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À la mémoire des femmes autochtones et dénonciatrices de violence

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À la mémoire des femmes autochtones et dénonciatrices de violence

6 DÉCEMBRE. Encore ébranlées par un atelier sur le colonialisme des communautés autochtones, une cinquantaine de femmes ont commémoré l’assassinat misogyne des 14 étudiantes de l’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, et des femmes mortes des mains d’un conjoint, ex-conjoint ou proche, lors d’une cérémonie devant le centre communautaire St-Joseph.

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Ces militantes répondaient ainsi à l’invitation annuelle de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) dans un contexte d’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, elles sont 1186 à avoir subi pareil sort depuis 1980, ainsi que la dernière série de dénonciations médiatisées de violence sexuelle.

«Nous sommes là, ensemble, pour dire que nous avons le devoir de se souvenir et également de nommer, a clamé en premier lieu Fabiola Geneste, membre de la TCLCF et  du Comité lavallois d’action féministe. Le devoir de nommer que derrière les chiffres et les pourcentages se trouvent des femmes qui, par le fait d’être nées femme, se voient plus susceptibles d’être agressées, blessées ou tuées par des hommes.»

Mme Geneste venait de rappeler qu’au cours de son existence, une femme sur trois sera victime d’agression sexuelle et autant aura subi de la violence dans son couple.

Après avoir observé une minute de silence, chaque femme a déposé son lampion et une pensée écrite sur carton blanc sous les banderoles commémoratives. Parmi les messages exprimés, on pouvait lire «Regarder la réalité en face pour mieux changer le monde», «Éduquer et informer à propos de toutes formes de violence», «Liberté, je crie ton nom!» Main dans la main, les 50 Lavalloises présentes ont finalement scandé: «Les femmes unies jamais ne seront vaincues!»

Vers la réconciliation

En matinée, les participantes avaient pris part à l’atelier Le cercle et la boîte, de Femmes autochtones du Québec.

«On vit physiquement et émotionnellement tout l’impact de la colonisation sur la culture autochtone dans une compréhension du cœur, à l’aide d’objets, de confier Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF. On incarne un parent, enfant, aîné, être bispirituel en vivant l’avant, après et maintenant de la colonisation. Cet exercice nous a toutes bouleversées.»

Cette démarche a pour objectif principal de paver la voie à une réconciliation des peuples et convenait parfaitement au soulignement annuel de la Journée nationale de commémoration et d’action contre les violences faites aux femmes.

Changer les mentalités

D’autre part, l’actualité récente a illustré l’ampleur des violences vécues par les femmes.

Saluant les nombreuses dénonciations faites cet automne, Mélanie Guénette, coordonnatrice de la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (TCVCASL), a déclaré: «Le #metoo devenu rapidement au Québec le #moiaussi a envahi les fils d’actualité. Pour qu’un changement de vision sociale se poursuive, il faut continuer de faire connaître ces abus.»

Les TCLCF et TCVCASL rappellent que des ressources existent à Laval pour soutenir les survivantes de violences et les accompagner dans leur démarche. En plus du site tcvcasl.com, toute femme peut contacter directement le 1 888 933-9007 (ligne d’écoute-référence 7 jours 24 heures sur 24 en agression sexuelle) ou le 1 800 363-9010 (SOS Violence conjugale).

Ces militantes répondaient ainsi à l’invitation annuelle de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) dans un contexte d’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, elles sont 1186 à avoir subi pareil sort depuis 1980, ainsi que la dernière série de dénonciations médiatisées de violence sexuelle.

«Nous sommes là, ensemble, pour dire que nous avons le devoir de se souvenir et également de nommer, a clamé en premier lieu Fabiola Geneste, membre de la TCLCF et  du Comité lavallois d’action féministe. Le devoir de nommer que derrière les chiffres et les pourcentages se trouvent des femmes qui, par le fait d’être nées femme, se voient plus susceptibles d’être agressées, blessées ou tuées par des hommes.»

Mme Geneste venait de rappeler qu’au cours de son existence, une femme sur trois sera victime d’agression sexuelle et autant aura subi de la violence dans son couple.

Après avoir observé une minute de silence, chaque femme a déposé son lampion et une pensée écrite sur carton blanc sous les banderoles commémoratives. Parmi les messages exprimés, on pouvait lire «Regarder la réalité en face pour mieux changer le monde», «Éduquer et informer à propos de toutes formes de violence», «Liberté, je crie ton nom!» Main dans la main, les 50 Lavalloises présentes ont finalement scandé: «Les femmes unies jamais ne seront vaincues!»

Vers la réconciliation

En matinée, les participantes avaient pris part à l’atelier Le cercle et la boîte, de Femmes autochtones du Québec.

«On vit physiquement et émotionnellement tout l’impact de la colonisation sur la culture autochtone dans une compréhension du cœur, à l’aide d’objets, de confier Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF. On incarne un parent, enfant, aîné, être bispirituel en vivant l’avant, après et maintenant de la colonisation. Cet exercice nous a toutes bouleversées.»

Cette démarche a pour objectif principal de paver la voie à une réconciliation des peuples et convenait parfaitement au soulignement annuel de la Journée nationale de commémoration et d’action contre les violences faites aux femmes.

Changer les mentalités

D’autre part, l’actualité récente a illustré l’ampleur des violences vécues par les femmes.

Saluant les nombreuses dénonciations faites cet automne, Mélanie Guénette, coordonnatrice de la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (TCVCASL), a déclaré: «Le #metoo devenu rapidement au Québec le #moiaussi a envahi les fils d’actualité. Pour qu’un changement de vision sociale se poursuive, il faut continuer de faire connaître ces abus.»

Les TCLCF et TCVCASL rappellent que des ressources existent à Laval pour soutenir les survivantes de violences et les accompagner dans leur démarche. En plus du site tcvcasl.com, toute femme peut contacter directement le 1 888 933-9007 (ligne d’écoute-référence 7 jours 24 heures sur 24 en agression sexuelle) ou le 1 800 363-9010 (SOS Violence conjugale).

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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