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Une école secondaire alternative à Laval?

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Une école secondaire alternative à Laval?

Parce que Laval compte deux écoles primaires alternatives, mais aucune de ce genre au secondaire, un Comité pour une école secondaire novatrice lavalloise (CENS) s’est créé il y a trois ans afin d’établir une réflexion sur ce que devrait être une école secondaire alternative.

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Guidé par Michel Nicholson, directeur d’écoles alternatives pendant 21 ans, ce groupe a pris modèle sur les établissements de ce type déjà existant. Le projet éducatif a également été pensé en fonction des deux écoles primaires alternatives en sol lavallois, Le Baluchon et L’Envol. «Le côté idéaliste du projet a été très épuré par les conseils de M. Nicholson qui nous a fait part des difficultés possibles que nous pourrions rencontrer», explique Isabelle Gendron, membre du CENS.

Cette école publique serait donc ouverte à tous, non sélective, verte, engagée envers sa communauté et axée sur un partenariat entre les élèves, les parents, les enseignants et les autres membres du personnel. «Les recherches ont démontré que les jeunes qui fréquentent une école à projets réussissent mieux», soutient Mme Gendron. L’implication marquée des parents et le lien établi avec les communautés sont deux autres points clefs qui caractérisent une école alternative.

Informée par le projet depuis quelque temps, la Commission scolaire de Laval (CSDL) se dit très ouverte à l’idée de ce type d’institution. «Nous sommes toujours acheteurs de bonnes idées et ce projet arrive à point avec l’offre de service en enseignement au secondaire», confie la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau.

C’est d’ailleurs un des points que favorise le CENS, soit celui de miser sur la continuité des programmes offerts entre le primaire et le secondaire.

Pour l’heure, les élèves du primaire terminant une formation dans une école alternative de Laval se tournent souvent vers le privé lorsque vient le temps de choisir une école secondaire. Très peu d’entre eux font le choix de quitter l’île pour se rendre dans une école alternative d’un autre secteur.

Cet aspect préoccupe Francine Charbonneau, qui s’explique difficilement le choix de ces jeunes qui passent d’une école très ouverte au milieu privé où l’encadrement se veut souvent rigoureux et plus serré. «Je me demande si tous ces gens vont changer de milieu s’il y a une école alternative au secondaire», affirme la présidente de la CSDL. Même son de cloche quant à l’ouverture de l’école pour les élèves présentant un handicap. «C’est très bien, mais les élèves en adaptation scolaire sont déjà placés dans des écoles», expose Mme Charbonneau.

Pour l’heure, le CENS a entre autres présenté sa réflexion au comité de parents et au comité consultatif des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (CCSEHDAA). Il déposera un mémoire le 13 mai au prochain conseil des commissaires.

Isabelle Gendron a bon espoir de voir ce projet devenir réalité pour l’année scolaire 2009-2010. «Une baisse de la clientèle est prévue dans les écoles de Laval d’ici 2012, donc ce projet peut certainement intéresser la CSDL», assure Mme Gendron, ajoutant que le CENS est rendu à l’étape de s’asseoir et mettre carte sur table avec des représentants de la CSDL. «En tout premier lieu nous devons voir comment ce projet pourrait se réaliser et où l’école pourrait se situer. Ce sont des petites questions d’organisation, mais nous devrons avant toute chose consulter le mémoire du comité [CENS]», conclut Francine Charbonneau.

PHOTO DIGITALE : École secondaire novatrice.jpg

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