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Chef de Parti Laval, Michel Trottier a dévoilé sa plateforme électorale en vue du scrutin municipal du dimanche 7 novembre. (Photo 2M.Media)

Élections municipales

Parti Laval mise sur la vie de quartier et l’environnement

C’est entouré de 13 de ses candidats réunis au local électoral établi dans Sainte-Rose que le chef de Parti Laval et candidat à la mairie Michel Trottier dévoilait, le 8 septembre, sa plateforme en vue de la campagne municipale qui nous mènera à l’élection du dimanche 7 novembre.

Tenant sur 28 pages, le programme Pour un nouveau mode de ville présente 73 engagements qui se déploient autour de 8 thèmes distincts, à savoir la vie de quartier, la mobilité, le service aux citoyens, l’environnement, la saine gestion, le développement économique, l’aménagement du territoire et les enjeux de société.

Services de proximité

Sans surprise, Michel Trottier s’engage à réinvestir massivement dans les quartiers qui ont été trop longtemps négligés, soutient depuis des années le chef de l’opposition officielle.

En 4 ans, une administration Trottier injecterait pas moins de 225 M$ dans de nouvelles infrastructures culturelles, sportives et de loisirs dites de proximité.

«Nous avons l’ambition de munir la Ville de deux nouvelles piscines intérieures publiques, de deux arénas, d’un complexe intérieur de soccer, d’un complexe de basketball extérieur et d’un centre de création artistique lors d’un premier mandat», dit celui qui déplore le fait que Laval soit la municipalité disposant de moins de piscines intérieures par ratio de 100 000 habitants au Québec.

S’il est trop tôt pour dire où atterriraient ces équipements, l’objectif à la base est de rapprocher les services des milieux de vie, et ce, toujours en priorisant les quartiers excentrés, fait-il valoir.

«La période de transition d’après Vaillancourt est terminée. C’est maintenant le temps d’avoir une vision de quartier», souligne Michel Trottier, affirmant vouloir «faire passer les intérêts des familles lavalloises avant ceux des promoteurs du centre-ville».

Crédit de 500 $

Pour lutter contre l’auto-solo et réduire les émissions de gaz à effet de serre, Michel Trottier propose de mettre en place «un crédit de 500 $ en soutien à la mobilité verte» dont bénéficieraient les Lavallois de 60 à 64 ans (la gratuité à la STL est en vigueur chez les 65 ans et plus) et les étudiants de 25 ans et moins aux études postsecondaires, inscrits à la formation professionnelle et à l’éducation aux adultes à temps plein.

Ce remboursement serait applicable sur une base annuelle dès que les coûts d’achats de cartes Opus excèdent 100 $. «Ça représente plus de 60 % de la valeur d’une passe étudiante annuelle», illustre le chef de Parti Laval.

Fonds vert

Aussitôt porté au pouvoir, M. Trottier créerait le Fonds Vert Lavallois auquel il consacrerait 14,6 M$ dès la première année.

Aux 6 M$ budgétés annuellement s’ajouterait une somme équivalente à 10 % des excédents annuels sur les dépenses de la Ville, lesquels s’élevaient exceptionnellement à 86 M$ au dernier exercice financier.

Considérant des surplus annuels oscillant autour de 40 M$, le fonds vert disposerait bon an mal an de 10 millions de dollars pour l’acquisition, la restauration et la mise en valeur de milieux naturels.

Cibles ambitieuses

«La planète se meurt», rappelle le chef de Parti Laval, qui entend revoir à la hausse les cibles environnementales que Laval s’est fixées pour 2035.

D’abord, il porterait de 14 à 17 % l’objectif des aires protégées sur le territoire, conformément au Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Précisons que cette cible de 17 % correspond au seuil minimal fixé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

En matière d’indice de la canopée, le couvert forestier passerait de 27 à 30 % pour se coller également aux ambitions de la CMM. Incidemment, M. Trottier s’engage à planter 100 000 arbres dans un premier mandat.

Mais la mesure la plus ambitieuse de son programme demeure sans conteste celle visant à protéger 90 % des milieux humides recensés sur le territoire plutôt que les 67 % visés par le Règlement de contrôle intérimaire (RCI) adopté par le conseil municipal, l’an dernier.

Michel Trottier s’approche ainsi des demandes du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, une ressource qu’il qualifie d’«inestimable».

Cette nouvelle cible ajouterait plus de 400 hectares (couvrant une superficie de près de 600 terrains de soccer) aux 1062 hectares d’étangs, marais, marécages et tourbières déjà protégés.

Taxes municipales

Sous une administration Trottier, il y aurait un gel du compte de taxes foncières résidentiel moyen en 2022, suivi d’une hausse annuelle moyenne de 1,33 % pour les trois années à venir.

Fait plutôt inusité, cette hausse fiscale fixée jusqu’à quatre ans d’avance demeure toutefois conditionnelle à un indice des prix à la consommation (IPC) sous la barre des 3 %, précise le candidat à la mairie, résolument déterminé à maintenir l’augmentation du compte de taxes en deçà du taux d’inflation.

«Une saine gestion [des finances publiques] permettra de répondre à l’inflation réelle. S’il y a un écart à combler, ça compensera pour les années passées», termine Michel Trottier en précisant que des «surplus» avaient été «engrangés sur le dos des citoyens».

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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