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Une solide héroïne québécoise signée Deschamps et Tremblay

Culture

Une solide héroïne québécoise signée Deschamps et Tremblay

Dans Le Manoir des invaincus, Robert Deschamps et Christine Tremblay proposent un suspense digne des œuvres américaines du genre, mettant de l’avant une héroïne québécoise ayant pour dessein de dominer le monde à sa façon.

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C’est lors d’un déjeuner de février 2012 que Christine Tremblay prévient son conjoint qu’elle a rêvé d’une idée de récit.

«Je voulais créer un personnage féminin très fort qui se donne pour projet personnel d’arracher à leur milieu sordide d’autres femmes plus jeunes et d’en faire des individus riches, notamment à travers le pouvoir de la sexualité, confie-t-elle, rappelant son leitmotiv: Ce n’est pas parce qu’on vient de nulle part qu’on ne peut pas devenir quelqu’un!»

Les deux enseignants de français, elle au secondaire, lui au collégial, enchaînent ensuite les idées d’épisodes au même rythme que les déjeuners.

«Peu à peu, l’univers romanesque a pris forme, de continuer Robert Deschamps, connu pour avoir publié le Manifeste d’un surtaxé, en mai 2010, un cri du cœur du contribuable et une critique sévère du Québec. Il manque de héros à la D’Artagnan et Capitaine Fracasse au Québec. J’ai voulu un mariage heureux entre l’action et la profondeur, un roman d’aventures épique adapté à l’Amérique moderne et d’une richesse stylistique.»

La trame

À l’âge de 18 ans, Marie Surprenant en a assez d’une vie passée à protéger sa mère éprise d’un concubin misogyne et violent. Elle part pour l’Europe et multiplie les aventures. À son retour, la Québécoise acquiert un manoir dans les Cantons de l’Est. Désormais, tous l’appellent Victoire De Bonnefoy.

«Cette femme, que l’on a aussi voulu teinter du caractère solitaire et intraitable des héros du cinéma américain, va réunir autour d’elle une équipe de six hommes et quatre femmes, un peu à l’image de séries télévisées telles Mission impossible et Maîtres Arnaqueurs», relate Robert Deschamps.

Au fil des pages, Victoire De Bonnefoy devra se colleter à plus d’un obstacle, que ce soit le chantage de deux fonctionnaires fiscaux ou les membres des Snakes, un gang de rue. Peu à peu, une vision philosophique et une critique sociale du Québec d’aujourd’hui émanent du roman.

Une suite?

Le Manoir des invaincus est paru l’automne dernier chez Québec Livres. Le duo d’auteurs et couple dans la vie ne sait encore s’il donnera suite au destin de leur héroïne.

«La clef reste toujours que ces héros soient acceptés, aimés du public, ce qui nous mettrait devant l’obligation d’en donner encore», observent-ils.

Un amour lavallois

Si Christine Tremblay est née et a grandi dans Saint-Vincent-de-Paul, Robert Deschamps est arrivé dans Duvernay à l’âge de neuf ans. Chacun a enseigné dans plusieurs écoles lavalloises, autant du côté francophone qu’anglophone.

«Nous aurions aimé demeurer à Laval, mais nous avons quitté il y a 10 ans, après avoir tenté en vain de trouver une maison au bord de l’eau», mentionnent-ils.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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