Mis à jour le 27 janvier 2026 à 15h01
Après des dénonciations au Centre de services scolaire de Laval (CSSL) à l’automne 2025, des enquêtes ont été déclenchés en lien avec des voies de faits alléguées de la part de 4 membres du personnel de l’école des Perséides, implantée à Pont-Viau.
C’est Mélanie Marquis, journaliste à La Presse, qui a révélé la tourmente à laquelle fait face l’établissement scolaire fréquenté par des élèves présentant une déficience intellectuelle moyenne à sévère avec un trouble envahissant du développement.
«Considérant la vulnérabilité de ces élèves et leurs grands besoins, différentes pratiques pédagogiques et techniques d’intervention doivent être appliquées pour assurer la sécurité des élèves et celle du personnel, énonce Annie Goyette, directrice adjointe au bureau des communications du CSSL. Nous sommes bien conscients qu’il peut parfois être complexe d’intervenir efficacement auprès d’élèves lourdement handicapés et c’est pourquoi de la formation et de l’accompagnement sont donnés aux équipes, mais sont aussi ajustés et revus en fonction de l’évolution de leurs besoins.»
Allégations
On reproche à quatre membres du personnel de l’école des Perséides certaines «pratiques inadmissibles» et «comportements inacceptables».
Selon les informations de La Presse, des «techniques d’intervention musclées» ainsi que des «pratiques douteuses, mais non douloureuses», comme l’envoi d’eau au visage, sont en cause.
Dès qu’il a été informé de la problématique, le CSSL a sollicité une firme externe à des fins d’enquête, puis a collaboré avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Laval ainsi que le Service de police de Laval (SPL) pour une seconde enquête.
«Ce qu’il faut retenir, c’est que les allégations sont graves et inacceptables, déclare Yves Michel Volcy, directeur général du CSSL. Il y avait urgence d’agir. Plusieurs mesures ont été mises en place pour assurer la sécurité des élèves, améliorer la communication et l’entraide au sein de l’équipe-école ainsi que soutenir et accompagner le milieu pour nous assurer des meilleures pratiques pédagogiques auprès des élèves. Nous avons une »tolérance zéro » pour tout geste inapproprié envers nos élèves. Nous devons soutenir leurs apprentissages dans un milieu sécuritaire.»
Le SPL a indiqué que ce dossier concernait un événement survenu à l’intérieur de l’établissement, qu’il avait été soumis au procureur et qu’il relevait désormais du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Le personnel sous enquête a été libéré de ses tâches jusqu’à sa conclusion. La nature de leur emploi n’a pas été divulguée, mais le CSSL a publié une offre d’emploi pour trois postes de technicien.ne en éducation spécialisée pour cette école primaire, à la mi-janvier.
Actions
Enquêtes mises à part, le CSSL affirme avoir mis en branle plusieurs actions en réponse aux violences évoquées.
À l’automne, le Centre dit avoir rencontré l’ensemble du personnel scolaire de l’école des Perséides afin de rappeler exigences et attentes, dont le devoir de dénoncer des gestes inappropriés.
Un plan de soutien aurait été proposé, le plan de formation modifié et les protocoles d’interventions présentés de nouveau.
«Des professionnels spécialisés dans les meilleures pratiques d’intervention auprès de la clientèle handicapée ont été déployés à l’école (ergothérapeute, orthophoniste, psychoéducatrice, conseillère pédagogique), complète Annie Goyette. Des ajouts de personnel ont aussi permis d’offrir une aide additionnelle, de soutenir le milieu dans les interventions et de permettre des transferts entre la théorie reçue en formation et la pratique sur le terrain.»
Le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL) n’a pas remarqué ces opérations sur le terrain.
«En réponse à cette situation, il n’y a pas eu d’actions concrètes qui ont été mises de l’avant de la part de l’employeur pour préserver la santé et sécurité de son personnel, argue Julie Bossé, présidente du SERL. On constate une réelle banalisation de la violence par le CSSL. C’est pourquoi la situation est dénoncée depuis longtemps par le syndicat.»
La présidente a d’ailleurs réitéré la position de son organisation au conseil d’administration du CSSL, le lundi 26 janvier, où l’augmentation significative de la violence envers le personnel scolaire et la nécessité collective d’agir face à cet enjeu a fait l’objet d’une question.
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