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Trop d’heures supplémentaires chez les pompiers de Laval

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Trop d’heures supplémentaires chez les pompiers de Laval

Laval a perdu plusieurs de ses jeunes pompiers au profit de Montréal, à un point tel que les heures supplémentaires effectuées ont dépassé les 55 000, en 2006.

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Selon le rapport de la vérificatrice générale, Martine Lachambre, déposé la semaine dernière en assemblée extraordinaire du conseil municipal, les pompiers de Laval ont dû effectuer un total de 55 489 heures supplémentaires au cours de l’année 2006, soit 16 % de la masse salariale globale. En moyenne, dans les autres villes du Québec, ce taux varie de 2 % à 11 %.

En 2005, les heures supplémentaires des pompiers de Laval totalisaient 51 937, et 48 540 en 2004.

Toujours selon le même rapport, 72 % des heures supplémentaires de 2006 s’expliquent par un manque de personnel, alors que 11 % ont été causées par la nécessité de tenir des séances de formation, notamment attribuables à la construction du métro et au schéma de couverture de risque.

La vérificatrice Martine Lachambre indique par ailleurs que le nombre moyen de jours de maladie est passé de 11 à 17 entre 2004 et 2006. «Ce sont des chiffres qui indiquent peut-être que les pompiers commencent à être fatigués, estime Richard Carpentier, président de l’Association des pompiers de Laval. Dans un monde idéal, il serait effectivement préférable d’engager au moins une vingtaine de pompiers supplémentaires à temps plein, mais ce choix appartient à la Ville.» «Les heures supplémentaires sont déjà budgétées, alors il s’agit d’un choix administratif, poursuit-il. La capacité de rétention est à améliorer, car Laval a perdu certains jeunes pompiers au profit de Montréal.»

Selon M. Carpentier, le salaire de recrue à Laval se chiffrait à 30 041 $ en 2006, comparativement à 35 536 $ à Montréal. Quant aux salaires de première classe, ils étaient de 61 137 $ à Laval et 61 802 $ à Montréal.

Problématique

À la Ville de Laval, on confirme être dans l’obligation de prévoir au budget plusieurs heures supplémentaires pour les pompiers.

«C’est une problématique dont nous étions conscients avant même la sortie du rapport de la vérificatrice, explique Marc Laforge, porte-parole de la Ville. Nous faisons face à une rareté de main-d’œuvre. Nous avons la volonté de combler les postes, d’autant plus que nous devons vivre avec plusieurs départs à la retraite et respecter le nouveau schéma de couverture de risque. Et au bout du compte, le temps supplémentaire nous coûte cher.»

En effet, pour tout le service de Protection des citoyens de Laval, le rapport de la vérificatrice indique que le temps supplémentaire a représenté un montant budgété de 6 514 000 $ pour l’année 2006.

Bonnes conditions

Le directeur du Service de protection des citoyens de Laval, Robert Séguin, estime quant à lui que le départ de certaines de ses recrues n’est pas attribuable aux conditions d’embauches.

«Quand un jeune pompier fait le choix de nous quitter au profit de Montréal, on lui demande toujours les raisons qui motivent son choix. Les départs semblent davantage attribuables au fait que Montréal leur offre un plus grand choix de casernes, une plus grande équipe, mais surtout davantage d’interventions. Les villes du Québec qui perdent des pompiers au profit de Montréal sont d’ailleurs nombreuses», explique-t-il.

M. Séguin souligne qu’en 2006, des 16 pompiers recrues embauchés par Laval, huit travaillent maintenant pour le service des incendies de Montréal. «Nous sommes les deux seuls endroits qui exigent un diplôme d’études collégiales, et les conditions sont très comparables», ajoute-t-il.

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