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Trois députés lavallois contre l’exploitation sexuelle

Dans un rare communiqué conjoint, trois députés provinciaux de Laval un caquiste, un libéral et un indépendant, ont parlé d’une seule voix après le dépôt du rapport final de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, à l’Assemblée nationale.

À travers cette commission transpartisanne, les élus soutiennent avoir élaboré un portrait très révélateur de l’ampleur de ce fléau au Québec grâce à l’apport des différents intervenants venus témoigner.

Maintenant, le trio de députés invite la population de Laval, à l’instar de tous les Québécois et Québécoises à se mobiliser et faire de la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs, une priorité.

«L’exploitation sexuelle des mineurs doit être éradiquée, déclare Christopher Skeete, député de Sainte-Rose, dans ce communiqué. Ne laissons pas nos jeunes filles et garçons être des objets de transactions commerciales pour les abuseurs. La vague de fugues en 2016, à Laval, nous a tous ouvert les yeux. Je suis extrêmement fier d’avoir contribué à cet important rapport contenant 58 recommandations avec mes collègues (…)»

«Ce rapport est le fruit de centaines d’heures de travail fait avec diligence et de manière transpartisanne, de continuer Guy Ouellette, député de Chomedey, dans la même communication écrite. J’espère du plus profond de mon cœur que le gouvernement en prendra connaissance et utilisera celui-ci pour élaborer les pièces législatives qui répondront aux besoins de la population lavalloise sur ce sujet délicat.»

«Ayant servi plus de 30 ans à titre de policier pour la Ville de Laval, l’exploitation sexuelle des mineurs était déjà un sujet qui me préoccupait», de rappeler Jean Rousselle.

Le député de Vimont prend satisfaction dans cette collaboration pour créer un système de protection pour les jeunes afin de combattre leur exploitation sexuelle.

Cheminement

À l’hiver et au printemps de 2016, la population a été ébranlée par une vague de fugues d’adolescentes au Centre jeunesse de Laval. Ce phénomène extrêmement préoccupant qui a mené trois des six députés lavallois à travailler d’arrache-pied sur ce dossier.

En vertu d’une motion adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le 14 juin 2019, les parlementaires avaient convenu de la création d’une Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs (CSESM).

«Tous les membres ont été marqués par ce qu’ils ont lu, entendu et analysé », peut-on lire dans le communiqué émis par les députés Skeete, Rousselle et Ouellette.

Au terme de 18 mois de travail, les députés ont déposé un rapport consensuel contenant 58 recommandations concrètes visant à répondre au problème complexe qu’est l’exploitation sexuelle des mineurs.

Quelques lignes directrices

En plus de recommander que le 4 mars de chaque année comme étant la Journée de la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs, la «Commission recommande que le gouvernement du Québec confie à des experts le mandat de produire un avis concernant la présence de pornographie juvénile sur des sites liés à des entreprises enregistrées au Québec et les mesures mises en place pour la prévenir et la réprimer», peut-on lire dans le rapport.

Vastes campagnes d’information et sensibilisation, notamment dans les communautés autochtones et aéroports, cours de sexualité par des professionnels qualifiés, on tient aussi à ce «qu’on mette en place un système d’avis sur Internet qui cible directement les personnes recherchant des services sexuels de mineurs et des sites d’annonces de services sexuels.»

Également, des interventions ciblées en centre jeunesse ainsi qu’auprès des victimes sont au programme.

D’autre part, la Commission recommande «une modification au Code criminel afin de diminuer la pression sur les victimes en retirant l’étape de l’enquête préliminaire lors d’accusations d’exploitation sexuelle des mineurs et de traite de personnes»; sans oublier que les clients-abuseurs reconnus coupables soient inscrits au Registre national des délinquants sexuels.

On veut aussi rappeler aux établissements hôteliers, propriétaires de lieux d’hébergement touristique, salons de massage érotique et saunas leur obligation de signaler toute situation à risque d’exploitation sexuelle de mineurs.

En tout, les 58 recommandations portent sur l’ensemble des facettes touchant les victimes mineures d’exploitation sexuelle.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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