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La Montréalaise de cœur Kim McCraw s’est installée sur le bord de la rivière des Mille Îles afin de satisfaire son besoin de nature tout en restant près de Montréal. (Photo gracieuseté - Caroline Hayeur)

Culture

Triomphe international pour Kim McCraw

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2021, le Courrier Laval a décidé de mettre en lumière le travail récent de la productrice lavalloise Kim McCraw, qui est derrière plusieurs longs métrages renommés tels qu’Incendies, Monsieur Lazhar et son tout dernier, Mon année Salinger, sorti en salle le 5 mars.

Réalisé par Philippe Farladeau, à qui on doit également Guibord s’en-va-t-en guerre, Congorama, le film Mon année Salinger sort au grand écran après un an d’attente.

Inspiré du livre autobiographique de Joanna Rakoff, il raconte l’histoire d’une jeune femme rêvant de devenir écrivaine «qui se fait embaucher comme assistante de l’agente littéraire de J.D. Salinger».

«Je suis tellement fière de ce film-là, confie Kim McCraw. D’avoir un scénario fort qui attire des vedettes comme Margaret Qualley et Sigourney Weaver. D’avoir pu le financer et d’avoir un résultat final d’un film qui fait du bien.»

Femmes et cinéma

Par expérience, celle qui habite Fabreville depuis près de six ans, admet que c’est moins difficile d’être une femme en production qu’une femme réalisatrice.

Toutefois, alors que «les femmes avaient plus de misère à faire financer leur film», des organismes, tels que Téléfilm Canada, ont mis sur pied des plans d’action afin d’exiger la parité.

«Des programmes comme ça, ça peut déranger les gens, mais ç’a l’air qu’on en avait besoin pour y arriver», continue Kim McCraw, qui rappelle que la majorité des films québécois ayant obtenu du succès ces dernières années ont été réalisés par des femmes, dont Antigone, de Sophie Deraspe, et La déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

«Je sens que la femme a de plus en plus de place et ça fait du bien à toute la société», souligne-t-elle.

Notons aussi que son film Memory Box est actuellement en compétition au Festival de Berlin. La coproduction entre le Canada, Liban et la France, qui met de l’avant une adolescente découvrant le passé de sa mère à travers une «boîte de Pandore», devrait être diffusée au Québec cet été.

Travail de longue haleine

Entourée d’amies et amis qui travaillaient dans le milieu culturel, Kim McCraw était destinée au milieu cinématographique.

Avec son «côté organisatrice», la productrice aspirait à assembler les talents qui l’entouraient et à rendre possible les différents projets que les artistes avaient en tête.

«Je voulais vraiment leur permettre d’atteindre leurs rêves», partage-t-elle.

En 2004, l’amoureuse des arts a rejoint micro_scope, la société montréalaise de production de longs métrages fondée en 2002 par Luc Déry.

Le «binôme» est derrière plusieurs films qui se sont démarqués à l’échelle planétaire, dont Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur, et Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

D’autre part, dans son travail, Kim McCraw apporte une grande importance au respect et à l’harmonie qui cohabitent entre elle et les personnes réalisatrices.

Alors que ces dernières peuvent collaborer pendant près de six ans pour la production d’un seul long métrage, elle «préfère travailler avec des gens qui ont moins d’expérience, mais dont je sens qu’on partage les mêmes valeurs», soutient-elle.

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