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Un boulevard urbain devrait plutôt être envisagé

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Un boulevard urbain devrait plutôt être envisagé

TRANSPORT. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a rendu public, le 12 mars, son rapport d’enquête sur le Projet de parachèvement de l’autoroute 19 avec voies réservées au transport collectif à Laval et Bois-des-Filion, et dont le promoteur est le ministère des Transports (MTQ).

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La commission d’enquête conclut, aux termes des audiences et de la lecture des 43 mémoires déposés par des regroupements, municipalités et citoyens, qu’une amélioration du lien routier entre les autoroutes 440 et 640 sur l’axe de l’autoroute 19 et la route 335 est toujours justifiée.

Cependant, elle estime «qu’une analyse comparative plus approfondie est requise entre les scénarios d’autoroute à deux voies et de boulevard urbain, y compris celui avec carrefours, plans et échangeurs», avant que le MTQ ne retienne une option définitive.

Le bien-fondé des quatre viaducs projetés est donc remis en question, pour privilégier, à la place, des feux de circulation qui réguleraient la fluidité sur la voie.

La demande d’un boulevard urbain serait, entre autres, justifiée par une forte croissance démographique prévue au cours des prochaines années sur le territoire lavallois et dans les municipalités de la Rive-Nord.

Covoiturage

La demande du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval a été entendue, puisque le MTQ doit étudier «en profondeur», dès maintenant, l’utilisation des voies réservées pour le covoiturage (deux passagers ou plus).

L’organisation proposait justement dans son mémoire, de même que lors d’une audience, la réalisation d’un boulevard urbain comprenant des voies réservées pour le transport en commun et le covoiturage.

Cet automne, le MTQ ne démontrait pas d’ouverture devant cette dernière option, en justifiant qu’aucune demande n’avait été faite en ce sens. Le moyen préconisé par le gouvernement restait le transport collectif. La représentante du Ministère, Odile Béland, avait affirmé que les covoitureurs allaient «gêner les autobus» et achalander d’autant plus la voie, ce qui ne permettrait pas l’objectif de ne pas excéder 4000 véhicules à l’heure.

Paramètres revus

L’analyse comparative entre les scénarios d’autoroute et de boulevard urbain devra se faire dans une «perspective de développement durable et assurer une insertion harmonieuse dans le milieu».  

Il faudra donc revoir la conception de la piste multifonctionnelle de façon à assurer la sécurité des piétons et des cyclistes et à envisager son déplacement pour faciliter l’accès des usagers du transport actif aux pôles d’activités lavallois.

Le Ministère étudiera donc la perspective de limiter la vitesse à 70 km/h, entre le boulevard des Mille-Îles et l’autoroute 640, ce qui permettrait à la machinerie agricole de circuler sur les voies routières et aux piétons et cyclistes de traverser à la hauteur de la terrasse Brissette.

Des inquiétudes avaient été émises par des agriculteurs avec l’arrivée de l’échangeur dans le paysage. Ils craignaient leur sécurité lorsqu’ils transiteront d’une terre à l’autre dans leur véhicule de travail.

Mesures compensatoires

Aussi, au niveau des compensations pour les pertes de milieux humides, le MTQ procédera avec un ratio de trois pour un, voire au-delà. Pour les boisés, il compte privilégier une compensation minimale et permanente de deux pour un. La Ville de Laval demandait justement que des mesures compensatoires supérieures aux pertes écologiques encourues soient réalisées.

Rappelons que, selon des données du MTQ publiées dans son rapport sur l’étude d’impact (2012), ce seront 12 hectares de bois et 5 hectares de milieux humides qui seront touchés par le parachèvement de l’autoroute 19 sur le sol lavallois.

Un des constats

La commission d’enquête a constaté que le projet de parachèvement de l’autoroute 19 ne faisait pas actuellement partie de la liste des projets de plus de 50 M$ à l’étude ou en planification par le gouvernement du Québec, figurant au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2014-2024.

Questionnée sur ce point au lendemain du dépôt du budget 2014-2015, Francine Charbonneau, députée régionale, avait affirmé que ce chantier serait inscrit dans le plan de 2015-2025 ou celui de 2016-2026. La ministre avait alors expliqué que le projet de parachèvement ne se retrouvait pas dans le PQI 2014-2024 étant donné que les démarches restaient à compléter avec le BAPE.

Pour consulter le rapport: www.bape.gouv.qc.ca/sections/rapports/publications/bape312.pdf

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