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Vote historique de grève chez les paramédicaux d’Urgences-santé

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Vote historique de grève chez les paramédicaux d’Urgences-santé

SOCIÉTÉ. «Pour la première fois dans notre histoire, une grève pourrait avoir comme conséquence de réduire des services jugés non essentiels», de déclarer le président du Syndicat du préhospitalier de Montréal et Laval, Réjean Leclerc, à la suite d’un vote historique tenu par quelque 200 paramédicaux, le 30 décembre.

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Après un premier scrutin fort majoritaire en faveur de la grève générale illimitée, en novembre dernier, les membres ont de nouveau exprimé un mandat clair, voté à 98 %. Leur comité de négociation est autorisé à exercer la grève pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée, et ce, afin de faire avancer leur négociation collective qui s’étire depuis avril 2015.

«Nous avons dû convoquer d’urgence cette assemblée spéciale durant la période des fêtes, en pleine tempête, de continuer M. Leclerc. Nous sommes très satisfaits du résultat, d’autant plus que ces nouvelles conditions de grève pourraient entraîner une réduction d’heures travaillées, soit des pertes de salaire.»

Jugement historique

Depuis 1984, année de fondation du syndicat rassemblant les 960 paramédicaux à l’emploi d’Urgences-santé à Laval et Montréal, le Tribunal administratif du travail refusait systématiquement les listes de services non essentiels proposées. Cependant, un arrêt de la Cour suprême invalidant la loi limitant le droit de grève des services essentiels a depuis changé la donne.

«Certains appels non urgents, ce qu’on réalise dans les questionnaires soumis durant les appels, pourraient ne pas être affectés à des ambulances, mentionne Réjean Leclerc. Nous tenons à rassurer la population en précisant que nous allons demeurer très vigilants pour éviter toute erreur.»

Changement stratégique

Notons que ce second vote de grève a été rendu nécessaire après que la partie patronale eut refusé de reconduire la même entente hors-cour intervenue lors du conflit de 2012 à propos des services essentiels.

«Notre première intention était de convenir d’une entente avec les employeurs pour arrêter certaines tâches précises tout en maintenant un niveau d’effectifs à 100 %, remplacés à 100 %, explique le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Dany Lacasse. En refusant de reconduire ce modèle, les employeurs ne nous donnent pas d’autre choix que de recourir à une véritable grève, comme on l’entend traditionnellement, avec une diminution des services.»

Le mandat actuel prévoit ainsi de déterminer les services non essentiels qui pourraient cesser d’être donnés en cas de débrayage.

Enjeux

Rappelons que les conventions collectives dans le secteur sont échues depuis le 31 mars 2015.

Les salaires, l’accès à une retraite progressive, les horaires de travail, la charge de travail, l’organisation du travail et la santé et la sécurité du travail sont au cœur des enjeux de ces négociations.

Pour les paramédicaux, l’enjeu particulièrement sensible demeure la surcharge de travail.

«L’organisation du travail et la gestion des horaires et des remplacements font en sorte qu’on peine à assurer une couverture adéquate en tout temps», de conclure Dany Lacasse.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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