Mis à jour le 09 janvier 2026 à 11h26
L’arrivée de 2026 n’a pas réglé l’enjeu des centaines de constats d’infraction reçus par des parents de l’école secondaire Georges-Vanier. Au contraire, les envois prioritaires se poursuivent et les amendes s’accumulent.
Le passage de plusieurs parents au conseil municipal ainsi que le déclenchement d’une enquête administrative semblaient avoir refroidi les ardeurs des agent.e.s du Service de police de Laval (SPL).
L’accalmie n’a toutefois pas duré puisque les Lavallois.es ayant déposé leur enfant à l’école via l’avenue Mondor au cours de l’année scolaire 2024-2025 ont rapporté avoir reçu de nouveaux constats d’infraction par la poste au cours des derniers mois.
Sur le groupe Facebook qu’ils ont créé pour se mobiliser, une maman rapporte même qu’un huissier lui aurait remis une missive «qui ne s’était pas rendue» en mains propres à son domicile, dans les premiers jours de janvier. Cet homme lui aurait indiqué avoir procédé de la même manière pour une centaine d’autres amendes.
Le regroupement n’a pas fait de recomptage depuis septembre, mais il est certain que des milliers de dollars se sont ajoutés à la facture cumulative, qui se chiffrait alors à 25 000$.
«C’est vraiment déplorable, relate une Lavalloise ayant reçu trois amendes. Tout le monde se dit la même chose: on en a combien qui nous pendent encore au bout du nez?»
À cette question, impossible d’obtenir réponse. Dans leur déclaration conjointe, le SPL et la Ville de Laval se rangent de nouveau derrière leurs patrouilleurs en réitérant que «toute poursuite pénale se prescrit par un an à compter de la date de la perpétration de l’infraction» et que «même si cette façon de procéder diverge des bonnes pratiques, ces constats ont été émis conformément à la réglementation en vigueur [L-6070]».
Enquête
Quant à l’enquête administrative, si la Ville rapportait en septembre qu’il était trop tôt pour se prononcer sur ses conclusions et conséquences, Laval et son Service de police affirment désormais au Courrier Laval qu’elles ne «commentent pas le déroulement et les conclusions des enquêtes».
Le journal a toutefois eu copie d’une Note de service envoyée par le SPL qui stipulait à ses employé.e.s que la signification des constats par courrier demeurait permise, mais que l’agent devait notifier verbalement le citoyen au moment de l’infraction, et que, si ce n’était pas possible, une explication devait être inscrite en complément du constat.
Recours
Les parents témoignent également d’un traitement qualifié d’incohérent par la cour municipale pour des dossiers semblables, voire identiques.
Effectivement, certains juges annuleraient l’ensemble des contraventions avant que l’accusé ne se présente en cour, d’autres non. Certains leur demanderaient de n’en payer qu’une, d’autres plusieurs.
Manifestement, c’est un casse-tête qui perdure pour les parents qui se sentent perdus et laissés pour compte, malgré la médiatisation du dossier et la prise de position du maire Boyer à l’automne 2025.
«On veut que ce soit traité en groupe et non individuellement, martèle une mère de famille. C’est un stress. Et qu’ils arrêtent d’en émettre! […] S’ils veulent qu’on en paye toute une, qu’ils arrêtent, qu’on en paye une et ce sera réglé. Si c’est ça leur décision, moi, ça ne me dérange pas, mais arrêtez de nous niaiser!»
Lassée de cogner à des portes fermées, une maman a contacté l’Ombudsman de Laval en tant que représentante des parents de l’école Georges-Vanier ayant reçu des contraventions. L’organisation n’a pas pris en charge le dossier «puisque les plaintes relatives aux contraventions émises par le SPL ne relèvent pas de sa juridiction».
«On voudrait que [la Ville] fasse une déclaration, annule toutes les contraventions et qu’il y ait des excuses publiques qui se fassent, ajoute Richard Marcotte, père concerné par cet enjeu. Il y a eu de l’abus, c’est clair net et précis. On n’a pas de suivi à savoir qui est imputable de ça, pourquoi ç’a été fait? On dirait que ça tombe dans l’oubli!»
«Je l’ai déjà dit, je ne défendrai pas l’indéfendable, a déclaré Stéphane Boyer. Comme maire, je ne peux pas intervenir dans le processus judiciaire. J’invite donc les gens qui jugent que leurs droits ont été lésés à faire des démarches de contestation à la cour municipale. Je comprends qu’il s’agit d’un irritant pour les citoyens, mais c’est le seul moyen.»
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