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TVRL envisage une fusion avec sa concurrente

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TVRL envisage une fusion avec sa concurrente

Des pourparlers entamés le 18 novembre relativement à une éventuelle fusion entre la Télévision régionale de Laval (TVRL) et la Télévision du Grand Laval (TVGL) met à jour les différends entre les deux entités.

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Au bord de la faillite et en pleine restructuration, TVRL tend la main à sa rivale, à qui VOX a accordé une heure de programmation hebdomadaire rémunérée, à partir de janvier prochain.

De l’autre main, le diffuseur retirait cette heure à TVRL, qui perd ainsi un revenu annuel évalué à plus de 40 000 $ par son président, Marcel Alexander.

Pas viable

«Je maintiens que deux télévisions communautaires ne peuvent pas survivre, dit M. Alexander. Je crois qu’il faut chercher ce qui nous unit plutôt que ce qui nous sépare. Les gens qui gravitent autour de TVGL ont une expertise qu’on aimerait rapatrier.»

L’enthousiasme est moins grand du côté de TVGL, qui voit la dette de quelque 200 000 $ de TVRL comme un obstacle majeur. «Accepter une telle dette « plomberait » le fonctionnement d’une télévision communautaire vraiment autonome», estime le président de TVGL, Claude Rousseau, un ancien gestionnaire et animateur de TVRL.

M. Rousseau et un autre ex-gestionnaire de TVRL, Jean-Michel Raymond, ont quitté la télévision régionale en 2006, en très mauvais termes avec le fondateur de TVRL et dirigeant d’alors, Francis Cuggia. En 2008, les deux hommes mettaient TVGL sur pied.

Francis Cuggia a remis sa démission le 30 septembre dernier, après des mois difficiles où sa gestion a été vivement critiquée sur la place publique. Ses démêlés avec l’Autorité des marchés financiers ont également éclaboussé TVRL.

Boulet financier

La dette que traîne TVRL est en fait constituée de prêts sans intérêt consentis notamment par M. Cuggia et une entreprise de production télévisuelle privée qui lui est liée.

Les vieilles querelles et la crise dont émerge à peine TVRL compromettent une fusion à court terme, croit Francine Beaulieu, directrice de la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec. TVGL est membre de cette Fédération, qui a refusé d’accueillir TVRL dans ses rangs. «Je crois que la poussière n’est pas tout à fait tombée. Au niveau financier, il y a encore du ménage à faire.»

Conflit d’intérêt?

Les différends entre les deux télés ne s’arrêtent pas là. TVGL a demandé récemment à la Ville, pour la troisième fois, une reconnaissance de son statut d’organisme communautaire, qui la rendrait éligible à une aide financière de la municipalité.

Elle essuiera un autre refus, confirme Jean-Pierre Tessier, assistant-directeur du Service de la vie communautaire, de la culture et des communications de Ville de Laval, responsable de l’attribution d’une telle reconnaissance. «On essaie d’éviter la duplication» des organismes communautaires», explique-t-il.

Ce même Service a proposé la reconduction d’une subvention à la production de 25 000 $ à TVRL, il y a peu. Or, M. Tessier siège au C.A. de TVRL, à titre de représentant de la Ville. Conflit d’intérêt? «Non, répond Jean-Pierre Tessier. Ça se fait dans tous les organismes du Québec.»

Il explique que dans le contexte encore incertain qui prévaut, la Ville a choisi de maintenir son soutien à TVRL, la seule des deux télés à opérer actuellement. Le fonctionnaire n’exclut pas une reconnaissance et une aide financière future à TVGL, si la fusion échouait. «Je ne suis pas là pour combattre TVGL.» «C’est assez spectaculaire, réagit Claude Rousseau. On donne 25 000 $ à TVRL, alors qu’elle est en faillite technique et qu’elle n’est pas membre de la Fédération.»

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