Mis à jour le 10 juillet 2026 à 09h48
L’abandon d’une norme d’assainissement des eaux usées, évoqué par le gouvernement provincial lors des récents États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales, se traduirait par une économie de quelque 250 millions de dollars pour les contribuables lavallois.
La norme en question cible la réduction des charges d’azote ammoniacal que rejettent dans les cours d’eau les plus grandes stations d’épuration municipales. Il s’agit d’un polluant des eaux usées qui menace les habitats aquatiques.

Revendications entendues
«Le gouvernement a confirmé qu’il n’irait pas de l’avant avec l’imposition de la norme sur l’azote totale», s’est réjoui le maire Stéphane Boyer, qui déplorait le «coût astronomique» d’une telle mesure pour le «très faible impact» qu’il en résulterait en termes de gains environnementaux.
Plus de 90 % de l’azote ammoniacal qui se retrouve dans le fleuve serait généré non pas par les usines de filtration, mais bien par des activités agricoles, fait valoir celui qui avec sa collègue de Longueuil, la mairesse Catherine Fournier, faisait pression depuis plus d’un an auprès de Québec et d’Ottawa afin que l’on révise cette norme. «On jugeait que ce n’était pas le meilleur endroit où investir notre argent.»
Découlant de la Stratégie pancanadienne sur la gestion des effluents d’eaux usées municipales, cette exigence enchâssée dans la Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030, qui fait aujourd’hui l’objet d’une révision, ciblait des stations d’épuration à Laval, Longueuil, Montréal et à Saint-Jean sur-Richelieu. À Laval, par exemple, la mise à niveau des stations La Pinière et Fabreville aurait nécessité l’ajout d’une étape dans le processus de filtration qui aurait fait gonfler la facture d’un quart de milliard en dollars d’aujourd’hui, note le maire Boyer.
Projet en cours
Pour ceux qui se poseraient la question, le retrait de la norme visant à éliminer la pollution azotée des eaux usées n’aurait aucun impact sur le règlement d’emprunt de 334 M$ décrété par la Ville au printemps pour financer les travaux à réaliser à l’usine La Pinière d’ici 2031. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que ce projet concerne spécifiquement la mise à niveau et l’augmentation de la capacité de la filière solide, alors que la mise aux normes de la filière liquide est prévue à plus long terme.
Quant aux travaux à venir à la station La Pinière, qui dessert à elle seule 75 % de la population lavalloise dont celle vivant au cœur d’un centre-ville en pleine croissance, le maire Boyer espère toujours que les gouvernements supérieurs les financeront aux deux tiers comme le veut la coutume.
À cet égard, il saluait la bonification, le mois dernier, d’un milliard de dollars les sommes dégagée par Québec pour soutenir les investissements municipaux dans les infrastructures en eau, l’enveloppe décennale passant de 2 à 3 G$. «Ça reste des sommes insuffisantes pour l’ensemble du Québec, mais c’est une bonne nouvelle que l’enveloppe soit bonifiée.»
Téléchargez notre application
C’est simple et gratuit.
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



