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Un choix déchirant pour Sylvie Fréchette

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Un choix déchirant pour Sylvie Fréchette

Ce n’est pas sans heurt que l’Olympienne Sylvie Fréchette a quitté son emploi au bureau du Comité olympique canadien (COC) la semaine dernière.

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«Ce fut un choix déchirant de choisir entre les deux. Cela a été difficile de partir du COC, car j’aimais bien faire la promotion de l’olympisme. Ce n’est pas comme si je quittais et que je n’aimais pas ce que je faisais», admet au Courrier Laval Sylvie Fréchette qui a décidé de réorienter sa carrière.

La sirène des Jeux olympiques de Barcelone 1992 se consacrera à sa carrière de conférencière, lui permettant un horaire plus souple. Elle aura plus de temps à consacrer pour son conjoint et ses filles Emma et Maya. «J’avais vraiment besoin de ralentir le rythme et de passer plus de temps avec ma famille. Je voulais me concentrer sur mes conférences. Je suis encore jeune et j’aurai le temps de revenir au COC», ajoute-t-elle.

Même si elle quitte le COC, elle n’a pas caché qu’elle continuera de s’impliquer dans la vie sportive et communautaire des Québécois. D’ailleurs, elle a accepté la présidence d’honneur de la 2e édition de «Moi, j’bouge!», ce dimanche 6 mai, organisée par l’Association des médecins de famille de Laval, à l’intention du grand public.

Mme Fréchette ne pensait pas que sa présence au Cirque du Soleil et son succès aux olympiques l’amèneraient sur cette vague d’opportunisme. «Je ne pensais jamais que j’aurais autant de demandes pour mes conférences. J’en ai déjà 13 de prévues pour le mois de mai. Je donne des conférences à travers le pays», affirme-t-elle, les yeux pétillants. «J’ai des contrats jusqu’en avril 2008. C’est fou!», poursuit-elle.

Dans le cadre de ses conférences, la championne olympique de nage synchronisée (Barcelone 1992) dresse un portrait de sa vie et révèle la clé de la réussite: la passion, la détermination, le travail acharné, etc. «Je cherche à motiver les gens. Je les invite à faire face aux défis de la vie et à ne jamais abandonner leurs rêves. J’ai la chance de les toucher par mes expériences personnelles», indique-t-elle avec beaucoup d’enthousiasme.

Croire en ses rêves

Athlète de premier plan en nage synchronisée, Sylvie Fréchette a accompli de grands exploits au cours de sa carrière d’athlète. Elle est l’exemple parfait qu’un rêve ne se réalise pas en un jour et qu’il y a des étapes, voire même des embûches à franchir pour y parvenir.

Grâce à son courage et sa ténacité, l’olympienne a réussi à relever des défis, mais aussi à surmonter des épreuves (le décès de son grand-père et le suicide de son fiancé quelques jours avant les Jeux de Barcelone). Malgré ces drames, elle a livré la performance de sa vie à Barcelone. Encore là, une erreur d’une juge l’a obligé à patienter 16 mois avant d’être confirmée comme récipiendaire de la médaille d’or. On se souvient que l’athlète de Sainte-Dorothée avait dû se contenter de la médaille d’argent.

Après sa médaille d’argent en équipe aux Jeux d’Atlanta en 1996, elle a décidé d’accrocher son maillot et pince-nez. Par la suite, elle a travaillé à Las Vegas avec le Cirque du Soleil dans le cadre du spectacle «O» durant neuf ans. Elle a campé tous les rôles: designer aquatique, entraîneuse, artiste et coordonnatrice artistique. Elle a décidé de revenir au Québec et de s’installer dans le quartier Chomedey en janvier 2006. Elle occupait jusqu’à tout récemment les fonctions de gestionnaire des projets au COC, afin d’aider à trouver de nouvelles sources de financement pour les athlètes. Mme Fréchette et sa famille habitent maintenant Prévost, dans les Laurentides.

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