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Usage des sacs en plastique: pas un enjeu prioritaire à Laval

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Usage des sacs en plastique: pas un enjeu prioritaire à Laval

ENVIRONNEMENT. Alors que la Commission environnementale de la Ville de Montréal s’apprête à faire part de ses recommandations sur les enjeux et les impacts du bannissement des sacs d’emplettes de plastique à usage unique, l’administration Demers ne fait pas de ce dossier une priorité.

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«Je ne dis pas que ça ne viendra pas éventuellement, mais disons que pour l’instant on a d’autres priorités», mentionne Virginie Dufour, responsable des dossiers de l’urbanisme et de l’environnement au comité exécutif de la Ville de Laval.

Elle en veut notamment pour preuve la collecte des matières organiques que la Ville entend étendre à plus de 100 000 résidences. Un défi de taille, considérant que la collecte à 3 voies est actuellement limitée à quelque 7000 portes.

Outre les restes de table et rognures de gazon, la gestion des matériaux secs, dont les débris de construction et de rénovation, est également au cœur des préoccupations de l’administration municipale tout comme l’implantation d’écocentres, précise Mme Dufour.

Celle-ci minimise la problématique liée aux sacs de plastique en faisant valoir, entre autres, «un changement de comportement» au fil des années auprès des consommateurs et le fait que ces sacs à usage unique sont désormais «recyclables».

Une enquête menée en 2011 auprès de détaillants d’importance pour le compte de RECYC-QUÉBEC et Éco Entreprises Québec tend à lui donner raison.

Les résultats révèlent qu’entre 2007 et 2010, les Québécois ont réduit de 52 % leur utilisation de sacs d’emplettes à usage unique. En 2010, on enregistrait la diminution d’un milliard de sacs en circulation, informe le Service de l’environnement de la Ville de Montréal. 

CRE en faveur

Reste que s’il n’en tenait qu’au directeur du Conseil régional de l’environnement de Laval, Guy Garand, l’usage des sacs en plastique serait prohibé sur l’ensemble du territoire, les Villes ayant la compétence de légiférer en pareille matière.

«C’est une plaie dans l’environnement», affirme-t-il, en évoquant les centaines d’années que ces sacs mettent pour se dégrader. Un prix chèrement payé pour une utilisation souvent d’à peine quelques minutes, insiste l’environnementaliste.

À défaut d’un bannissement, M. Garand suggère une hausse de la consigne sur ces sacs et une vaste campagne de sensibilisation.

L’exemple Loblaw

Géant canadien du secteur de l’alimentation, Loblaw Ltée implantait en 2007 le Programme de facturation des sacs à travers ses 1100 points de vente qu’il exploite à l’échelle du pays.

Moins de 10 ans plus tard, ce sont 7,3 milliards de sacs en plastique de moins qui ont été mis en circulation, note la directrice principale aux Affaires corporatives, Johanne Héroux.

Ce succès témoigne de la conscience verte de la clientèle et de son souci de préserver l’environnement, ne manque-t-elle pas de souligner.

Fonds mondial pour la nature

Loblaw s’est associé au Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) à qui elle verse une partie des profits de la facturation de 5 cents par sac en plastique recyclable distribué aux caisses de ces différentes bannières.

«Depuis 2009, on leur a remis 6 millions de dollars, ce qui équivaut à 1 M$ par année», mentionne la porte-parole de cette importante chaîne de détaillants.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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