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COURONNE NORD. Excédés par la congestion routière dont ils font les frais depuis des années, les gens d’affaires de la rive-nord ont lancé, le 17 avril, un cri du cœur, exigeant du gouvernement des solutions concrètes et rapides.

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«C’est la survie de chacune des régions et de chacun des entrepreneurs dont il est question», a déclaré le porte-parole de la Coalition des chambres de commerce de la couronne nord, Julien Trussart, en présence de ses collègues réunis lors d’un point de presse, à Terrebonne.

Dans l’heure qui suivait cette sortie publique, Radio-Canada publiait les chiffres d’une toute récente étude commandée par la Société de transport de Laval selon laquelle les heures perdues dans les embouteillages à Laval et sur la rive-nord étaient en hausse de 46 % depuis 2014.  La situation est pire pour le retour à la maison, alors que les retards ont plus que doublé en quatre ans.

Toujours selon la société d’État, l’étude prévoit d’ici 2021 une augmentation moyenne de 38 % des retards liés à la congestion, cette hausse estimée s’élevant à 146 % hors des périodes de pointe.

Coûts importants

La sortie publique de la Coalition s’inscrivait dans la foulée du Forum sur la mobilité et le transport collectif qui mobilisera le 23 avril les maires d’une vingtaine de municipalités que desservent justement ces six associations de gens d’affaires de Laval, Thérèse-De Blainville, des Moulins, St-Jérôme, Mirabel et Deux-Montagnes.

Ces dernières parlent au nom de 38 000 entreprises qui procurent du travail à 632 700 employés, soit 18 % des emplois de tout le Québec.

«Ce que nous voulons, ce sont des engagements fermes qui iront au-delà des discours politiques, des études et des projections», a poursuivi M. Trussart, premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins.

Pour lui, la situation que subit la couronne nord se traduit par une «perte de compétitivité» face aux autres agglomérations qui n’ont pas à composer avec ces bouchons de circulation.

Ceux-ci causent d’ailleurs bien des ennuis aux employeurs de la région, notamment des difficultés de recrutement et de rétention du personnel sans compter les coûts liés au transport des marchandises.

Déjà il y a 10 ans, la congestion routière générait des pertes annuelles de l’ordre de 1,9 G$ dans la région du Grand Montréal, a rappelé la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL), Chantal Provost.

«Les différents paliers de gouvernement doivent voir les investissements dans les infrastructures comme des leviers de développement économique», a-t-elle enchaîné après avoir identifié le transport collectif interrégional comme un élément incontournable de la solution.

D’un point de vue environnemental, le président du comité transport à la CCIL, Daniel Lefebvre, a insisté sur l’impact significatif de ces embouteillages en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Si le Québec a réussi à réduire le bilan global de ses émissions de 10 % entre 1990 et 2015, le secteur du transport a vu ses émissions grimper de 36 % durant la même période, a-t-il mentionné en citant les chiffres de la Fondation David Suzuki.

Enfin, les perspectives démographiques projetées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) ne sont pas sans ajouter au sentiment d’urgence qui anime la Coalition suprarégionale.

D’ici 2036, selon l’ISQ, la population des MRC de la couronne nord – incluant celles de Lanaudière – augmentera de 35 % comparativement à 17 % pour Montréal.

«C’est la survie de chacune des régions et de chacun des entrepreneurs dont il est question», a déclaré le porte-parole de la Coalition des chambres de commerce de la couronne nord, Julien Trussart, en présence de ses collègues réunis lors d’un point de presse, à Terrebonne.

Chantal Provost, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et dChantal Provost, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL).  ©Photo – Photo 2M.Media – Mario Beauregard

Dans l’heure qui suivait cette sortie publique, Radio-Canada publiait les chiffres d’une toute récente étude commandée par la Société de transport de Laval selon laquelle les heures perdues dans les embouteillages à Laval et sur la rive-nord étaient en hausse de 46 % depuis 2014.  La situation est pire pour le retour à la maison, alors que les retards ont plus que doublé en quatre ans.

Toujours selon la société d’État, l’étude prévoit d’ici 2021 une augmentation moyenne de 38 % des retards liés à la congestion, cette hausse estimée s’élevant à 146 % hors des périodes de pointe.

Coûts importants

La sortie publique de la Coalition s’inscrivait dans la foulée du Forum sur la mobilité et le transport collectif qui mobilisera le 23 avril les maires d’une vingtaine de municipalités que desservent justement ces six associations de gens d’affaires de Laval, Thérèse-De Blainville, des Moulins, St-Jérôme, Mirabel et Deux-Montagnes.

Ces dernières parlent au nom de 38 000 entreprises qui procurent du travail à 632 700 employés, soit 18 % des emplois de tout le Québec.

«Ce que nous voulons, ce sont des engagements fermes qui iront au-delà des discours politiques, des études et des projections», a poursuivi M. Trussart, premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins.

Pour lui, la situation que subit la couronne nord se traduit par une «perte de compétitivité» face aux autres agglomérations qui n’ont pas à composer avec ces bouchons de circulation.

Ceux-ci causent d’ailleurs bien des ennuis aux employeurs de la région, notamment des difficultés de recrutement et de rétention du personnel sans compter les coûts liés au transport des marchandises.

Déjà il y a 10 ans, la congestion routière générait des pertes annuelles de l’ordre de 1,9 G$ dans la région du Grand Montréal, a rappelé la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL), Chantal Provost.

«Les différents paliers de gouvernement doivent voir les investissements dans les infrastructures comme des leviers de développement économique», a-t-elle enchaîné après avoir identifié le transport collectif interrégional comme un élément incontournable de la solution.

D’un point de vue environnemental, le président du comité transport à la CCIL, Daniel Lefebvre, a insisté sur l’impact significatif de ces embouteillages en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Si le Québec a réussi à réduire le bilan global de ses émissions de 10 % entre 1990 et 2015, le secteur du transport a vu ses émissions grimper de 36 % durant la même période, a-t-il mentionné en citant les chiffres de la Fondation David Suzuki.

Enfin, les perspectives démographiques projetées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) ne sont pas sans ajouter au sentiment d’urgence qui anime la Coalition suprarégionale.

D’ici 2036, selon l’ISQ, la population des MRC de la couronne nord – incluant celles de Lanaudière – augmentera de 35 % comparativement à 17 % pour Montréal.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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