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Couvrant actuellement 26 hectares essentiellement situés au coeur de l’archipel de Sainte-Rose, le refuge faunique du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles pourrait passer à 550 hectares dans les seule limites de l’île Jésus. (Photo gracieuseté – Martin Alarie)

Parc de la Rivière-des-Mille-Îles

Aires protégées: Stéphane Boyer voit grand

Le chef du Mouvement lavallois et candidat à la mairie, Stéphane Boyer, souhaite participer à la création de la plus grande réserve faunique du Québec en milieu urbain.

En clair, l’aspirant maire embrasse l’ambitieux projet sur lequel Éco-Nature planche depuis une dizaine d’années, dont l’objectif est d’accroître le statut d’aire protégée de près de 20 fois la superficie actuelle du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles. Les 26 hectares protégés qu’abrite actuellement ce parc pourrait ainsi passer à 550 hectares dans les limites de l’île Jésus.

Dévoilé le 14 septembre, ce premier engagement de Stéphane Boyer suit de quelques jours celui du chef de Parti Laval – Équipe Michel Trottier qui s’est engagé à protéger 90 % de tous les milieux humides recensés sur le territoire, s’approchant ainsi des demandes du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval.

En foi de quoi, l’environnement retiendra l’attention au cours de la prochaine campagne électorale qui s’ouvrira ce vendredi 17 septembre.

À peu de frais

«Cette idée suscite beaucoup d’enthousiasme, a déclaré M. Boyer par voie de communiqué. Après l’acquisition des deux grandes îles [de l’archipel Saint-François], on peut dire que le projet arrive à maturité. À cette étape-ci, ce n’est qu’une question de leadership».

Il entend y arriver en harmonisant le zonage de plusieurs terrains riverains et îles à proximité. «Comme la plupart de ces lots sont déjà des propriétés lavalloises, la complexité de ce projet est davantage administrative que financière», précise-t-on.

À cet égard, les îles aux Vaches et Saint-Pierre acquises par la Ville en 2020 totalisent à elles seules 161 hectares.

Richesse à préserver

«Notre objectif fondamental est de protéger la richesse de notre territoire, fait valoir le chef du Mouvement lavallois, ajoutant que près des deux tiers des espèces vertébrées recensées au Québec se retrouveraient dans cette éventuelle réserve faunique. Ce projet nous permettrait de protéger cette faune et cette flore exceptionnelles de façon pérenne».

C’est d’ailleurs dans cette même foulée qu’à l’été 2020, la direction générale d’Éco-Nature s’était prononcée contre le controversé projet de développement récréotouristique projeté sur l’île Gagnon, demandant à l’administration Demers-Boyer d’accorder un statut d’affectation de protection à cette île nichée au cœur de l’archipel de Sainte-Rose.

L’organisme gestionnaire du Parc étayait alors sa requête du fait que parmi les espèces fauniques présentes dans les îles et la rivière, près d’une centaine étaient considérées en péril ou à statut précaire, résultat de la pression urbaine qui fragmente et fragilise ce milieu naturel.

Refuge faunique

Mine de rien, l’ajout de 525 hectares au refuge faunique du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles représente une superficie de 750 terrains de soccer en rive.

«En les réunissant, on y apporterait une cohérence et on pourrait y développer des activités écoresponsables au bénéfice de tous les Lavalloises et Lavallois. Parfois, il ne suffit que d’un sentier et d’une poubelle pour profiter d’un lieu méconnu et jusqu’alors inaccessible», illustre Stéphane Boyer, saluant au passage la saine gestion du refuge par Éco-Nature.

À noter que les huit autres villes riveraines bordant les 42 kilomètres de cette rivière reliant Saint-Eustache à Terrebonne doubleraient la mise, ce qui à terme porterait le refuge à plus d’un millier d’hectares.

Et selon la directrice générale d’Éco-Nature, Christine Métayer, cela pourrait aller assez rondement. Elle explique qu’au fur et à mesure que les résolutions municipales seront adoptées, celles-ci seront aussitôt transférées au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, lequel mènera ses consultations avant d’intégrer au refuge les territoires concernés par décret.

Mme Métayer, qui est en poste depuis le printemps, rappelle que contrairement à une réserve faunique, le statut de refuge est «plus adapté au contexte urbain», permettant en certains endroits la pratique d’activités récréatives.

Incidemment, Éco-Nature est actuellement investi dans le projet ERRE écomobilité, un réseau régional de transport écologique, récréatif et utilitaire sur l’eau comme en rive qui consiste à faciliter l’accès à la rivière d’ouest en est sur une distance de 42 kilomètres.

À lire également: Laval investit dans un projet récréotouristique nautique

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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