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Vestige d’un des arbres centenaires rasés au cimentière Saint-Vincent-de-Paul, l’automne dernier. (Photo 2M.Media)

Environnement

Un cimetière dépouillé d’une vingtaine d’arbres centenaires

Un collègue de travail, qui allait se recueillir sur la tombe de sa mère le week-end dernier au cimetière Saint-Vincent-de-Paul, a eu la mauvaise surprise de constater la disparition d’une vingtaine de très grands arbres depuis sa dernière visite.

À la Fabrique de la paroisse, on confirme l’abattage d’arbres matures effectué l’automne dernier par une équipe d’Hydro-Québec TransÉnergie.

Si la société d’État est autorisée à couper les arbres qui se trouvent dans les zones de servitude, elle doit toutefois obtenir une autorisation du propriétaire du terrain lorsque les arbres à abattre sont à l’extérieur de l’emprise publique.

«Il n’y a généralement pas d’arbres dans la servitude des lignes de distribution, c’est surtout en bordure», note Caroline Des Rosiers, conseillère stratégique à la Direction Communications d’Hydro Québec.

Les arbres qui ont été coupés étaient jugés dangereux pour le réseau, explique-t-elle. «Nous avons obtenu la permission du propriétaire avant de réaliser les travaux.»

Objectifs

Ces travaux de maîtrise de la végétation visent à assurer la sécurité du public, des travailleurs d’Hydro Québec et du réseau, à éviter les pannes d’électricité et à permettre un accès sécuritaire et rapide aux installations.

«Nous tentons le plus possible de conserver les arbres et de prioriser l’élagage autour des lignes de distribution, mais si la structure est trop dangereuse, la seule solution est malheureusement de l’abattre.» Ce qui était manifestement le cas pour au moins 22 de ces arbres qui contribuaient au charme de ce cimetière inauguré en 1898.

Mme Des Rosiers mentionne au passage que plus de 40 % des pannes de courant sont liées aux arbres à proximité des lignes de transport et de distribution.

«Hydro‐Québec cherche à favoriser l’établissement et le maintien d’une végétation compatible avec l’exploitation de son réseau, c’est‐à‐dire une combinaison d’arbustes épars et de plantes herbacées. L’objectif n’est pas d’éliminer toute la végétation présente, mais uniquement celle qui est incompatible avec la fiabilité du réseau de distribution ou des équipements.»

Quant à l’évaluation et la sélection des arbres à abattre, elles relèvent des spécialistes en foresterie directement sur le terrain, termine la porte-parole de la société d’État.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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