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Traitement de faveur dénoncé pour l’ex-chef de cabinet du maire

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Traitement de faveur dénoncé pour l’ex-chef de cabinet du maire

Au moment de quitter son poste de directeur du cabinet du maire de Laval au printemps, Gilbert Gardner a vu son régime de retraite bonifié de 77 900 $ à la suite d’une résolution adoptée à huis clos à l’unanimité des membres du comité exécutif, présidé par le maire Marc Demers.

«Rien ne justifie qu’un employé de la Ville de Laval, surtout s’il est le bras droit du maire, ait un traitement de faveur, a réagi le chef de l’opposition Michel Trottier. C’est une décision arbitraire qui ne respecte pas l’encadrement réglementaire de nos conditions de travail.»

Cette bonification qualifiée d’«injustifiée» s’ajoute à la prime de départ de 57 596 $ versée à Gilbert Gardner, conformément aux conditions de départ prévu à son contrat d’emploi, ce que ne conteste d’ailleurs aucunement M. Trottier.

Selon la résolution du 9 mai, le comité exécutif justifie le rehaussement du régime de retraite de M. Gardner en reconnaissance de «l’ampleur des responsabilités, [du] travail accompli et [du] temps consacré» aux fonctions qu’il a exercées pendant 4 ans et 8 mois.

«Il était payé 150 000 $ par année. C’est ça, le travail dans un cabinet politique; ce n’est pas du 9 à 5, déplore le chef de l’opposition, qui y voit un boni de départ caché. Les citoyens de Laval ne veulent plus de ces entourloupettes qui viennent favoriser certains individus.»

Explication

Qu’on ait reconnu à M. Gardner l’équivalent d’une année et un tiers pour chaque année de service aux fins de calcul de sa rente viagère est «une marque de reconnaissance pour l’immense travail accompli», explique Valérie Sauvé, porte-parole au cabinet du maire.

«Gilbert est de ceux qui ont contribué à la récupération des sommes dues [de la corruption], à la mise en place de saines pratiques de gouvernance, à la fin totale de l’ingérence du politique auprès de l’administratif», écrit-elle dans un retour de courriel, le 7 novembre.

Si elle évalue autour de 60 à 65 heures par semaine l’horaire de travail d’un directeur du cabinet, elle soutient que les heures travaillées y étaient supérieures au cours des deux premières années du premier mandat du maire Marc Demers.

Réembauche

Seize jours après la bonification de son régime de retraite, alors qu’il était toujours directeur du cabinet du maire, Gilbert Gardner et Marc Demers apposaient leur signature au bas d’un document daté du 25 mai 2018 qui confirmait la réembauche à venir de M. Gardner.

Selon cette entente, Gilbert Gardner allait reprendre du service dans les 48 heures suivant son départ à la retraite, annoncée pour le 7 juillet.

«Votre engagement débutera le 9 juillet», peut-on lire sur le document «Nomination d’un membre du personnel de cabinet».

Il s’agit d’un poste d’adjoint au directeur de cabinet qu’il occupe à raison d’une journée par semaine à un salaire annuel de 32 204,64 $, soit l’équivalent de 160 000 $ à temps plein.

Au cabinet du maire, on soutient qu’il a été réengagé «à temps partiel pour sa vaste expertise» et qu’il «travaille sur des mandats spéciaux comme le suivi du budget, le PTI [Programme triennal d’immobilisations] de même que la rémunération des élus».

Ce n’est toutefois que le 5 octobre que le trésorier de la Ville, Sylvain Gouin, soumettait au comité exécutif le sommaire décisionnel lié à l’embauche de Gilbert Gardner, laquelle était rétroactive au 9 juillet dernier. La résolution a été adoptée le 31 octobre.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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