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Transferts des élèves: des parents de l’école de l’Avenir sans réponse

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Transferts des élèves: des parents de l’école de l’Avenir sans réponse

ÉDUCATION. Les familles Mitrovic, Kounadis et Anagnostopoulos ne se sentent pas écoutées par la direction de l’école primaire de l’Avenir, à Chomedey, dans le dossier des transferts de leur enfant vers un autre établissement scolaire.

Commentaires

Le  Courrier Laval a rencontré ces familles touchées par cette situation, qui habitent à moins de 2 km du bâtiment.

Dès le mois d’août, l’enfant de Perry Kounadis prendra le chemin de l’école Saint-Paul. Le garçon du couple Kata Rados et Eddy Mitrovic ainsi que celui de Joumana Hachem-Anagnostopoulos seront transférés à l’école L’Harmonie. Ils seront 111 élèves à vivre le même scénario. D’autres jeunes iront à Le Tandem et Saint-Norbert. L’école de l’Avenir est passée de 28 à 33 groupes en trois ans.

Ces derniers reprochent à la directrice, Louise Ouellette, de ne pas répondre à leurs questions concernant les critères d’inscription appliqués pour déterminer les transferts des jeunes dans d’autres établissements.

«Malgré tous nos efforts et plusieurs appels téléphoniques, l’école n’a pas encore répondu à nos questions, déplore M. Mitrovic. Le 24 mai, Mme Ouellette nous a promis qu’elle allait nous répondre le 26 mai au plus tard. En date du 2 juin, nous attendons toujours son retour.»

Le porte-parole de la CSDL, Jean-Pierre Archambault, assure que les parents auront un coup de téléphone sous peu.

Silence radio

Les parents ont également communiqué avec la commissaire de Chomedey, Tassia Giannakis, et Jean Poitras (protecteur de l’élève) pour obtenir des réponses, le 15 mai. Encore là, silence radio.  

Plusieurs démarches

Les parents ont fait leurs devoirs. «Nous nous sommes informés via le site Internet de la CSDL sur les critères d’inscription, mentionne Kata Rados. Le 26 mai, nous avons envoyé des demandes de documents à la responsable de la Loi sur l’accès à l’information pour obtenir plus de renseignements concernant les critères qui sont appliqués et les calculs de nos enfants car, jusqu’à maintenant, la direction est évasive par rapport à nos demandes. Nous avons envoyé une lettre de plainte à la CSDL, le 29 mai.»

La Loi sur l’instruction publique au Québec donne une certaine latitude aux commissions scolaires, qui doivent « dans la mesure du possible» donner la priorité aux élèves «dont le lieu de résidence est le plus rapproché des locaux de l’école».

Critères

À la CSDL, il existe un tableau de critères 3.9 et 3.10 pour procéder au transfert d’un élève. Il s’agit d’un système de pointage concernant l’ancienneté, s’il a des frères et/ou sœurs qui fréquentent la même école, la proximité géographique, etc.

La CSDL a pour politique de prioriser l’élève qui habite le plus près de l’école, même si celui-ci vient d’emménager dans le quartier, à condition que ses parents aient respecté la date limite d’inscription.

«Quand nous leur avons demandé comment ils ont appliqué le tableau 3.10, ils ont répondu qu’ils ne sont pas au courant de ce tableau qui se retrouve pourtant dans les critères, fustige M. Mitrovic.  Le secrétaire nous a expliqué que pour sélectionner les élèves, il a assigné les points en suivant le tableau 3.9 dans les critères, et qu’après il a fait un calcul qui a déterminé que nos enfants devraient être transférés.»

M. Archambault affirme que les décisions de transfert ne sont pas prises à la légère. «Les directions des écoles travaillent en colloboration avec le service de l’organisation scolaire et du transport.»

Fausses déclarations

Selon les parents, la directrice leur aurait avoué être au courant des cas de fraude, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Mme Ouellette leur aurait demandé des noms de fraudeurs. «Certains commettent des fraudes en écrivant leur nom sur les factures d’Hydro ou Bell d’un autre membre de famille qui habite dans l’aire de desserte, mentionne Jouvana Hachem. Elle nous a même expliqué comment l’école a fait un exercice « Google Earth » avec les jeunes pour trouver leur résidence avec les adresses fournies à l’école. Certains ont même dit que ce n’était pas leur maison.»

Le porte-parole de la CSDL a admis que ces cas avaient été faits l’an dernier et qu’ils avaient été réglés.

Les familles Mitrovic, Kounadis et Anagnostopoulos veulent s’assurer que les élèves inscrits à l’école de l’Avenir habitent dans l’aire de desserte. Ils exigent que la direction demande des preuves de résidence du gouvernement. «Ils peuvent demander le permis de conduire et compte de taxes, pas seulement exiger des comptes d’Hydro-Québec ou de Videotron que certains peuvent falsifier facilement.»

Pas à l’abri

Le porte-parole de la CSDL, Jean-Pierre Archambault, a admis qu’il n’était pas à l’abri de fausses déclarations. «Quand les parents font de fausses déclarations et que nous nous en apercevons, c’est leur enfant qui écope. On doit sortir le jeune de l’école. C’est arrivé le 1er juin, mais ce n’était pas à l’école de l’Avenir.»

M. Archambault trouve inacceptable les parents qui fournissent de faux papiers. «C’est un principe d’équité. Quand on n’a des soupçons, on fait des vérifications.»

Il a reconnu que les écoles n’avaient pas le choix, à chaque année, de procéder à des transferts en raison du débordement de certaines écoles. «Nous avons un besoin criant d’écoles», termine-t-il.

Le  Courrier Laval a rencontré ces familles touchées par cette situation, qui habitent à moins de 2 km du bâtiment.

Dès le mois d’août, l’enfant de Perry Kounadis prendra le chemin de l’école Saint-Paul. Le garçon du couple Kata Rados et Eddy Mitrovic ainsi que celui de Joumana Hachem-Anagnostopoulos seront transférés à l’école L’Harmonie. Ils seront 111 élèves à vivre le même scénario. D’autres jeunes iront à Le Tandem et Saint-Norbert. L’école de l’Avenir est passée de 28 à 33 groupes en trois ans.

Ces derniers reprochent à la directrice, Louise Ouellette, de ne pas répondre à leurs questions concernant les critères d’inscription appliqués pour déterminer les transferts des jeunes dans d’autres établissements.

«Malgré tous nos efforts et plusieurs appels téléphoniques, l’école n’a pas encore répondu à nos questions, déplore M. Mitrovic. Le 24 mai, Mme Ouellette nous a promis qu’elle allait nous répondre le 26 mai au plus tard. En date du 2 juin, nous attendons toujours son retour.»

Le porte-parole de la CSDL, Jean-Pierre Archambault, assure que les parents auront un coup de téléphone sous peu.

Silence radio

Les parents ont également communiqué avec la commissaire de Chomedey, Tassia Giannakis, et Jean Poitras (protecteur de l’élève) pour obtenir des réponses, le 15 mai. Encore là, silence radio.  

Plusieurs démarches

Les parents ont fait leurs devoirs. «Nous nous sommes informés via le site Internet de la CSDL sur les critères d’inscription, mentionne Kata Rados. Le 26 mai, nous avons envoyé des demandes de documents à la responsable de la Loi sur l’accès à l’information pour obtenir plus de renseignements concernant les critères qui sont appliqués et les calculs de nos enfants car, jusqu’à maintenant, la direction est évasive par rapport à nos demandes. Nous avons envoyé une lettre de plainte à la CSDL, le 29 mai.»

La Loi sur l’instruction publique au Québec donne une certaine latitude aux commissions scolaires, qui doivent « dans la mesure du possible» donner la priorité aux élèves «dont le lieu de résidence est le plus rapproché des locaux de l’école».

Critères

À la CSDL, il existe un tableau de critères 3.9 et 3.10 pour procéder au transfert d’un élève. Il s’agit d’un système de pointage concernant l’ancienneté, s’il a des frères et/ou sœurs qui fréquentent la même école, la proximité géographique, etc.

La CSDL a pour politique de prioriser l’élève qui habite le plus près de l’école, même si celui-ci vient d’emménager dans le quartier, à condition que ses parents aient respecté la date limite d’inscription.

«Quand nous leur avons demandé comment ils ont appliqué le tableau 3.10, ils ont répondu qu’ils ne sont pas au courant de ce tableau qui se retrouve pourtant dans les critères, fustige M. Mitrovic.  Le secrétaire nous a expliqué que pour sélectionner les élèves, il a assigné les points en suivant le tableau 3.9 dans les critères, et qu’après il a fait un calcul qui a déterminé que nos enfants devraient être transférés.»

M. Archambault affirme que les décisions de transfert ne sont pas prises à la légère. «Les directions des écoles travaillent en colloboration avec le service de l’organisation scolaire et du transport.»

Fausses déclarations

Selon les parents, la directrice leur aurait avoué être au courant des cas de fraude, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Mme Ouellette leur aurait demandé des noms de fraudeurs. «Certains commettent des fraudes en écrivant leur nom sur les factures d’Hydro ou Bell d’un autre membre de famille qui habite dans l’aire de desserte, mentionne Jouvana Hachem. Elle nous a même expliqué comment l’école a fait un exercice « Google Earth » avec les jeunes pour trouver leur résidence avec les adresses fournies à l’école. Certains ont même dit que ce n’était pas leur maison.»

Le porte-parole de la CSDL a admis que ces cas avaient été faits l’an dernier et qu’ils avaient été réglés.

Les familles Mitrovic, Kounadis et Anagnostopoulos veulent s’assurer que les élèves inscrits à l’école de l’Avenir habitent dans l’aire de desserte. Ils exigent que la direction demande des preuves de résidence du gouvernement. «Ils peuvent demander le permis de conduire et compte de taxes, pas seulement exiger des comptes d’Hydro-Québec ou de Videotron que certains peuvent falsifier facilement.»

Pas à l’abri

Le porte-parole de la CSDL, Jean-Pierre Archambault, a admis qu’il n’était pas à l’abri de fausses déclarations. «Quand les parents font de fausses déclarations et que nous nous en apercevons, c’est leur enfant qui écope. On doit sortir le jeune de l’école. C’est arrivé le 1er juin, mais ce n’était pas à l’école de l’Avenir.»

M. Archambault trouve inacceptable les parents qui fournissent de faux papiers. «C’est un principe d’équité. Quand on n’a des soupçons, on fait des vérifications.»

Il a reconnu que les écoles n’avaient pas le choix, à chaque année, de procéder à des transferts en raison du débordement de certaines écoles. «Nous avons un besoin criant d’écoles», termine-t-il.

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