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Un Bernstein d’ombre et lumière pour l’OSL

Culture

Un Bernstein d’ombre et lumière pour l’OSL

«Pour ce grand concert Bernstein, je ne voulais pas tout centrer sur West Side Story et y aller avec quelque chose de plus profond et sérieux, notamment sa puissante Sérénade», révélait maestro Alain Trudel, lors du dévoilement de la nouvelle saison de l’Orchestre symphonique de Laval (OSL) à la fin avril, lui qui a invité nul autre que le violon solo de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, le Québécois Martin Chalifour, à entrer dans l’aventure.

«Cette œuvre vertigineuse représente bien le langage musical de Bernstein, assez tonal pour être expressif, mais demeurant romantique, affirme Martin Chalifour qui est en poste depuis 1995 dans la ville des anges. La Sérénade garde un style plus homogène avec des éléments de jazz et musique populaire. J’ai trouvé ça électrique et captivant quand je l’ai découverte au début des années 1980, à Philadelphie.»

À l’origine, Leonard Bernstein (1918-1990) s’est inspiré du Banquet, de Platon, quand il a composé cette pièce symphonique pour virtuose du violon solo, orchestre à cordes, harpe et percussion.

«Il y a une rigueur rythmique à observer, ce n’est pas toujours facile de trouver les notes, de continuer l’ancien lauréat du Concours international de Montréal. Je connais bien le fils d’Isaac Stern, le violoniste de Bernstein, et il m’a raconté comment le grand chef d’orchestre et compositeur se rendait régulièrement chez lui pour modifier l’œuvre au besoin.»

Rappelons que Martin Chalifour mène avec brio une carrière de chambriste et soliste, lui qui a fait sa marque auprès de chefs de renom dont Pierre Boulez, Stéphane Denève et Sir Neville Marriner.

«Le musicien a besoin de tout son flair et son oreille pour jouer ce chef-d’œuvre qui a sa place dans toutes les salles.»

 – Martin Chalifour, violon solo de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles

Autres pièces

Dans une soirée toute nord-américaine, l’OSL jouera également On The Town et un arrangement de West Side Story signés par celui qui a dirigé durant 11 ans l’Orchestre philharmonique de New York.

«Ça faisait longtemps que je voulais rendre hommage à Bernstein, de confier Alain Trudel. J’ai toujours aimé son côté hétéroclite avec ses influences de musique classique, jazz, Broadway et de folklore.»

Le programme sera complété par le Billy the Kid, d’Aaron Copland, et les Deux préludes du Québécois François Dompierre, un vieux complice du chef de l’OSL.

«Je lui ai déjà donné des cours de trombone pour l’aider à en comprendre les subtilités alors qu’il avait la commande d’un concerto pour cet instrument», de préciser Alain Trudel.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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