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Une nouvelle façon de recruter de la main-d’œuvre

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Une nouvelle façon de recruter de la main-d’œuvre

ÉVÉNEMENT. Imaginez un endroit où entreprises et organismes oeuvrant en développement de l’employabilité se côtoient, échangent et partagent de l’information. Ce rêve a pris forme le 28 février avec la tenue du premier Forum de l’emploi.

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L’événement s’est déployé sous l’impulsion de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL), de compagnies et de 13 regroupements composant le Service Emploi Laval (SEL), aidant à l’accompagnement, l’intégration et le recrutement sur le marché du travail.

Deux volets composaient la matinée, le premier donnant la parole aux organismes pour faire connaître leurs services et au conférencier Amar Dehiles, économiste du SEL. Également, les institutions prenant part au Forum, tels que le Collège Montmorency, l’UQAM, la Commission scolaire de Laval, la Commissions scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, ont fait valoir leurs solutions, comme la formation sur mesure ou les stages. De la salle Claude Legault, au Collège Montmorency, les quelque 85 participants se sont ensuite déplacés vers la salle André-Mathieu pour la seconde partie.

«Les organismes et institutions avaient chacun leurs tables et les employeurs pouvaient s’entretenir directement avec eux, explique Geneviève Dufour, directrice des communications et du marketing pour la CCIL, expliquant qu’un travail en amont avait été effectué notamment par la formation de comités. L’objectif était de mailler les deux à la même place.»

Compagnies manufacturières

Pour cette première, les entreprises provenaient en grande majorité du secteur manufacturier, elles qui avaient approché la Chambre pour pallier un manque de main-d’œuvre.

«J’avais lancé l’idée il y a quelques années, mais on l’a peaufinée avec le temps, indique Dominique Dupont, administratrice à la Chambre et vice-présidente, partenaire d’affaires, ressources humaines chez Lumen, un distributeur de produits électriques, qui a fait partie du comité chargé de plancher sur le Forum de l’emploi. Lorsque Lumen a déménagé de Pointe-Claire à Laval en 2015, j’aurais aimé avoir un kit d’information sur ces organismes. Je connaissais ceux du West Island, mais pas les ressources de Laval.»

Elle croit que le Forum a réussi à sensibiliser les regroupements à l’importance d’œuvrer plus étroitement avec les compagnies. «Il y a eu une sorte d’éveil pour eux. Ils ont compris le message qu’il faut travailler ensemble.»

Les liens tissés au Forum ont d’ailleurs pris rapidement vie en-dehors de la salle André-Mathieu, des rendez-vous étant inscrits à l’agenda pour que les organismes aillent visiter les installations des entreprises afin de cerner leur profil et les besoins. Une telle rencontre était d’ailleurs prévue à la mi-mars chez Lumen.

«Nous avons un grand centre de distribution et on doit combler des postes de préparateurs de commandes et des postes administratifs à notre siège social», mentionne Dominique Dupont, ajoutant qu’un autre type d’employés se profilait dans le monde des affaires, tels les assistés sociaux, immigrants et gens vivant avec une limitation.

«Pour ces derniers, il y a une question de sécurité. Une personne malentendante ne pourrait pas, par exemple, conduire un chariot-élévateur, mais pourrait occuper un poste où il n’y a pas de circulation de chariots. Il faut être imaginatif dans le recrutement.»

Expérience appréciée

Rose-Marie Di Rosa, présidente de Comptoirs Lamnex, était tout aussi enthousiasmée de cette initiative, elle qui a également siégé au comité organisateur. «J’avais déjà eu quelques rencontres avec des organismes quelque temps avant l’événement, mais le Forum c’était vraiment wow! Ils étaient tous là et on pouvait discuter avec eux», dit celle qui a acheté le commerce il y a maintenant 13 ans.

Une visite des installations sur la rue Berlier, où se trouve l’usine de 40 000 pieds carrés en plein cœur du parc industriel, a permis aux regroupements d’en apprendre plus sur les opérations et de cibler les travailleurs recherchés par l’entreprise établie depuis 1986.

«Nous avons ajouté le créneau commercial à celui résidentiel, alors on doit greffer de nouvelles personnes à celles qui sont déjà chez-nous. Les emplois que nous avons sont un peu entre deux, on ne recherche pas des ébénistes, mais plutôt des journaliers que nous formons sur place. Ça nous prend des gens travaillants.»

Être innovant

Lucie Dubé, directrice générale adjointe de Midi-Quarante, un des organismes aidant à la recherche d’emploi, était elle aussi enchantée de cette expérience entre les entreprises et regroupements, qui accueillent plus de 3000 personnes par an en quête d’un boulot.

«Ç’a été une très bonne initiative de la Chambre. Il est plutôt rare de retrouver tous les acteurs sous un même toit. Nous sommes des partenaires, mais dans les faits, on ne se rencontre pas. Ça ouvre donc des portes.»

Selon elle, il est encore plus important d’avoir le contact humain dans une époque où le Web semble avoir pris une grande place dans toutes les sphères de la société. «Un des plus grands défis pour les chercheurs d’emploi, c’est que ça se passe sur Internet, une autoroute électronique qui débouche sur des milliers d’autres autoroutes. C’est difficile de se démarquer. Il y a pourtant plein de bons candidats et d’employeurs, mais ils ne se rencontrent jamais.»

Un événement comme le Forum de l’emploi permet à ceux qui accompagnent les chercheurs de discuter directement avec les entreprises. Ces discussions mènent à une meilleure compréhension des services offerts et besoins en termes de main-d’œuvre. «On peut établir de véritables partenariats, de vraies relations et arriver à des solutions rapides. Par exemple, une compagnie peut annoncer un poste en ligne, recevoir 300 CV et sur ce nombre, seulement 5 sont être intéressants pour eux. En passant par nous, on peut mieux cibler les chercheurs et il y a moins de perte de temps», explique Lucie Dubé, indiquant qu’on se retrouve maintenant dans un marché favorable aux candidats depuis l’an dernier. «C’était plutôt un marché d’employeurs depuis les années 1980», ajoute-t-elle.

Le mois prochain, on fera un bilan du Forum de l’emploi et chose certaine, il y un intérêt certain pour une suite, sous une forme ou une autre. «Il faut être innovant et en ce sens, le Forum de l’emploi devient intéressant, soulève Lucie Dubé. Nous verrons comment poursuivre, comment nous pouvons mieux travailler. C’est une occasion inespérée de tisser des liens, créer une belle collaboration et trouver des solutions tous ensemble.»

L’événement s’est déployé sous l’impulsion de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL), de compagnies et de 13 regroupements composant le Service Emploi Laval (SEL), aidant à l’accompagnement, l’intégration et le recrutement sur le marché du travail.

Quelque 85 personnes ont assisté à lQuelque 85 personnes ont assisté à l’événement tenu au Collège Montmorency, à la fin de février.  ©Photo – Photo 2M.Media – Mario Beauregard

Deux volets composaient la matinée, le premier donnant la parole aux organismes pour faire connaître leurs services et au conférencier Amar Dehiles, économiste du SEL. Également, les institutions prenant part au Forum, tels que le Collège Montmorency, l’UQAM, la Commission scolaire de Laval, la Commissions scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, ont fait valoir leurs solutions, comme la formation sur mesure ou les stages. De la salle Claude Legault, au Collège Montmorency, les quelque 85 participants se sont ensuite déplacés vers la salle André-Mathieu pour la seconde partie.

«Les organismes et institutions avaient chacun leurs tables et les employeurs pouvaient s’entretenir directement avec eux, explique Geneviève Dufour, directrice des communications et du marketing pour la CCIL, expliquant qu’un travail en amont avait été effectué notamment par la formation de comités. L’objectif était de mailler les deux à la même place.»

Compagnies manufacturières

Pour cette première, les entreprises provenaient en grande majorité du secteur manufacturier, elles qui avaient approché la Chambre pour pallier un manque de main-d’œuvre.

«J’avais lancé l’idée il y a quelques années, mais on l’a peaufinée avec le temps, indique Dominique Dupont, administratrice à la Chambre et vice-présidente, partenaire d’affaires, ressources humaines chez Lumen, un distributeur de produits électriques, qui a fait partie du comité chargé de plancher sur le Forum de l’emploi. Lorsque Lumen a déménagé de Pointe-Claire à Laval en 2015, j’aurais aimé avoir un kit d’information sur ces organismes. Je connaissais ceux du West Island, mais pas les ressources de Laval.»

Elle croit que le Forum a réussi à sensibiliser les regroupements à l’importance d’œuvrer plus étroitement avec les compagnies. «Il y a eu une sorte d’éveil pour eux. Ils ont compris le message qu’il faut travailler ensemble.»

Les liens tissés au Forum ont d’ailleurs pris rapidement vie en-dehors de la salle André-Mathieu, des rendez-vous étant inscrits à l’agenda pour que les organismes aillent visiter les installations des entreprises afin de cerner leur profil et les besoins. Une telle rencontre était d’ailleurs prévue à la mi-mars chez Lumen.

«Nous avons un grand centre de distribution et on doit combler des postes de préparateurs de commandes et des postes administratifs à notre siège social», mentionne Dominique Dupont, ajoutant qu’un autre type d’employés se profilait dans le monde des affaires, tels les assistés sociaux, immigrants et gens vivant avec une limitation.

«Pour ces derniers, il y a une question de sécurité. Une personne malentendante ne pourrait pas, par exemple, conduire un chariot-élévateur, mais pourrait occuper un poste où il n’y a pas de circulation de chariots. Il faut être imaginatif dans le recrutement.»

Expérience appréciée

Rose-Marie Di Rosa, présidente de Comptoirs Lamnex, était tout aussi enthousiasmée de cette initiative, elle qui a également siégé au comité organisateur. «J’avais déjà eu quelques rencontres avec des organismes quelque temps avant l’événement, mais le Forum c’était vraiment wow! Ils étaient tous là et on pouvait discuter avec eux», dit celle qui a acheté le commerce il y a maintenant 13 ans.

Une visite des installations sur la rue Berlier, où se trouve l’usine de 40 000 pieds carrés en plein cœur du parc industriel, a permis aux regroupements d’en apprendre plus sur les opérations et de cibler les travailleurs recherchés par l’entreprise établie depuis 1986.

«Nous avons ajouté le créneau commercial à celui résidentiel, alors on doit greffer de nouvelles personnes à celles qui sont déjà chez-nous. Les emplois que nous avons sont un peu entre deux, on ne recherche pas des ébénistes, mais plutôt des journaliers que nous formons sur place. Ça nous prend des gens travaillants.»

Être innovant

Lucie Dubé, directrice générale adjointe de Midi-Quarante, un des organismes aidant à la recherche d’emploi, était elle aussi enchantée de cette expérience entre les entreprises et regroupements, qui accueillent plus de 3000 personnes par an en quête d’un boulot.

«Ç’a été une très bonne initiative de la Chambre. Il est plutôt rare de retrouver tous les acteurs sous un même toit. Nous sommes des partenaires, mais dans les faits, on ne se rencontre pas. Ça ouvre donc des portes.»

Selon elle, il est encore plus important d’avoir le contact humain dans une époque où le Web semble avoir pris une grande place dans toutes les sphères de la société. «Un des plus grands défis pour les chercheurs d’emploi, c’est que ça se passe sur Internet, une autoroute électronique qui débouche sur des milliers d’autres autoroutes. C’est difficile de se démarquer. Il y a pourtant plein de bons candidats et d’employeurs, mais ils ne se rencontrent jamais.»

Un événement comme le Forum de l’emploi permet à ceux qui accompagnent les chercheurs de discuter directement avec les entreprises. Ces discussions mènent à une meilleure compréhension des services offerts et besoins en termes de main-d’œuvre. «On peut établir de véritables partenariats, de vraies relations et arriver à des solutions rapides. Par exemple, une compagnie peut annoncer un poste en ligne, recevoir 300 CV et sur ce nombre, seulement 5 sont être intéressants pour eux. En passant par nous, on peut mieux cibler les chercheurs et il y a moins de perte de temps», explique Lucie Dubé, indiquant qu’on se retrouve maintenant dans un marché favorable aux candidats depuis l’an dernier. «C’était plutôt un marché d’employeurs depuis les années 1980», ajoute-t-elle.

Le mois prochain, on fera un bilan du Forum de l’emploi et chose certaine, il y un intérêt certain pour une suite, sous une forme ou une autre. «Il faut être innovant et en ce sens, le Forum de l’emploi devient intéressant, soulève Lucie Dubé. Nous verrons comment poursuivre, comment nous pouvons mieux travailler. C’est une occasion inespérée de tisser des liens, créer une belle collaboration et trouver des solutions tous ensemble.»

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