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Boissons sucrées: il n’y aurait pas de comité d’experts

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Boissons sucrées: il n’y aurait pas de comité d’experts

CONTROVERSE. Les prétentions de Michel Trottier selon lesquelles le parti au pouvoir a eu recours à un subterfuge pour éviter de débattre de la proposition de revoir et mettre à jour la politique alimentaire actuellement à l’étude et d’y inclure l’interdiction de vendre des boissons sucrées et énergisantes dans les établissements municipaux semblent s’avérer.

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Rappel des faits. Au moment d’ouvrir les discussions sur ladite proposition au dernier conseil municipal, un des élus du maire, Nicholas Borne, s’est levé pour dresser un état des lieux quant à l’amélioration de l’offre alimentaire à la Ville.

Reprenant l’argumentaire défendu plus tôt par le maire Demers, M. Borne a d’abord salué les «intentions louables» du conseiller de l’opposition Claude Larochelle, avant d’avancer que sa proposition est «prématurée».

«Il serait irrespectueux et irresponsable de statuer dès maintenant sur le sujet pour lequel on a un comité d’experts qui a été mandaté.»

Membre de l’exécutif, Stéphane Boyer a abondé dans le même sens, estimant «qu’on devrait laisser le comité faire œuvre de son travail avant d’adopter une motion».

Puis, avant d’ajouter que le rapport était attendu en 2018, le maire Demers a fait valoir que «le comité d’experts est là pour nous conseiller […] On ne peut pas manquer de respect au comité».

Au final, les élus du parti au pouvoir ont voté en bloc pour le report du débat jusqu’à ce que ledit comité dépose son rapport et ses recommandations quant aux moyens à privilégier pour réduire la consommation d’aliments sucrés sur tout le territoire.

Coup de théâtre

Au lendemain du conseil, le 4 avril, Michel Trottier affirme que «le maire a erré en affirmant qu’un comité planchait actuellement sur la révision du cadre alimentaire de la Ville».

Il dit tenir l’information de sources très crédibles oeuvrant à la Ville de même qu’au Centre intégré de la santé et des services sociaux (CISSS) de Laval, les deux organisations à la tête du Comité intersectoriel sur le développement des jeunes enfants et l’adoption de saines habitudes de vie, lequel est notamment chargé de revoir le cadre de l’offre alimentaire.

«Il n’y a actuellement aucun comité de travail en action à ce sujet, assure le chef de l’opposition. Plutôt que de prendre le parti de la santé des citoyens, le maire a choisi la partisannerie contre-productive en s’opposant à la proposition du conseiller de Parti Laval-Équipe Michel Trottier.»

Version de la Ville

Cette affirmation est rapidement démentie par Sarah Bensadoun, porte-parole au Service des communications de la Ville: «La future politique alimentaire est en cours de planification et on prévoit son déploiement au cours de l’année 2019», commente-t-elle.

Elle en veut pour preuve le plan d’action 2017-2020 dont a accouché l’année dernière le comité intersectoriel formé de 15 partenaires parmi lesquels on retrouve, entre autres, les commissions scolaires francophone et anglophone du territoire.

Des 15 objectifs que cible le grand plan d’action, l’objectif no 11 vise précisément l’offre alimentaire dans le milieu municipal qui a d’ailleurs été confié à un sous-comité créé en 2016, informe en complément d’information Mme Bensadoun lors d’un second appel le 5 avril.

«À l’origine, le mandat principal était d’assurer le déploiement des machines distributrices de produits santé, un projet-pilote. À cela s’est ajouté l’objectif de revoir le cadre alimentaire de la Ville et d’évaluer la possibilité et de mettre en œuvre une politique alimentaire municipale.»

Elle précise également que la Ville, le CISSS et le Groupe Promo-Santé Laval composent ce comité qui se réunit 4 à 5 fois par année.

Version du Groupe Promo-Santé

La veille, en entrevue au Courrier Laval, le directeur général du Groupe Promo-Santé Laval, Charles-Émile Desgagnés-Cyr, tenait un tout autre discours.

«Nous, on souhaite se faire donner le mandat de travailler sur une politique de saine alimentation qui serait implanter progressivement», expliquait celui qui a pris la parole au conseil municipal en appui à la proposition de l’opposition.

Questionné à savoir s’il faisait partie du comité d’experts, il répondait par la négative tout en précisant qu’il s’y joindrait «avec grand plaisir» si on l’y invitait.

Cela dit, M. Desgagnés-Cyr a toutefois tenu à souligner qu’à titre d’organisme fiduciaire d’une enveloppe de 20 000 $, Groupe Promo-Santé Laval siégeait forcément sur le comité chargé de la poursuite du projet-pilote de machines distributrices d’aliments santé.

À lire aussi: Mobilisation pour le retrait des boissons sucrées dans les édifices municipaux

Rappel des faits. Au moment d’ouvrir les discussions sur ladite proposition au dernier conseil municipal, un des élus du maire, Nicholas Borne, s’est levé pour dresser un état des lieux quant à l’amélioration de l’offre alimentaire à la Ville.

Reprenant l’argumentaire défendu plus tôt par le maire Demers, M. Borne a d’abord salué les «intentions louables» du conseiller de l’opposition Claude Larochelle, avant d’avancer que sa proposition est «prématurée».

Nicholas Borne, conseiller municipal du parti au pouvoir, le Mouvement lavallois.Nicholas Borne, conseiller municipal du parti au pouvoir, le Mouvement lavallois.  ©Photo – Photo 2M.Media – Archives

«Il serait irrespectueux et irresponsable de statuer dès maintenant sur le sujet pour lequel on a un comité d’experts qui a été mandaté.»

Nicholas Borne, conseiller municipal et président de la Commission sur le logement social.Nicholas Borne, conseiller municipal et président de la Commission sur le logement social.  ©Photo – Photo TC Media – Archives

Membre de l’exécutif, Stéphane Boyer a abondé dans le même sens, estimant «qu’on devrait laisser le comité faire œuvre de son travail avant d’adopter une motion».

Puis, avant d’ajouter que le rapport était attendu en 2018, le maire Demers a fait valoir que «le comité d’experts est là pour nous conseiller […] On ne peut pas manquer de respect au comité».

Le maire Marc Demers.Le maire Marc Demers.  ©Photo – Photo 2M.Media – Mario Beauregard

Au final, les élus du parti au pouvoir ont voté en bloc pour le report du débat jusqu’à ce que ledit comité dépose son rapport et ses recommandations quant aux moyens à privilégier pour réduire la consommation d’aliments sucrés sur tout le territoire.

Coup de théâtre

Au lendemain du conseil, le 4 avril, Michel Trottier affirme que «le maire a erré en affirmant qu’un comité planchait actuellement sur la révision du cadre alimentaire de la Ville».

Michel Trottier, chef de lMichel Trottier, chef de l’opposition.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

Il dit tenir l’information de sources très crédibles oeuvrant à la Ville de même qu’au Centre intégré de la santé et des services sociaux (CISSS) de Laval, les deux organisations à la tête du Comité intersectoriel sur le développement des jeunes enfants et l’adoption de saines habitudes de vie, lequel est notamment chargé de revoir le cadre de l’offre alimentaire.

«Il n’y a actuellement aucun comité de travail en action à ce sujet, assure le chef de l’opposition. Plutôt que de prendre le parti de la santé des citoyens, le maire a choisi la partisannerie contre-productive en s’opposant à la proposition du conseiller de Parti Laval-Équipe Michel Trottier.»

Version de la Ville

Cette affirmation est rapidement démentie par Sarah Bensadoun, porte-parole au Service des communications de la Ville: «La future politique alimentaire est en cours de planification et on prévoit son déploiement au cours de l’année 2019», commente-t-elle.

Elle en veut pour preuve le plan d’action 2017-2020 dont a accouché l’année dernière le comité intersectoriel formé de 15 partenaires parmi lesquels on retrouve, entre autres, les commissions scolaires francophone et anglophone du territoire.

Des 15 objectifs que cible le grand plan d’action, l’objectif no 11 vise précisément l’offre alimentaire dans le milieu municipal qui a d’ailleurs été confié à un sous-comité créé en 2016, informe en complément d’information Mme Bensadoun lors d’un second appel le 5 avril.

«À l’origine, le mandat principal était d’assurer le déploiement des machines distributrices de produits santé, un projet-pilote. À cela s’est ajouté l’objectif de revoir le cadre alimentaire de la Ville et d’évaluer la possibilité et de mettre en œuvre une politique alimentaire municipale.»

Elle précise également que la Ville, le CISSS et le Groupe Promo-Santé Laval composent ce comité qui se réunit 4 à 5 fois par année.

Version du Groupe Promo-Santé

La veille, en entrevue au Courrier Laval, le directeur général du Groupe Promo-Santé Laval, Charles-Émile Desgagnés-Cyr, tenait un tout autre discours.

Charles-Émile Desgagnés-Cyr, directeur général du Groupe Promo-Santé Laval.Charles-Émile Desgagnés-Cyr, directeur général du Groupe Promo-Santé Laval.  ©Photo – Photo capture d’écran

«Nous, on souhaite se faire donner le mandat de travailler sur une politique de saine alimentation qui serait implanter progressivement», expliquait celui qui a pris la parole au conseil municipal en appui à la proposition de l’opposition.

Questionné à savoir s’il faisait partie du comité d’experts, il répondait par la négative tout en précisant qu’il s’y joindrait «avec grand plaisir» si on l’y invitait.

Cela dit, M. Desgagnés-Cyr a toutefois tenu à souligner qu’à titre d’organisme fiduciaire d’une enveloppe de 20 000 $, Groupe Promo-Santé Laval siégeait forcément sur le comité chargé de la poursuite du projet-pilote de machines distributrices d’aliments santé.

À lire aussi: Mobilisation pour le retrait des boissons sucrées dans les édifices municipaux

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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