À ma droite, j’ai une cour de ferraille et devant, un camion lourd s’en vient dans ma direction, raconte celle qui détient une formation universitaire en éducation somatique. Pas d’intersection, pas de panneau d’arrêt, je n’ai alors aucune raison de ralentir mon rythme. Lui n’a pas mis son avertisseur. Il m’a percuté violemment sur le côté.»

La jeune femme, qui a aujourd’hui 38 ans, se retrouve au sol dans un état critique: clavicule, os de la joue et deux premières côtes fracturées, poumons et foie lacérés, sérieux traumatisme crânien dont une cicatrice témoigne encore de l’impact. Le vélo est carrément plié en deux.

«C’est le haut du corps qui a principalement absorbé le choc, continue Chantal Vanasse, qui a accepté d’être porte-parole du 10e Tour du Silence de Laval. J’ai alors entrepris une très longue convalescence. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à lire et demeurer concentrée de longues heures. Il est aussi resté des douleurs physiques.»

«Ce qui me passionne le plus aurait pu me coûter la vie. Or, depuis mon grave accident, le vélo est devenu mon salut sur la difficile voie de la convalescence.»

 – Chantal Vanasse, cycliste d’endurance

Renouer avec l’action

Sans compter l’anxiété et la dépression souvent au rendez-vous quand il est question d’un trauma à la tête. «Pourtant, sur mon lit d’hôpital, j’étais convaincue de me remettre en selle la semaine suivante!»

Cela prendra un an et demi de rééducation. Comble de malchance, en novembre 2012, Chantal se prend une portière et fait un vol plané avec pour résultat un doigt renfoncé dans sa main droite lui faisant perdre toute force et endurance de ce côté.

L’aide de ses collègues lui sera des plus utiles, elle qui donne beaucoup de crédit à sa formation professionnelle axée sur le développement de l’intelligence du corps.

«C’est pourquoi je roule maintenant avec un Marinoni Sportivo fait sur mesure pour moi, indique-t-elle. Sans ça, je ne pourrais pas faire de l’ultracourse [complète autonomie, sans accompagnement]. J’ai toujours été fan d’endurance et je compétitionne depuis 2009, après avoir eu la piqûre lors d’un tour de la Gaspésie.»

C’est qu’un jour de congé, Chantal Vanasse est montée sur son bolide de l’époque, un vieux vélo de montagne abîmé, partant de Rosemont vers le boulevard Notre-Dame pour traverser du côté de Repentigny et se rendre jusqu’à Berthierville, avant de revenir à la maison. Une petite virée de 150 kilomètres!

«Ç’a été le coup de foudre pour cette sensation de méditation et détente ressentie», se souvient celle qui a recommencé à travailler depuis peu en donnant des cours d’aquaspinning dans un centre communautaire, un idéal pour sa condition avec un horaire aux heures brisées.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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