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Tutorat et Teranga au Sénégal

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Tutorat et Teranga au Sénégal

Cinq élèves du Collège Beaubois résidant à Fabre et Chomedey ont participé à un voyage d’entraide au Sénégal pour apprendre à des enfants du primaire le français et les mathématiques.

Avec une quinzaine de camarades, ils sont restés deux semaines dans la commune de Joal-Fadiouth, en bordure de l’océan Atlantique.

Les adolescents se levaient à 6h du matin, transitaient 40 minutes en autobus vers les écoles Waly Diouf, Joachim Fode Ndiaye et Joseph Sonar Ndiaye pour enseigner, en équipe de deux ou trois, de 8h à 13h. L’après-midi, ils avaient du temps libre, mais l’utilisaient souvent pour corriger et planifier la prochaine journée.

«On a vécu la simplicité de la vie là-bas, affirme Audrey Gariépy, élève de 5e secondaire. Il était possible de se sentir chez soi, même si loin du Québec.»

«Nous sentions vraiment la Teranga, l’hospitalité sénégalaise», d’ajouter son collègue du même niveau, Ahmad Rida.

Adaptation

Pour la plupart, il s’agissait d’une première expérience d’enseignement, un défi considérant qu’ils intervenaient auprès d’élèves de la 3e à la 5e année du primaire. «Il fallait toujours s’habituer à leur niveau, indique la résidente de Fabre. Personne n’a tout réussi. Il y avait des surprises, mais c’était une belle victoire quand les jeunes pouvaient écrire une phrase nouvelle.»

«Je crois à l’effet papillon. Peut-être qu’un jeune va devenir médecin ou développer une passion grâce à notre petit effort.»

– Ahmad Rida, élève de 5e secondaire

Ahmad souligne également les barrières linguistiques, le pays africain ayant plusieurs langues nationales. «La langue la plus utilisée est le wolof, décrit-il. Le français était parfois le 3e parler des habitants.»

Enseignement

Les différences dans les méthodes pédagogiques, plutôt que de créer des obstacles, ont permis un partage de connaissances. «Je me souviens d’une conversation que j’ai eu avec un enseignant local, M. Kanté, sur la division, se rappelle Ahmad. Il respectait notre façon de faire et nous posait des questions. Je n’ai pas vu cela comme un voyage humanitaire, mais plutôt de coopération»

Les moyens plus limités ont été un choc pour la jeune femme. «Ils étaient parfois quatre sur le même pupitre, précise-t-elle. Les âges variaient beaucoup et j’avais un étudiant de 15 ans alors que j’en ai 17.»

 

Chaque duo ou trio, encadré par un professeur sénégalais, prenait en charge une quinzaine d’élèves. (Photo gracieuseté)

 

Tourisme

Malgré les journées chargées, les visiteurs ont pu explorer la ville en soirée. «On voyait des enfants qui jouaient, des lutteurs qui s’entraînaient, puisque c’est leur sport national», décrit la native de Chomedey.

Les jeunes Québécois ont également fait le tour de la Maison des Esclaves, un musée et symbole de la traite négrière, à Dakar. «Le tourisme était tout de même secondaire, indique celui qui a de la famille en Côte d’Ivoire. Nous étions là d’abord pour les enfants.»

Leçons

«Je suis très fier d’eux, ils ont été extraordinaires», lance Claude Leblanc, professeur au Collège Beaubois et instigateur du projet.

Il s’agit d’un voyage qui revient aux deux ans. a première édition date de 2005.

Les deux jeunes ont confirmé leur volonté d’y retourner plus tard et de s’impliquer dans le comité responsable de l’organisation. «On ne peut pas souvent changer les choses au secondaire, conclut Audrey Gariépy. Ce projet nous donne une façon de le faire. Tout le monde apprend quelque chose de différent.»

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Journaliste aux transports, à la santé et à l'éducation, agohierdrolet@2m.media , 450-667-4360 poste : 3527

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