Mis à jour le 09 avril 2026 à 18h27
Le comité exécutif recommandera au conseil municipal, mardi 14 avril, d’autoriser la procédure en vue de décréter un emprunt de 334 millions de dollars pour la mise à niveau et l’augmentation de la capacité de traitement de la filière solide à la Station de récupération des ressources de l’eau (StaRRE) La Pinière.
«À Laval, notre engagement est de nous concentrer sur l’essentiel pour les prochaines années avec une attention particulière portée aux infrastructures de gestion des eaux, a déclaré le maire Stéphane Boyer dans un communiqué publié le 9 avril. La mise à niveau de l’usine La Pinière, qui dessert les trois quarts de notre population, constitue à ce titre un chantier majeur».
Règlement d’emprunt record
Pour la Municipalité, il s’agit du plus important règlement d’emprunt jamais voté pour financer un projet d’infrastructure. Un projet d’envergure qui nécessitera l’appui financier des paliers de gouvernement supérieur soutient M. Boyer.
«L’état des infrastructures municipales, notamment les réseaux d’aqueduc et d’égout, exige des investissements massifs et soutenus afin d’assurer la sécurité des citoyen.ne.s, la qualité des services et la vitalité économique de nos milieux […] Investir dans les infrastructures municipales, c’est investir dans la prospérité du Québec, dans la sécurité de la population lavalloise et dans la transition écologique que nous devons réussir collectivement», ajoute-t-il.
Chasse aux subventions
L’administration municipale dit poursuivre ses démarches auprès de Québec et d’Ottawa afin d’obtenir du financement pour la réalisation de cet incontournable projet.
À cet égard, la Ville a profité de la présence du ministre fédéral du Logement et de l’Infrastructure, Gregor Robertson, à Laval le 8 avril pour organiser une visite de l’usine et lui exposer les grands enjeux liés à sa mise à niveau.
Incidemment, le Ministère dont M. Robertson est le titulaire administre le nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes, lequel dispose d’un budget de 51 G$ sur 10 ans pour financer notamment des projets d’infrastructures d’eaux usées, de même que le Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement.

Croissance urbaine
La plus récente des trois stations d’épuration d’eaux usées en service sur l’île Jésus, l’usine La Pinière, inaugurée en 1998, couvre à elle seule 75 % de la population lavalloise, à savoir les quartiers Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul, Duvernay, Vimont, Pont-Viau, Laval-des-Rapides, Chomedey et Sainte-Dorothée.
Puisqu’elle dessert le centre-ville, un secteur en plein de redéveloppement où les tours d’habitation poussent comme des champignons, il devenait impératif de moderniser ses installations et d’en augmenter la capacité de traitement.
Les travaux permettront de soutenir la croissance urbaine, voire la construction de 40 000 logements d’ici 2045.
Parallèlement, la Ville en profitera pour se conformer aux nouvelles exigences réglementaires imposées par le gouvernement via le Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées au Québec (ROMAEU) et ainsi améliorer son empreinte environnementale. Les Municipalités ont jusqu’en 2030 pour respecter les normes de rejet visant à mieux protéger les cours d’eau.
Outre la capacité de traitement, le projet vise à valoriser «100% des boues produites», réduire «l’empreinte environnementale» et assurer «la pérennité et l’adaptabilité des ouvrages, en réponse à la croissance du territoire et aux futures exigences réglementaires de la filière liquide, qui feront l’objet d’un second projet», signale la Ville.
C’est ainsi que «plusieurs équipements et systèmes seront remplacés», notamment les équipements de déshydratation et de séchage des boues arrivés en fin de vie utile.
Appel de qualification
Après avoir lancé un premier appel d’intérêt cet hiver, la Municipalité vient de publier un appel de qualification dans le cadre d’une réalisation en mode conception et construction.
L’objectif : sélectionner jusqu’à trois consortiums qui seront par la suite invités à participer à un appel de propositions comprenant une offre technique et financière détaillée. Ils disposeront de14 mois pour le faire.
Compte tenu des efforts et exigences que nécessite un tel mode de sollicitation, et question de s’assurer d’obtenir des propositions compétitives et de qualité, la Ville s’engage à verser une compensation financière de 2,3 M$ au proposant conforme qui n’aura pas été retenu, ce qui représente une dépense maximale de 4,6 M$ dans la mesure où trois finalistes se seraient qualifiés.
Aux dires du Service de la planification et réalisation de projets, cette compensation financière ne ferait «que dédommager une partie des coûts engagés par les proposants dans le cadre du processus d’appel de propositions».
Selon l’échéancier, le contrat serait octroyé en 2028.
L’administration Boyer rappelle qu’elle en sera à son 3e projet en mode de réalisation conception-construction, une approche qui «a déjà fait ses preuves» avec les chantiers de la cour municipale et de l’Épicentre culturel au centre-ville.
«Cette approche intégrée favorise une collaboration étroite entre les partenaires dès les premières étapes, permettant d’optimiser l’efficacité, d’assurer une meilleure cohérence technique et de garantir une exécution de qualité dans le respect des coûts et des échéanciers», écrit-elle.
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