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En 2020-2021, 31,5 % des signalements provenaient des organismes. Ceux-ci ont été suivis par le milieu scolaire (27,5 %) et le corps policier (20,2 %). (Photo gracieuseté)

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3913 signalements traités à Laval par la DPJ en 2020-2021

Un total de 3913 signalements a été traité par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) sur le territoire lavallois au cours de l’année 2020-2021 selon un rapport émis par l’organisation.

Il s’agit d’une baisse de 497 par rapport à l’année précédente. Selon Sonia Mailloux, directrice de la protection de la jeunesse de Laval, cela s’explique en grande partie par une chute significative de 30 % des signalements rapportées de mars en mai en raison de la fermeture des écoles.

«En réalité, on a une augmentation annuelle de 20 %, explique-t-elle. […] Ils sont principalement liés aux abus physiques. On parle de situations où il y a eu des méthodes éducatives inappropriées. Ce qui nous a le plus touché, c’était de voir des enfants en bas âge qui avaient un diagnostic de multiples fractures.»

DPJ

Sonia Mailloux, directrice de la protection de la jeunesse de Laval. (Photo 2M.Media – Archives)

En effet, 644 des signalements retenus par la DPJ de Laval concernaient les abus physiques ou risques d’abus physique. Cette catégorie a été suivie par les mauvais traitements psychologiques (492 signalements) qui ont connu une hausse importante en 2020-2021.

«Cela signifie que nos petits Lavallois ont vu des scènes de violence conjugale, poursuit Mme Mailloux. Ce sont les situations qui nous ont été principalement rapportées. Cette catégorie affichait même le bilan le plus élevé ici à la suite de notre évaluation des signalements.»

Sur une note plus positive, la directrice de la protection de la jeunesse de Laval note que Laval demeure l’une des rares régions de la province qui n’a aucune attente pour l’évaluation quand une situation problématique est signalée.

Nouveau projet

Bien que la pandémie ait eu un impact sur la baisse observée en 2020-2021, celle-ci s’explique aussi par l’implantation d’un nouveau projet sur l’île Jésus.

«Nous avons mis en place une initiative en collaboration avec les services de proximité, décrit Mme Mailloux. Comme nous sommes habituellement le service de dernier recours, nous voulions interagir ensemble pour permettre à des familles d’avoir des services plus rapidement.»

Cette initiative a permis aux services de proximité d’agir en amont et d’offrir de l’aide en dehors de la Loi sur la protection de la jeunesse.

Au total, 475 enfants et leur famille ont reçu de l’aide grâce au projet en 2020-2021. Ils n’ont ainsi pas eu à passer par le processus de signalement habituel, ce qui rend très fier la DPJ de Laval qui poursuit cette mesure cette année.

Besoin criant

En plus de ce projet, plusieurs autres programmes pourraient être mis en place à Laval dans les prochaines semaines. Sans confirmer de plan fixe, Mme Mailloux mentionne la possibilité d’acquérir un chien en soutien émotif pouvant aider les enfants qui vivent des difficultés et auprès desquels il est nécessaire de réaliser une intervention.

«On fait tout ce qu’on peut pour alléger notre processus et que les familles puissent avoir de l’aide plus rapidement, note-t-elle. Pour les prochaines années, je crois que le regard devra être posé sur les façons pour mieux réfléchir ou agir sur la diminution de cette maltraitance.»

Elle rappelle également un besoin criant de main d’œuvre pour assurer un service complet et efficace sur le territoire lavallois. Au total, une quinzaine de postes sont disponibles pour des professionnels et techniciens en services sociaux, criminologie, psychoéducation, assistance sociale ou éducation spécialisée.

«Nous sommes une équipe dynamique et tout autre professionnel qui pourrait avoir le goût de s’investir à Laval peut nous contacter. Travailler en protection de la jeunesse, c’est une spécialisation qui prend plusieurs années à être maîtrisée, mais on ne les laisse pas seuls. Il y a un accompagnement dès le départ», de conclure Sonia Mailloux.

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