Connectez-vous à nous

Une maladie difficile à diagnostiquer

Communauté

Une maladie difficile à diagnostiquer

Julie Gauthier, résidente de Chomedey, a commencé à avoir mal au pouce en août 2007. «Pendant deux ans et demi, j’ai vu des médecins, j’ai fait des examens. Je n’avais plus de force dans la main, je ne pouvais plus ouvrir une porte ni même porter une pinte de lait», raconte-t-elle.

Cette jeune femme, aujourd’hui traitée pour de l’arthrite psoriasis, a été piquée deux fois à la cortisone. «Les choses allaient de pire en pire et la cortisone ne me soulageait pas. Mon orteil s’était aussi mis à enfler, ce n’était pas normal», ajoute Mme Gauthier.

Une prise de sang

Une analyse de sang a permis aux médecins de détecter une inflammation des membranes synoviales, situées entre les articulations. «Une fois diagnostiquée, j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver un rhumatologue. À l’hôpital du Sacré-Coeur, on m’a dit qu’on ne prenait aucun nouveau patient», dit Julie Gauthier.

Finalement, la Lavalloise a déniché le 15 janvier dernier un rhumatologue montréalais, le Dr Favreau. Elle a immédiatement pris un traitement. «C’était le jour et la nuit, c’est comme si je n’avais rien», affirme-t-elle.

Mme Gauthier, âgée de 38 ans, prend six pilules par jour et plusieurs autres durant la semaine. Au début, elle a vu son rhumatologue une fois par mois. «J’ai eu quelques effets secondaires comme des étourdissements et des maux de coeur, mais rapidement j’ai retrouvé ma forme», dit-elle.

Manque de rhumatologues

L’arthrite est mal connue des médecins généralistes et il n’y a pas suffisamment de rhumatologues pour répondre à la demande. «On en compte environ 90 au Québec», dit l’agente de communication à La Société de l’arthrite, Isabel Léger.

L’agente explique qu’un diagnostic précoce est essentiel pour atténuer les effets de cette maladie, car les lésions causées aux articulations surviennent durant les premières années, après l’apparition des symptômes.

Croyance populaire

«Contrairement à la croyance populaire, l’arthrite touche des jeunes enfants, des adultes dans la fleur de l’âge et des personnes âgées», dit le Dr Mark Hazeltine, rhumatologue à la Clinique de médecine sportive de Laval et porte-parole du Mois de l’arthrite (volet médical).

On compte au-delà d’une centaine de formes d’arthrite. Les premiers symptômes sont principalement des élancements la nuit et des ankyloses matinales, dit le Dr Hazeltine. Les deux pathologies les plus répandues sont l’arthrose et l’arthrite rhumatoïde.

Recherche médicale

Selon le Dr Hazeltine, les causes de l’arthrite ne sont pas exactement identifées. «Plusieurs facteurs rentrent en compte, notamment le langage génétique», dit-il.

Depuis dix ans, la recherche sur l’arthrite a néanmoins fait des pas gigantesques dans les nouveaux traitements, notamment au niveau des thérapies biologiques administrées par intraveineuse ou par voie sous-cutanée.

«Dans un monde idéal, une personne qui souffre de l’arthrite devrait consulter en plus d’un rhumatologue, un ergothérapeute ou un physiothérapeute, mais ces ressources sont malheureusement peu ou pas accessibles», conclut le Dr Mark Hazeltine.

Information: 1 800 321-1433 ou www.arthrite.ca. La Société de l’arthrite met à la disposition du public une gamme de brochures gratuites.

Commentaires

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...
Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Communauté

Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Archives d’articles

Publicité
Haut de page