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Un virage qui suscite la stupéfaction

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Un virage qui suscite la stupéfaction

Pour Bérard Riverin, le virage entrepris par le réseau lavallois de la santé va à l’encontre de la Politique québécoise de soins palliatifs et de fin de vie et du Plan de développement 2015-2020 adopté par le ministère de la Santé et des Services sociaux visant, entre autres, à augmenter l’accessibilité à ces soins, particulièrement à domicile.

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Le patron de la Société de soins palliatifs à domicile (SSPAD) du Grand Montréal peine à voir comment le réseau public réussira à «respecter dans un horizon prévisible les indicateurs de performance tels que déterminés par le ministre». (voir article: Réorganisation des soins palliatifs à domicile)

Parmi les plus performants

À cet égard, il rappelle que son organisation affiche l’un des meilleurs, sinon le meilleur taux de décès à domicile des patients en fin de vie au Québec.

Ce taux avoisine les 38 %, précise-t-il tout en soulignant les 1300 patients traités et soignés sur le territoire de l’île de Montréal, Laval et de la Rive-Sud en 2015-2016.

Qu’en est-il de la moyenne enregistrée au Centre intégré de santé et de services sociaux?

«Il est impossible de comparer le taux de décès à domicile des deux services, car les équipes du CISSS de Laval accompagnent des patients avec des pathologies diverses, dont plusieurs maladies chroniques, qui sont plus susceptibles de décéder en établissement, indique l’agente d’information Paula Beaudoin. La clientèle de la SSPAD est constituée de patients [oncologiques] plus susceptibles de décéder à domicile. Ce ne sont donc pas des données comparables.»

Argument économique

Par ailleurs, les «contraintes budgétaires» ne justifient en rien la résiliation de l’entente de services, poursuit M. Riverin, qui rejette du revers de la main cet argument qu’aurait évoqué d’entrée de jeu la PDG adjointe du CISSS lors de leur rencontre du 29 mars.

«On est extrêmement compétitifs au plan financier, insiste-t-il, mentionnant que son organisme est financé à hauteur d’environ 40 % par des dons privés. Le coût total de nos services pour le réseau public de santé est de 1480 $ par malade par année.»

Toute durée de trajectoire de soins, tout niveau de soins et services et toutes dépenses administratives confondus, le coût moyen réel par patient à la SSPAD se chiffre annuellement autour de 2470 $.

Alléguant que «les bases de calcul ne sont pas les mêmes», Mme Beaudoin juge inapproprié de comparer ce qu’il en coûte par patient pris en charge par l’équipe de soins palliatifs du CISSS.

Quant aux cibles financières fixées dans la foulée de l’intégration progressive de quelque 230 nouveaux patients par année, on préfère pour l’instant «ne pas faire d’hypothèses sur des économies à long terme», considérant l’actuelle période transitoire.

Au cours du dernier exercice financier, la SSPAD aurait facturé le CISSS pour un montant approximatif de 340 000 $.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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