Mis à jour le 08 janvier 2026 à 10h18
La tournée québécoise pour la 50e édition du Festival du film de montagne de Banff fera un arrêt à Laval le jeudi 22 janvier, à 19h, à la salle André-Mathieu.
Cette année, sept films ont été sélectionnés pour la tournée québécoise du festival du film de montagne de Banff.
La séance de visionnement dure 2h30 et sera interrompue par un entracte.
Stéphane Corbeil, producteur de la tournée québécoise, a choisi ces films parmi les 87 qui avaient été diffusés à Banff au festival de novembre dernier.
«C’est de plus en plus difficile [de choisir les films pour la tournée québécoise], on a l’impression de plus en exclure qu’en choisir, d’expliquer Stéphane Corbeil. Ils sont tous tellement bons, je pourrais facilement faire une programmation de sept à huit heures, mais je me limite à deux heures trente.»
Variété recherchée
Cela fait maintenant 50 ans que le festival du film de montagne de Banff a lieu.
Selon le producteur de la tournée québécoise, qui assiste à l’événement avant de venir le proposer au Québec, les films ne font que gagner en qualité au fil des ans.
Pour Stéphane Corbeil, «la qualité technique, visuelle et sonore est presque acquise dans tous les films [du festival] maintenant. Ce n’était pas le cas il y a une vingtaine d’années».
Ceci rend la sélection des films de plus en plus complexe.
M. Corbeil doit donc s’appuyer sur d’autres critères pour faire sa sélection.
«J’essaie de trouver une diversité dans la thématique et dans les lieux de tournages, dit-il. Je ne prendrais pas cinq films qui parlent que d’escalade ou de vélo de montagne, par exemple. C’est vraiment important d’avoir une diversité dans les thèmes.»
Un film de montagne?
Pour la 50e édition du festival du film de montagne, un nombre record de soumissions a été envoyé. Plus de 550 films ont été proposés pour le festival, seulement 87 ont été retenus pour la sélection officielle.
Pour être qualifié de «film de montagne», il faut que le film ait un lien avec l’aventure et les montagnes.
«N’importe qui à travers la planète, qui a fait un film en lien avec l’aventure et les montagnes peut présenter son film» d’expliquer Stéphane Corbeil.
Les films proposés peuvent autant durer une dizaine de minutes que plus d’une heure. La majorité des films retenus pour la tournée québécoise sont assez courts afin de permettre au public de voir le plus de films possibles en une seule soirée.
Selon le producteur de la tournée québécoise, «il peut y avoir des films de fiction des fois», mais de nombreux films documentaires sont proposés.
Cependant, Stéphane Corbeil a tendance à ne pas retenir les documentaires animaliers. Non pas parce qu’ils ne sont pas bons, mais parce qu’ils ont tendance à être trop longs pour les soirées de visionnement de la tournée québécoise. «Ce ne sont pas des films que je vais retenir nécessairement parce que, la plupart du temps, les documentaires de type animalier sont très longs. Ils vont facilement durer une heure et demie, donc ça serait difficile à intégrer dans une programmation comme [celle de la tournée québécoise]», d’affirmer Stéphane Corbeil.
«Je dirais que ce les films que je choisis sont vraiment axés sur le récit de l’aventure humaine et sportive, de continuer Stéphane Corbeil. Ce sont vraiment les femmes ou les hommes en montagne [qui font du] ski, du kayak, du vélo ou qu’importe. Des gens qui ont filmé une aventure et qui donnent du sens à tout ça à travers des images ».
D’après le producteur, de plus en plus de ces films sont capturés à l’aide de drones, ce qui donne des images «spectaculaires».
«J’aime dire que ces films-là, c’est un mélange d’aventure humaine et d’aventure sportives, », d’analyser Stéphane Corbeil. Il y a une intensité, de l’adrénaline et des images vraiment spectaculaires.»
Dans la programmation cette année, on retrouvera du backcountry dans les Rocheuses canadiennes et au Colorado; une expédition à travers le Grand Nord canadien; du vélo de montagne dans la région du Dolpo (Népal); une escalade de grandes voies en Patagonie; de l’escalade de glace en Islande et plus.
50e édition du festival
Pour la 50e édition, des événements spéciaux et discussions se sont tenus à Banff, parlant majoritairement des enjeux climatiques, notamment avec la fonte des glaciers et les feux de forêt.
Cette idée est gardée pour la tournée québécoise. Les spectateurs pourront observer l’exposition de photos Résilience polaire de Caroline Coté à l’entrée des salles.
L’exposition peut être visitée dès l’ouverture des portes ainsi qu’à la pause de chaque représentation.
Des photos du projet Melt Down seront également projetées dans les salles, pour ce projet «deux photographes ont pris des photos de très grande qualité du glacier qu’on appelle le Colombia Icefield, dans l’Ouest canadien, pour démontrer sa beauté, mais également sa fragilité», d’expliquer Stéphane Corbeil.
À partir de ces photos, «on a créé un projet multimédia qu’on va présenter aux gens lors des soirées, juste avant le film Ephemeral qui lui parle d’escalade de glace en Islande. Le mariage [des deux projets] est vraiment bien.»
Film québécois
Cette année, le film québécois Horizons Parallèles, proposé par les aventuriers d’Expédition AKOR, fait partie de la sélection. Stéphane Corbeil est convaincu que ce film sera très bien accueilli par le public québécois.
C’est le deuxième film d’Expédition AKOR, alors qu’en 2021, ils avaient déjà proposé un film retraçant leur traversée du Canada, du nord au sud.
En 2025, ils se sont lancé un nouveau défi et ont cette fois fait une traversée du Grand Nord canadien, d’ouest en est, du Yukon à l’île de Banff. Un périple de 6900km à vélo, en canot, en voilier et à pied qui se retrouve dans un film de 45 minutes.
Pour en savoir davantage sur les films faisant partie de la programmation cette année, ainsi que pour réserver des billets, les informations se trouvent sur le site du festival de Banff.
La tournée s’arrêtera le 22 jeudi janvier, à 19h, dans la salle André-Mathieu (475, boulevard de l’Avenir), à Laval-des-Rapides.
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