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Trois stations, trois projets d’urbanisme

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Trois stations, trois projets d’urbanisme

Revitalisation des quartiers, densification de la population, établissement d’un centre-ville, voilà les impacts du métro au point de vue de l’urbanisme. C’est du moins le souhait de la Ville de Laval.

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«Dans le secteur du pont Viau, le tissu urbain achève et la venue du métro est l’occasion de le remplacer, soulignait récemment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt. Il y a des commerces en décrépitude, mais la valeur du sol va faire qu’ils vont disparaître. Ils seront remplacés par des structures résidentielles.»

Plus précisément, le second projet de schéma d’aménagement propose de passer de 223 à plus de 800 unités de logement aux abords de la station Cartier et de voir des espaces à bureaux se créer dans ce secteur. Les décideurs veulent également «un nouvel environnement bâti visant à créer l’effet visuel maximum à cette porte d’entrée, tout en tirant le meilleur bénéfice de la proximité de la présence de l’eau». Selon les estimés de la ville, le redéveloppement de ce secteur pourrait représenter une valeur de construction de plus de 200M$, soit un gain de 175M$.

Selon le directeur du Service de l’urbanisme, Sylvain Dubois, la ville sera l’un des joueurs dans ce plan puisqu’elle a plusieurs propriétés dans ce secteur, notamment la Cour municipale. «Si un promoteur veut faire du remembrement de lot, ce sera plus facile si le voisin est la ville parce que nous voulons valoriser ce secteur», dit-il.

La densification d’un secteur signifie qu’au lieu d’avoir des triplex ou des maisons unifamiliales, on encouragera des promoteurs à acquérir plusieurs terrains pour construire des immeubles comptant plusieurs appartements.

Lorsqu’on lui parle des locataires qui pourraient perdre leur logement dans cette vaste opération immobilière, M. Dubois se fait rassurant. «Il y a toute une réflexion qui doit se poursuivre. Une chose est certaine, on n’est plus à l’époque radio-canadienne où on débarque avec un bulldozer et qu’on recommence tout à zéro. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne», affirme-t-il en faisant référence à la construction de la tour de Radio-Canada, au centre-ville de Montréal.

Un quartier dans le quartier

Du côté de la station intermodale de la Concorde, on souhaite à moyen terme la relocalisation des industries situées aux abords de la voie ferrée, entre les boulevards de la Concorde et Cartier.

Les dix hectares de terrains qui seraient ainsi libérés permettraient la construction de 500 à 700 logements. L’aménagement d’espaces verts, de bandes tampons le long de la voie ferrée et la relocalisation de la route verte font également partie du programme.

Le directeur du Service d’urbanisme se montre particulièrement enthousiaste quant aux possibilités de développement de cette zone. «C’est un quartier dans le quartier. Il y a un potentiel incroyable, on peut appliquer la théorie des TOD (Transit Oriented Development) [le développement de noyaux urbains autour de pôles de transport collectif]», dit M. Dubois en ajoutant que des projets comme celui-là sont un peu comme une église pour un architecte.

Si Sylvain Dubois est prudent quand il est question d’échéancier, il l’est particulièrement dans le cas du secteur Concorde. «On ne connaît pas les conditions fines du développement. Il y a des industries lourdes à cet endroit depuis belle lurette, est-ce qu’on va découvrir des terrains contaminés? À quelle étape le découvrirons-nous? À quel coût?»

Centre-ville

Promis depuis la fondation de Laval, le centre-ville devrait poindre autour de la station Montmorency, au cours des prochaines années. Le maire prévient que le développement se fera progressivement. «Il ne faut pas faire l’erreur de vouloir habiller ce quadrilatère tout d’un coup. Il faut laisser l’initiative du marché», affirme-t-il.

Selon M. Vaillancourt, la construction de la Cité du savoir débutera en 2007 et se terminera en 2008. Il fait également savoir que le projet de Cité chorale sera annoncé officiellement lorsque le financement fédéral sera confirmé.

En plus de penser aux besoins de circulation pour les automobilistes qui utiliseront le stationnement incitatif et les autobus qui convergeront vers la station de métro, les urbanistes ont voulu créer une zone piétonne. «On veut retrouver dans ce secteur un peu le même sentiment que celui du Centropolis», observe Sylvain Dubois.

Pour Jean-Pierre Normand, directeur de projet pour le prolongement du métro vers Laval, le transport en commun lourd a un effet structurant pour le développement de la ville. D’un point de vue technique et financier, il estime que c’est avantageux de construire alors que le centre-ville n’existe pas encore. «De mettre la charrue devant les bœufs, c’est idéal. Au moins, on a pu travailler en tranchée ouverte», fait-il remarquer.

Le directeur du Service de l’ingénierie confirme que le métro est un élément structurant important dans la création d’un centre-ville, mais il ajoute qu’à lui seul le métro ne serait pas suffisant. Selon lui, le métro associé au pôle éducatif qui s’y établira donnera un pouvoir d’attraction au secteur.

Pour les autorités municipales, le développement immobilier autour de la station Montmorency n’est que l’une des composantes du centre-ville qui comprend également des zones comme le Centropolis, le Palais de justice et la Cité de la biotech.

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